Établir les limites Établir les limites peut constituer un processus ardu et complexe, qui nécessite souvent diverses formes d'interventions pour divers enfants. Pourcommencer à s'occuper des problèmes à long terme associés à la violence, les parents ont besoin de temps et d'espace pour :
Établir les limites
But visé
Aide pour jeunes violents
Note finale
Travailler avec les établissements
Sensibiliser la collectivité
Organiser un atelier d'une journée
Mot de la fin
BibliographieDans certaines familles, retirer l'adolescent de la maison, parfois quelques heures ou une semaine, contribuera à améliorer la situation. Le retrait de l'adolescent est un moyen d'échapper à la menace immédiate de violence et peut aussi donner aux parents le temps et l'espace nécessaires pour commencer à s'occuper des problèmes à long terme associés à la violence. Malheureusement, pour certains parents, le retrait de l'adolescent sur une base plus permanente est la seule solution pour mettre fin à la violence.
- commencer à prendre leur vie en main;
- faire valoir leur droit à la sécurité et la sécurité de leurs autres enfants;
- initier le rétablissement de la relation avec l'enfant violent si possible.
Un service de relève qui prendrait la forme d'une surveillance à court terme de l'adolescent par quelqu'un d'autre que le parent pourrait être bénéfique, en ce sens qu'il permettrait aux parents de se couper du stress de la situation. Cependant, certains parents peuvent concentrer leur énergie uniquement sur le retrait de l'enfant de la maison, et non sur la recherche de meilleures conditions de vie. D'une façon ou d'une autre, lorsque des parents prennent la décision de sortir leur enfant violent de la maison, ils ont besoin de soutien.Demander l'aide de la police
Il peut s'avérer nécessaire de demander l'aide de la police pour maintenir la sécurité à la maison. Il est important que les parents comprennent bien ce que le système de justice pénal peut et ne peut pas faire afin d'avoir des attentes réalistes du système et d'avoir accès au soutien offert. Le système de justice pénal fonctionne avec des paramètres clairs. Il a le mandat de réagir au comportement criminel; et bien que certaines formes de violence soient parfois difficiles à vivre pour les parents, elles ne constituent pas nécessairement une infraction au Code criminel. La violence physique, les menaces, le vol et les dommages matériels sont des infractions criminelles. Cependant, peu de services de police ont des protocoles qui traitent de la violence à l'égard des parents.
L'intervention de la police incite parfois les enfants à comprendre la gravité de leur comportement. Le travail des policiers est de s'occuper des situations d'urgence immé-diates, et on ne devrait pas s'attendre à ce qu'ils fournissent des solutions à long terme. Cependant, appeler la police peut faire partie d'un plan global élaboré par les parents, les policiers et d'autres dispensateurs de services, pour ettre fin à la violence. e nombreux parents ont peur d'appeler la police parce qu'ils se sentent oupables lorsque leur enfant est inculpé de voies de fait. Ils sentent aussi que es ordonnances des tribunaux à fréquenter l'école ou à rester à la maison et à respecter les règlements sont rarement surveillées ou mises en vigueur; et que les agents de probation sont débordés et ne peuvent pas superviser de façon adéquate les enfants qui relèvent de leur responsabilité.
Un parent...
Le policier a trouvé le juste équilibre entre une attitude désapprouvante et rigoureuse et une attitude compatissante, mais sans excès. Il l 'a confrontée en ma présence pendant plus d'une heure en lui indiquant les conséquences qui pourraient se produire si elle n'arrêtait pas; qu'elle violait mes droits fondamentaux en tant qu'être humain. Les policiers lui ont dit qu'elle serait emmenée au poste de police et inculpée de voies de fait ou d'avoir troublé la paix, et qu'elle pourrait être placée en foyer collectif. Bien que ça n'ait pas mis fin à la violence, ça en a stoppé l'escalade. Je n'avais qu'à me diriger vers le téléphone et elle se calmait un peu. Je pense que c'est ce qui l'a empêchée de réellement me frapper. La troisième fois, ils sont arrivés en 10 minutes. Je me sentais en danger. Leur meilleur service a été de prendre la chose au sérieux. Ils ont présenté cela comme une affaire très grave et elle l'a pris au sérieux.Un parent...
