Violence domestique

Sondage sur les attitudes face à la violence domestique

Le Body Shop a mené une nouvelle recherche sur les attitudes des Canadiennes face à la violence domestique. Cette dernière a permis de constater que 64 pour cent des femmes interrogées quitteraient sur le champ leur partenaire, actuel ou futur, aux tout premiers signes de violence. Le Sondage* démontre aussi que 19 pour cent des femmes accorderaient une seconde chance à leur partenaire, alors que six pour cent ont affirmé qu’elles lui pardonneraient, sans quitter la relation. Malheureusement, les experts en matière de violence domestique constatent qu’il est plus fréquent pour une femme de subir plus de 10 épisodes de violence avant qu’elle choisisse de quitter une situation risquée ou dangereuse.

On peut également constater que près d’un quart des femmes avouent qu’elles auraient honte de parler à un membre de leur famille (23 pour cent) ou à une amie (24 pour cent) de leur expérience avec un partenaire violent, actuel ou futur. Enfin, seulement 16 pour cent des femmes affirment qu’elles seraient gênées d’en parler à un professionnel compétent ou de contacter un service d’aide aux femmes victimes d’abus.

«Notre recherche confirme que plusieurs femmes croient encore que la violence se vit dans le silence et l’intimité», affirme Laine Ferguson, vice-présidente, exploitation commerciale pour le Canada, chez Le Body Shop. «Notre sondage sur les attitudes démontre que lorsque la violence est vécue à la maison, les femmes sont plus enclines à recourir à l’aide anonyme offerte par des spécialistes en violence domestique qu’à celle d’un parent ou d’une amie. C’est pourquoi il demeure vital que Le Body Shop et sa clientèle contribuent à amasser des fonds et à sensibiliser la population à l’importance de programmes d’aide communautaires.»

«Notre plus grand défi est de briser l’isolement, car les abuseurs font tout pour isoler leur partenaire», ajoute Vivien Green, directrice générale du Woman Abuse Council de Toronto, un organisme qui travaille à la planification et à l’élaboration de politiques antiviolence et dont l’un des buts premiers est d’améliorer l’efficacité de l’aide communautaire offerte aux femmes victimes de violence. «La façon la plus efficace de briser l’isolement est d’éduquer et de sensibiliser la population par le biais d’initiatives accessibles, qui visent un large public et peuvent ainsi rejoindre toutes les femmes. Ces dernières montrent que l’abus n’est PAS un problème isolé, que plusieurs femmes sont victimes de la violence de leur conjoint et que nous pouvons, et devons, freiner ces comportements abusifs.»

Des attitudes différentes

Alors que 64 pour cent des Canadiennes affirment qu’elles quitteraient dès le premier épisode de violence domestique, seulement 41 pour cent des Britanniques, et 39 pour cent des Américaines, confirment qu’elles feraient de même.

Alors que le quart des Canadiennes interrogées ont avoué qu’elles auraient honte d’en parler à un parent ou une amie, plus de la moitié (52 pour cent) des Britanniques ont affirmé avoir honte d’en parler à une amie, et 59 pour cent ont révélé qu’elles garderaient le silence en présence de leur famille. Aux États-unis, plus du tiers (34 pour cent) des femmes interrogées ont dévoilé à nos sondeurs qu’elles auraient honte de parler d’un problème de violence domestique avec un parent ou une amie.

«Je crois que la différence d’attitudes entre les Canadiennes, les Américaines et les Britanniques vient confirmer la nécessité d’éduquer davantage la populaire sur la question. Au Canada, le travail effectué par les refuges, Le Body Shop et la Fondation canadienne des femmes aide à sensibiliser la population et les gouvernements au problème de violence», ajoute Beverley Wybrow, directrice administrative de la Fondation canadienne des femmes. «Cela dit, nous devons réaliser que la gêne et la honte associées à la violence domestique restent problématiques, au Canada comme à l’échelle du monde entier. Il est donc essentiel de redoubler d’efforts afin de sensibiliser la population en général et de laisser savoir aux victimes de violence domestique qu’elles ne sont pas seules et qu’elles n’en sont aucunement responsables».

Encore beaucoup de pain sur la planche

«La violence domestique a atteint des proportions épidémiques, mais plusieurs personnes ont l’impression erronée que, comme il existe des refuges, le problème est réglé» poursuit Mme Wybrow. «Cette perception se situe à des kilomètres de la réalité. Nous encourageons la population à s’informer davantage sur ce problème et à contribuer à faire une différence en participant à des campagnes comme celle lancée par Le Body Shop. Ce n’est qu’en faisant face à la musique et en travaillant ensemble que nous pourrons défier les statistiques.»

Parlant de statistiques, en voici quelques-unes fort alarmantes sur la violence au Canada: 51 pour cent des Canadiennes ont, depuis l’âge de 16 ans, subi au moins un acte de violence tel que défini par le Code criminel

Le Canada à l’origine d’initiatives mondiales

«Le Body Shop Canada est depuis toujours pionnière en matière de prévention et réhabilitation de la violence domestique», ajoute Anita Roddick, fondatrice de l’entreprise The Body Shop International. «Sa campagne Mettons FIN à la violence faite aux femmes a été lancée en 1994 et, depuis, ses boutiques ont contribué à sensibiliser la population et à amasser des fonds au profit d’initiatives visant à enrayer ce grave problème. Le dévouement de l’équipe Le Body Shop du Canada a d’ailleurs inspiré Le Body Shop International à faire campagne pour stopper la violence à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, bon nombre de nos 1900 boutiques d’un bout à l’autre de la planète participent à notre campagne Mettons FIN à la violence à la maison.»

La campagne Mettons FIN à la violence faite aux femmes des boutiques Le Body Shop au Canada est reconnue par les Nations Unies pour ses efforts de sensibilisation à une cause extrêmement préoccupante pour l’organisme. La campagne s’est méritée plusieurs prix nationaux et internationaux. Elle a également contribué à augmenter la visibilité de cette cause vitale et a permis d’amasser plus de 1,5 million de dollars au profit de programmes de prévention et de réhabilitation de la violence. La campagne, organisée en partenariat avec la Fondation canadienne des femmes, et l’appui de la clientèle ont permis d’épauler plus de 100 organismes qui travaillent à faire cesser la violence au sein des communautés desservies par Le Body Shop. La campagne a également aidé à amasser des fonds pour financer plus de 600 programmes canadiens dont le but premier est de mettre FIN à la violence faite aux femmes.

Source : www.canoe.com/artdevivre/societe/article1/2005/08/12/1170534-ca.html




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