violence conjugaleViolence conjugale démystifiée sans aucune prétention
prise de conscience d'un "ex-homme violent"
j'aimerais partagé cette prise de conscience. 27 novembre 2005 Au mois de sept. 2003 le 14, incarcéré à la prison Bordeaux , ma fille me donna un livre :Retrouver l’enfant en soi`` de John Bradshaw. À la lecture de ce livre il m’est apparut évident que la mémoire vive de mon enfance dissimulait le souvenir de blessures vécues à un age vulnérable et que tous mes ennuis sur le plan émotif découlaient du désordre causé en mon cœur d’enfant . Ces plaies laissées sans soins allaient s’infecté et empoisonné l’ensemble de mes perceptions. Comment à la lumière de ces prises de conscience je peux faire un lien direct avec les blessures de l’enfance et la violence conjugale et affirmer que la façon actuelle d’intervenir dans ce domaine crée une menace supplémentaire pour les femmes. Les drames conjugaux prennent leurs racines dans des blessures qui invalident ceux qui les subissent , les symptômes de ces blessures demeurent cachés dans l’inconscient jusqu'à ce qu’ une situation qui est significative ,émotivement, vienne éveiller des plaies non désinfectées de notre passé. L’homme ou la femme émotivement blessé entre alors dans une relation amoureuse qui fait appel a des forces vives en lui. Inconsciemment un espoir de trouver dans cette relation, un baume à ses blessures passées vient de naître. Sans s’en rendre compte cet adulte, raisonnable retombe à sa capacité de raisonner présente à l’age ou les blessures se sont produites dans sa vie, il vient de `tomber en amour`.Pour un instant l’enfant en lui se montre, s’active, puis peu a peu les blessures de cet enfant se manifestent venant perturber la lune de miel. Peu à peu s’installe un sentiment d’incompréhension. Nous nous retrouvons alors en présence de deux personnes muent par des le besoin de guérir des blessures qui appartiennent à leur passé respectif et la relation se transforme en un vague sentiment d’abandon et de frustration, Chacun commence à se sentir honteux de s’être ainsi abandonné à un être aussi peu compréhensif. Nous nous retrouvons alors en présence de deux adultes enfants frustrés et qui revivent le désespoir qu’ils ont senti au moment ou ils ont vécu leur blessures respectives sauf qu’ils disposent de moyens d’exprimer leur frustrations qui sont des moyens d’adulte avec tout ce que cela suppose…La manière choisie par les forces de l’ordre pour intervenir s’avère inefficace voire dangereuse pour les deux personnes en cause mais surtout pou les femmes sur le plan physique et ce bien sur en raison de la nature elle-même. Il faut ici comprendre que, être violent n’appartient pas aux hommes ou aux femmes, être violent appartient à la douleur, aux émotions douloureuses d’abandon de solitude et d’impuissance ressenties par les deux personnes tout comme le suicide d’ailleurs. Il est impérieux de désamorcer le potentiel négatif causé par la frustration qu’engendre la frustration qui accompagne les changements dans la relation qui au point de départ était perçue et sentie comme un baume et dans laquelle s’est investi tant d’espoir .Depuis que j’ai compris l’importance du rôle de l’inconscience lors de violence conjugale j’espère voir s’installer au Québec une action concertée pour en venir à tenir compte des causes dans la façon de traiter les cas de violence conjugale. Je cite en terminant Harvey Jackins :`La personne en proie à une détresse ancienne dit des choses qui ne sont pas pertinentes fait des choses qui se révèlent stériles, est incapable d’affronter une situation quelconque et endure de terribles émotions qui n’ont rien à voir avec la réalité`.___________________________________________________________________________11 janvier 2005 Je t'ai fait parvenir un écrit sur la violence conjugale le 29 nov. passé. Durant ce temps j'ai beaucoup cheminé, surtout en essayant de reconnaître ce qui dans mon passé avait étouffé ma capacité à connaître et exprimer mes émotions les plus simples et vraies. L'influence de ces 5 premiers mois de ma vie passés dans une bassinette à l'orphelinat, puis mon adoption par un couple complètement dysfonctionnel, dont la femme était incapable de tendresse etc.etc. Cette reconnaissance m'a permis un regard nouveau sur moi-même et sur tout ce qui m'entoure. Je continue de me battre pour mettre en évidence ce qui je crois est responsable à la base de la violence conjugale et je sais que je serai en mesure dans un avenir rapproché d'écrire sur le sujet. Amicalement ,Daniel___________________________________________________________________________11 janvier 2005 De toute évidence, toute forme de violence conjugale prend ses racines dans des blessures d'enfance, des traumatismes, des états de manque chronique sur le plan affectif. La violence dirigée contre soi ou les autres est le produit du désespoir. Il faut donc connaître à tout prix l'origine, la cause de ce désespoir qui nous mord chaque jour qui nous invalide, nous paralyse et enlève toute saveur à notre vie. Dans mon cas à 50 ans, soit 40 ans après avoir trouver mon frère de 12 ans pendu dans le hangar familial j'ai pu lors d'un atelier sur le deuil, mettre une émotion sur cet évènement. 40 ans à fuir littéralement, angoissé, instable, dysfonctionnel, alcoolique, dépendant affectif chronique, très malheureux. Jusqu'au jour ou ma fille de 28 ans me fasse cadeau d'un livre intitulé: Retrouver l'enfant en soi de `John Bradshaw`. J'étais dans une phase ou je pensais régulièrement au suicide,, j'étais en prison, ,je faisais face à des charges de voie de fait grave ,évènement dont je n'avais aucun souvenir,,j'étais dans un état d'angoisse que je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi.