On peut obtenir l'aide de la police immédiatement. Un policier m'a fait savoir que, bien que je pouvais appeler la police si j'étais en danger, les policiers ne pouvaient pas continuer à se pointer, chaque jour, et que se contenter d'appeler la police n'était pas une solution. Je devais m'attaquer à la source du problème.D'autres ont peur d'appeler la police parce qu'ils ont essayé de maîtriser leur enfant et qu'ils ont peur d'être inculpés de voies de fait. Certains adoles-cents pensent à tort qu'ils sont protégés par la loi contre l'autorité de leurs parents; et les parents vivent sous la menace d'être inculpés de voies de fait, de mauvais traitements ou de négligence s'ils essaient de discipliner leur adolescent. Voici des exemples fréquents de commentaires utilisés par les jeunes pour dominer : " Tu ne peux pas me toucher! Tu dois subvenir à mes besoins jusqu'à mes 18 ans. Je vais appeler la protection de la jeunesse! Je vais appeler la police! " Jerome Price (1996) appelle ces menaces le " marteau des années 1990 ". Ces enfants ont reçu des renseignements erronés, mais malheureusement, leurs parents les ont crus.
Ce que les parents doivent savoir, c'est qu'ils ont le droit - en fait, la responsabilité de maîtriser leurs enfants. Évidemment, les parents ne devraient pas négliger leurs enfants ou utiliser des méthodes violentes pour les maîtriser. Lorsqu'un enfant menace d'appeler les autorités, les parents devraient être prêts à répondre à son bluff et dire " Vas-y! ".Un parent...
Je l'ai fait inculper. Elle a reçu une peine de huit mois de probation et de travail communautaire, assortie de certaines restrictions et de conditions comme de devoir aller à l'école et de ne pas me frapper. Elle a enfreint toutes les conditions de sa probation et ils n'ont rien fait. J'ai dit à l'agent de probation qu'elle m'avait frappée. Je me suis engagée dans le système juridique uniquement parce que je voulais qu'elle soit forcée de suivre une thérapie. Je ne voulais pas qu'elle soit inculpée. Je voulais qu'elle suive une thérapie. La police et le procureur m'ont dit : " Faites-la inculper. C'est la meilleure façon de lui faire commencer une thérapie. " Nous voilà donc, six mois plus tard, et elle n'est toujours pas en thérapie. Ils m'ont menti.Un parent...
Elle aime mentionner qu'on ne peut pas la toucher - physiquement - et semble aussi savoir que le système juridique ne peut pas la toucher. Elle dit des choses comme : " Si je me fais prendre, ils ne pourront rien faire contre moi. Ils ne peuvent pas nous poursuivre avant l'âge de 16 ans. "Certains parents regrettent l'intervention du système de justice pénale parce qu'ils trouvent cela encore plus difficile de vivre avec l'enfant, une fois les accusations de voies de fait portées. D'autres mentionnent qu'ils dominent moins bien la situation et qu'ils se sentent plus vulnérables depuis que la police et le système judiciaire se sont mêlés de l'affaire. Des parents noirs ou homosexuels - en fait, tous les parents qui ne sont pas blancs, de la classe moyenne et hétérosexuels - peuvent avoir peur de demander l'aide de services comme la police par crainte que l'enfant soit victime de racisme, d'homophobie ou de toute autre forme de discrimination.
But visé :reprendre la situation en main et normaliser la relation Pour reprendre la situation en main, il faut commencer par nommer le problème et, ensuite, prendre les mesures nécessaires; ce qui demande habituellement de parler à quelqu'un et d'obtenir du counselling et parfois de retirer l'enfant du domicile. Immédiatement après, il est normal que le parent vive toute une gamme d'émotions. Certains parents se sentent soulagés, tandis que d'autres sont en colère ou déprimés et ressentent un sentiment d'échec et de perte. Il est important qu'ils acceptent leurs sentiments et qu'ils ne soient pas trop durs envers eux-mêmes. Certains parents regagnent de la force intérieure par l'exercice, la méditation ou les groupes de soutien. Cela les aide à prendre conscience de leur valeur personnelle; ce qui en retour renforce leur capacité de faire face à la situation. De simples gestes comme exprimer ses sentiments dans un journal intime peut aider le parent à devenir plus fort.
Parfois l'attitude de l'enfant s'améliore et, une fois parti du domicile, il peut manifester le désir de revenir. À ce moment, la décision ne devrait pas être motivée par les sentiments de culpabilité des parents. Il est important que les parents réfléchissent bien ce qu'ils veulent afin de conserver la maîtrise de la situation qu'ils viennent d'acquérir. Ils doivent établir très clairement les règlements et les conséquences d'y contrevenir, qu'ils doivent imposer rigoureusement.
Les parents peuvent exiger que l'enfant signe une liste écrite de règlements comme celle-ci : Les adolescents sont susceptibles de trouver des excuses pour leur comportement violent ou de fournir des réponses vides ou expéditives. Les parents devraient reconnaître que ces façons d'agir ne sont, ni plus ni moins, que des tentatives d'éviter les responsabilités. Les parents ne devraient pas accepter ces excuses et devraient imposer aux enfants les conséquences prévues pour avoir enfreint les règlements. Voici quelques exemples courants de phrases vides que les adolescents utilisent :
Les parents devraient faire en sorte qu'ils disposent de soutien sur place pour les aider à garder la situation bien en main afin de réussir à imposer les règlements et leurs conséquences. Le processus de guérison et l'établissement de la relation peuvent se poursuivre au rythme où les parents le désirent. Le processus continu de guérison demande d'assumer la colère et d'en arriver à un terrain d'entente.
- Tout le monde le fait.
- C'est pas comme si tu ne l'avais jamais fait.
- Je ne le ferai jamais plus.
- C'est de ta faute.
- je ne te mentirai pas.
- Je peux y aller? Tu as fini?
- C'est ma vie. Je peux faire ce que je veux.
- je suis désolé.
J'accepte :
- de fréquenter l'école et de m'y impliquer pleinement;
- de tenir mes parents au courant de mes allées et venues;
- d'accomplir certaines tâches (ex. : nettoyer ma chambre).
- Chez nous, nous allons toujours avoir du respect entre nous. Cela signifie qu'il n'y aura aucune violence physique ou verbale. Ce qui suit est interdit dans la maison :
- Injurier
- Frapper, donner des coups de poing, gifler ou donner des coups de pied
- Endommager la propriété d'autrui
- Menacer de me blesser ou de blesser quelqu'un d'autre
- Voler ou emprunter des choses sans permission
- Jouer à la guerre des nerfs
- Insister pour que les autres achètent des choses au-dessus de leurs moyens Signé : Date :
Les parents devraient choisir les conséquences appropriées à chaque violation. Voici des exemples de conséquences possibles :
- o Leur retirer la permission d'utiliser la voiture, le téléphone, l'appareil stéréo, etc.
- o Communiquer avec l'école à tous les jours pour rencontrer les professeurs.
- o Leur enlever leur allocation ou leur argent de poche.
Aide pour jeunes violents Pour mettre fin à la violence à l'égard des parents, les adolescents eux-mêmes doivent reconnaître que leur comportement est violent. Certains jugent utile de parler à un adulte autre que leurs parents, et d'autres peuvent juger utile de parler à des pairs. Plusieurs sources de soutien pour les parents peuvent également aider les jeunes. On note entre autres :
La lecture de documentation peut aussi aider les adolescents à se rendre compte que leur comportement est violent.
- counselling et groupes de soutien;
- ami de la famille ou personne parente;
- travailleurs d'approche aux refuges pour femmes battues.
Un adolescent...