L'espoir que je pourrais enfin connaître la cause de toute ma douleur intérieur et que je pouvais définitivement guérir de certaines blessures ,après évidemment ,les avoir identifier fit naître en moi une force insoupçonnée. 16 mois plus tard je suis une personne transformée. Je me suis réapproprié des forces qui ne servaient qu'à me battre contre les agressions répétées et incessantes de mes douleurs intérieur. La cicatrisation se produit le jour ou nous revisitons ces blessures qui se sont produites à un âge ou nous ne pouvions comprendre ni nous défendre, étant maintenant mature et disposant d'outils pour mettre ces évènements dans une perspective raisonnable, tout ce qui ne nous appartient pas dans ces évènements ,comme la culpabilité, disparaît nous permettant de respirer à nouveau. Le jour ou nous prenons conscience de la fragilité ,de la beauté de l'enfant qui nous habite et des multiples agressions qu'il doit endurer très jeune nous devenons peu à peu notre meilleur ami et protecteur. Faut savoir que nous sommes cet enfant que nous aurions tant désiré avoir et que le jour ou nous nous voyons comme tel, nous pourrons ensuite aller vers les autres. Merci de me permettre ces quelques beauté de l'enfant qui nous habite et des multiples agressions qu'il doit endurer très jeune nous devenons peu à peu notre meilleur ami et protecteur. Faut savoir que nous sommes cet enfant que nous aurions tant désiré avoir et que le jour ou nous nous voyons comme tel, nous pourrons ensuite aller vers les autres. Merci de me permettre ces quelques lignes, Daniel___________________________________________________________________________12 janvier 2005 L'approche que j'ai face à la violence conjugale est spéciale en ce sens que quand la situation est désamorcée l'on se rend compte que les deux personnes sont victimes. Victimes parce que l'amour que l'on espère vivre se transforme en un cauchemar éveillé. La vulnérabilité dans laquelle se retrouvent deux êtres qui désirent une relation d'amour est directement responsable de l'intensité des émotions qui s'y vivent et cette intensité, si elle bascule dans l'incompréhension et le doute, devient directement responsable de la gravité des blessures que les deux subiront. Faut comprendre que vouloir vivre une symbiose fait appel à cette capacité naturelle d'abandon que possède l'enfant et si aucun des deux partenaire n'a reçu un environnement sécurisant dans l'enfance il se reprocheront l'un et l'autre leur incapacité respective à protéger cet espace ,ce nid, ou ils espère tout deux enfin se reposer. J'ai rencontré le 12 oct. 98 une femme aux prises avec un problème de consommation de cocaïne depuis 10 ans. Cinq ans plus tard ,après m'être fait menacer de me faire battre par des gens qu'elle connaissait, si je la quittait, après m'être fait agresser avec des ciseaux, après l'avoir vu porter de fausses accusations de menace de mort ,après l'avoir vu essayer de contrôler ma vie ,comme pour me posséder ,j'ai fait une psychose au cours de laquelle je l'ai frappé ,16 mois plus tard je n'ai toujours aucun souvenir de ces évènements. J'ai très bien compris aujourd'hui que tout faire pendant 5 ans pour trouver l'argent nécessaire à sa consommation journalière de coke, soit 150 dollars par jour et ce pour qu'elle n'est plus à se prostituer c'était peut-être noble mais ça ne me respectait pas. J'ai donc du comprendre ce qui m'avait amené à me manquer de respect à ce point et je l'ai trouver .Finalement j'ai aussi que son attitude menaçante face au fait que je prenais mes distance, épuisé, était en fait l'attitude d'une enfant désespérée utilisant des moyens appris dans le milieu ou elle avait grandit. Je suis présentement à purger une sentence dans la collectivité, donc chez moi, mais j'ai porté ma cause en appel surtout du au fait qu'en aucun temps au cours des procédures on a tenu compte de mon état réel au moment des faits. Mon avocat actuel me dis que l'avocat d'alors a fait preuve incompétente. Il est évident que pour moi il ne s'agit pas d'éviter ,je me dois par contre ,par respect pour moi-même ,de montrer les circonstances réelles qui entourent cet évènement malheureux. J'ai par contre saisis l'occasion depuis 16 mois pour analyser tout ce qui peut conduire à de telles situations dans le but évident de n'avoir plus jamais à revivre pareil cauchemar. Et ma conclusion c'est que tout réside dans l'enfance et les différentes influences d'alors. Voilà,
Daniel
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