J'ai été en thérapie pendant des années, mais je n'ai pas vraiment changé jusqu'à ce que mon ami me dise que ce que je faisais était mal.Un parent...
Je me suis assis avec ma fille et nous avons lu toute la brochure ensemble. Ça nous a aidé parce que nous avons revu ses comportements à l'aide des catégories et des descriptions et qu'elle pouvait les étiqueter. Je disais : " Tu as fais telle chose. Comment appellerais-tu ça? " Elle me répondait : " C'est de l'exploitation financière " ou toute autre forme dont il s'agissait. Dès lors, elle a pu reconnaître que son propre comporte-ment était violent et après avoir parcouru toute la documentation avec moi, elle a commencé à demander s'il y avait des groupes qui pouvaient l'aider.
Note finale Les limites des services financés par l'État
De nombreux parents rapportent avoir de la difficulté à trouver le soutien approprié et expriment leur frustration quant aux ressources qu'ils jugent extrêmement limitées. Les parents se plaignent que le délai d'intervention avant obtenir de l'aide est beaucoup trop long. Quand l'aide finit par arriver, les parents sont souvent désespérés et dans une situation qui demande une assistance immédiate. Des ressources limitées et surchargées entraînent de longues périodes d'attente avant que l'aide ne soit offerte. De plus, les agences ont des critères particuliers qui excluent de nombreuses familles. Même là où ces services sont offerts, ils ne sont pas toujours accessibles. Parfois, le manque de transport et de services de garde d'enfants constitue un obstacle. Les parents ne peuvent pas toujours laisser leur enfant sans surveillance. Les parents trouvent également que certaines formes d'aide créent plus de problèmes pour la famille. Par exemple, certains adolescents, qui reçoivent de l'aide sociale, dans les foyers collectifs ou les foyers d'accueil, ont plus de liberté et de soutien financier que ce que leurs parents peuvent leur fournir. Lorsque ce mode de vie favorise davantage les adolescents que le respect des règlements et des limites à la maison, les conflits s'accroissent entre les parents et les adolescents et certains adolescents commencent à utiliser le système à leur avantage.
Un parent...
J'ai appelé toutes les personnes inscrites dans l'annuaire susceptibles de pouvoir m'aider. J'ai épuisé toutes les avenues auxquelles j'ai pu penser. Il y a un manque considérable de ressources pour les parents d'enfants de cet âge. Ils sont très très mal servis.
Travailler avec les établissements Conseils pour traiter avec les institutions
Considérez-vous comme le gestionnaire des soins offerts à votre enfant. Ne dépendez sur personne d'autre pour le faire à votre place. Notez par écrit les comportements et les humeurs de votre enfant ainsi que ses rencontres avec des intervenants du système judiciaire ou en santé mentale. Notez également ses médicaments, y compris le dosage, et ses rendez-vous cliniques. Inscrivez vos propres conversations avec les responsables de l'école, les spécialistes et les autres parties en cause et consignez les noms, les dates et les numéros de téléphone. Souvenez-vous que les professionnels travaillent pour vous. Respectez leur point de vue et leur expertise, mais ne présumez pas qu'ils ont toujours la meilleure solution. Portez attention à votre intuition, et affirmez-vous lorsque vous le jugez nécessaire. La décision finale est toujours la vôtre. Faites de votre mieux pour que votre enfant ne passe pas à travers les mailles du filet. Cela peut demander de faire des appels et des visites personnelles ou d'indiquer aux travailleurs que vous n'accepterez pas une réponse négative.
Un parent...
C'était également déroutant pour les autres enfants. Elle étalait devant eux les nouveaux vêtements qu'elle achetait avec son allocation de l'Aide à l'enfance. Ça me dérangeait vraiment. Elle obtenait toutes ces choses que je ne pouvais pas acheter à mes autres enfants parce qu'elle pouvait profiter du système.Un parent...
Je pense que nous devrons être très vigilants et nous affirmer pour obtenir toute forme d'aide. Ça ne t'arrive pas tout seul. Ça dépend en grande partie des efforts déployés. Il faut faire preuve de beaucoup de discernement pour pouvoir accéder aux ressources offertes. On peut très facilement passer à travers les mailles du filet.Trouvez un ami qui pourra vous soutenir. Sentez-vous à l'aise d'amener cet ami avec vous quand vous allez voir des professeurs, des psychiatres, etc. Cela aide d'en discuter tranquillement. Dites à un ami ou à un membre de la famille ce que vous vivez en traitant avec les institutions.
Sensibiliser la collectivité Éduquer les gens à reconnaître et à nommer la violence est essentiel pour mettre fin à la violence à l'égard des parents. Lorsque les parents sont victimes de violence, il est possible qu'ils n'aient ni le temps, ni l'énergie, ni la volonté d'aider les autres. Quand ils sont en crise, la conscience sociale n'est pas leur principale préoccupation. Une fois sortis des crises, certains parents peuvent ne pas vouloir parler de leurs expériences en public. Cependant, les parents peuvent désirer se joindre à d'autres personnes soucieuses de promouvoir la conscience sociale. Voici certaines contributions que les parents peuvent apporter pour s'opposer à la violence :
- parler du problème avec des amis ou des membre de la famille;
- convaincre une organisation locale (comme une église ou un centre communautaire) d'offrir des groupes de soutien;
- lancer un groupe pour adolescents;
- distribuer de la documentation ou offrir de parler aux groupes et aux organisations dans la collectivité, tels les églises, les centres de ressources pour parents et les refuges pour femmes;
- encourager les écoles à entreprendre des projets sur ce sujet avec les enfants, et demander aux professeurs d'aborder la question de la violence à l'égard des parents en classe.
Un parent...
C'est un sujet très très délicat. Récemment, une femme m'a dit : " Ne soyez pas si bête! " lorsque je lui ai donné à penser qu'elle était victime de violence de la part de son fils. Ils ne reconnaissent pas toujours que ce n'est pas correct, et comme ils n'ont pas à l'endurer, alors ils ne peuvent pas l'arrêter.Les professionnels peuvent distribuer des documents comme cette brochure. L'action communautaire demande de l'organisation et beaucoup de travail.
Un parent...
Des groupes de jeunes, pour les encourager à avoir du plaisir ensemble. Ce serait un meilleur sens de la collectivité.Un professeur...
j'ai utilisé (la documentation sur la violence à l'égard des parents), je l'ai incluse dans le programme que j'enseigne dans les écoles et je l'ai utilisée auprès de groupes de jeunes, pour éduquer les jeunes.Un conseiller...
Je l'ai commandée, pour un client des services aux victimes, qui avait porté plainte à la police contre sa fille pour agression physique. J'ai aimé le fait qu'on nous encourage à la photocopier et à la distribuer à d'autres. Mes collègues étaient intrigués. C'était génial pour les personnes du bien-être de l'enfance. En tant qu'intervenant de première ligne, je l'ai fait circuler auprès de clients et auprès d'autres personnes travaillant dans le même domaine.Un parent...
Dans notre collectivité, ils font un bout de chemin, puis c'est tout. Nous essayons de lancer un groupe de jeunes, mais c'est tellement difficile. Nous avons besoin d'un ani-mateur, d'un travailleur d'approche pour nous aider à l'établissement du groupe, de sorte que les personnes qui travaillent et qui font face à ce problème n'aient pas à s'en charger. Le pire qui puisse nous arriver est que le gouvernement ne pense pas à ces petits détails, car il s'agit de notre avenir.
Organiser un atelier d'une journée Dans la plupart des collectivités, on discute rarement en public de la question de la violence à l'égard des parents. Un atelier d'un jour pourrait contribuer à faire connaître cette question. Les parents ou d'autres personnes soucieuses de la question de la violence à l'égard des parents pourraient encourager une organisation préétablie ou un groupe à mettre sur pied un comité pour concevoir et organiser l'atelier. Les policiers, les travailleurs sociaux, les thérapeutes, les infirmières en santé communautaire et les agents d'aide juridique pourraient être intéressés à se rassembler pour parler de ce sujet. Souvent, quand les gens commencent à mettre leurs expériences en commun, ils découvrent qu'ensemble, ils possèdent beaucoup de connaissances sur ce sujet. Voici quelques questions dont on pourrait discuter à l'atelier :
Qu'est-ce que la violence à l'égard des parents et qui en sont les auteurs et les victimes?
- Qui est le plus à risque (mères, pères, parents seuls) et pourquoi?
- La violence chez les garçons et chez les filles diffère-t-elle du point de vue de la forme ou de la fréquence?
- À quel âge la violence commence-t-elle?
- Quelle est la prévalence de ce problème?
- Quelles formes la violence prend-elle?
- Qu'est-ce qui cause la violence?
- Y a-t-il un lien entre la violence à l'égard des parents et d'autres formes de violence?
- L'adolescent a-t-il été témoin de violence dans sa famille?
- Y a-t-il un lien entre cette forme de violence et la violence présentée par la culture?
- Comment les familles font-elles face au problème?
- Où les parents et les adolescents s'adressent-ils pour obtenir de l'aide?
- Quelle sorte d'aide reçoivent-ils?
- Quelles stratégies les parents victimes trouvent-ils utiles?
- De quelles ressources et de quels instruments les parents et les conseillers ont-ils besoin?
- Comment la violence peut-elle être prévenue ou atténuée?
- Quelle responsabilité les professionnels assument-ils?
- Quelle est l'attitude des professionnels face à cette question?
- Qui aborde cette question?
- Comment pourraient-ils mieux aborder cette question?
Voici des séances qui ont été couronnées de succès lors d'une conférence tenue à Halifax en 1996 :
Séances du matin
Mot de bienvenue et introduction
Présentation des invités :
Un parent et deux thérapeutes ont fait des exposés de dix minutes et ont répondu aux questions des participants.
Discussion en petits groupes :
- La violence des adolescents à l'égard des parents est-elle un problème dans notre collectivité?
- La violence à l'égard des parents est-elle plus importante qu'avant?
- Pourquoi cela se produit-il?
- Brèves mises en commun après les discussions en groupes.
Séances de l'après-midi
Présentation des invités :
Des représentants des services locaux de counselling, des refuges pour femmes battues et de la police ont fait des exposés de dix minutes et ont répondu aux questions des participants.Discussion en petits groupes :
- Pourquoi ce problème est-il caché?
- Comment pouvons-nous en faire une question d'intérêt public?
- Mise en scène par un groupe de parents d'un sketch montrant diverses formes de violence à l'égard des parents et les effets de cette violence sur les parents.
Mot de la fin : Inviter les participants à faire part d'un point qu'ils retiendront de cette journée.
Bibliographie Ambert, Anne-Marie. The Effect of Children on Parents.New York: Hayworth Press, 1992.
Ambert, Anne-Marie. Parents, Children, and Adolescents: Interactive Relationships and Development in Context. New York: Hayworth Press, 1997.
Barkley, Jacqueline. "Reclaiming our children: teachers as elders" in Daily Meaning: Counternarratives of Teachers' Work. Neilsen, Allan R. (editor). Halifax: Bendall Books, 1999.
Barkley, Jacqueline. "The politics of parenting and the youth crisis" in Power and Resistance: Critical Thinking About Canadian Social Issues, Second Edition. Samuelson, Les and Wayne Anthony (editors). Halifax: Fernwood Publishing, 1998.
Cottrell, Barbara et Mary Anne Finlayson. Parents battus : violence faite aux parents par leur adolescent. Rapport et dépliant. 1996.
Mason, Paul and Randi Kreger. Stop Walking On Eggshells. Oakland, Calif.: New Harbinger Publications, 1998.
Monk, Peter. "Adolescent-To-Parent Violence: A Qualitative Analysis of Emerging Themes." (Unpublished thesis: 1997.)
Price, Jerome. Power and Compassion: Working with Difficult Adolescents and Abused Parents. New York: Guilford Press, 1996.
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