QU'EST-CE QUE LA VIOLENCE DANS LES FRÉQUENTATIONS ?La violence dans les fréquentations désigne tous mauvais traitements ou acte de violence commis par une personne à l’égard de la personne qu’elle fréquente. Elle survient lorsque deux personnes ont ou pourraient éventuellement avoir une relation intime(1). Bien qu’une personne puisse en être victime à tout âge, la plus grande partie des recherches dans le domaine ont porté principalement sur les jeunes, notamment les adolescents et les étudiants des niveaux collégial et universitaire. L’âge et le développement des jeunes influent sur le sens à donner à l’expression « violence dans les fréquentations ». Par exemple, le contexte des fréquentations et les comportements qui y sont adoptés peuvent varier considérablement avec l’âge et le sexe(2), et les modèles de fréquentations peuvent être très différents chez les jeunes hommes et chez les jeunes femmes, ou chez les jeunes de 12 ou 13 ans, comparativement à ce qu’ils sont chez les adolescents de 16 ou 17 ans ou chez les jeunes adultes de 18 à 24 ans. La violence peut survenir autant dans les fréquentations hétérosexuelles qu’homosexuelles. Elle peut être commise à tout moment — lors de la première rencontre, lorsque les deux personnes concernées commencent à s’intéresser l’une à l’autre, lors de leur premier rendez-vous, pendant leur relation, après avoir eu leur première relation sexuelle ou après leur séparation. La violence dans les fréquentations peut prendre la forme d’un seul acte de violence — une agression sexuelle (« viol commis par un ami »), par exemple — ou d’actes violents ou de mauvais traitements qui sont répétés — et qui souvent s’intensifient — au fil du temps. Les agresseurs peuvent employer différentes tactiques pour essayer d’exercer un pouvoir et un contrôle sur leurs victimes. La violence physique, sexuelle ou psychologique peut être commise par un agresseur qui agit seul ou avec d’autres personnes. Certains actes de violence portent atteinte aux droits civiques ou aux droits fondamentaux de la personne, ou sont de nature criminelle (voir, plus loin, la section intitulée « Prévenir la violence dans les fréquentations et y répondre »). La présente fiche d’information donne des renseignements sur la violence dans les fréquentations considérée d’un point de vue juridique. FORMES DE VIOLENCE(3) Les recherches ont surtout porté sur la violence conjugale, mais on en sait plus au sujet de la violence physique, sexuelle et psychologique dans les fréquentations depuis quelques années. Les descriptions qui suivent donnent des exemples d’actes qui peuvent être commis dans le cadre des fréquentations. La violence physique inclut tout usage de la force, et parfois d’une arme à feu, qui cause ou non des blessures. Une personne commet de la violence physique si elle :La violence sexuelle inclut toutes les formes de harcèlement sexuel, de contrainte sexuelle et d’agression sexuelle. Le harcèlement sexuel englobe les actes, les paroles et les comportements sexuels non désirés, par exemple :
- limite les mouvements d’une personne
- la secoue
- la pousse
- lance un objet avec force dans sa direction
- lui donne des coups de pied
- la frappe
- la tire par les cheveux
- la mord
- l’étrangle
- lui cause des brûlures
- lui donne des coups de poing.
On entend par contrainte sexuelle la manipulation injuste d’une personne ou d’une situation à des fins sexuelles, par exemple :
- faire des remarques ou des gestes obscènes pour embarrasser une autre personne
- tous les autres comportements, actes et paroles qui :
- sont de nature sexuelle
- sont susceptibles d’offenser ou d’humilier
- concernent le sexe, la sexualité ou des parties du corps d’une personne
- sont répétés même après que l’on a dit à la personne d’arrêter.
La violence sexuelle englobe toute forme d’activité sexuelle commise sans le consentement d’une personne. Par exemple :
- forcer une personne à participer à des activités sexuelles en faisant des railleries à son égard, en la dépréciant, en la ridiculisant ou en la harcelant
- mentir ou menacer de mentir à son sujet (p. ex. pour entacher sa réputation)
- l’exploiter sexuellement ou en tirer un avantage sexuel, notamment dans le cas d’une personne plus jeune ou intoxiquée (en utilisant Internet ou des drogues du viol(4) pour en faire sa victime à des fins sexuelles).
La violence psychologique comporte l’utilisation de mots ou de gestes pour contrôler, isoler ou intimider une personne ou pour porter atteinte à sa confiance en soi ou à son intégrité. Elle peut prendre les formes suivantes :
- embrasser, caresser ou toucher une personne sans son consentement ou avoir des rapports sexuels ou un contact sexuel oral avec elle sans son consentement
- ne pas mettre fin au contact sexuel lorsque la personne le demande
- forcer une personne à avoir des rapports sexuels ou à commettre un autre type d’acte sexuel.
Notes 1 On ne parle pas de « fréquentations » lorsque des personnes habitent ensemble. 2 Christine Wekerle et Effie Avgoustis. « Child maltreatment, adolescent dating, and adolescent dating violence », dans P. Florsheim (éd.). Adolescent romantic relations and sexual behaviour: Theory, research, and practical implications. Hillsdale, NJ, Erlbaum, à venir. 3 Les renseignements figurant dans cette section sont tirés principalement des sources suivantes : Francine Lavoie, Line Robitaille, Martine Hébert. « Teen Dating Relationships and Aggression: An Exploratory Study ». Violence Against Women, vol. 6, no 1, janvier 2000, aux p. 6 à 36; documents du programme Making Waves; Canada. Ministère de la Justice. « Deterring Dating Violence Presentation and Activity Guide Intended for Secondary III, IV and V Personal and Social Education Teachers ». Le petit Magazine, printemps 2002; Canada. Ministère de la Justice. Fiches d’information sur la violence familiale et sur la violence conjugale. 4 Selon la publication du Sexual Assault Survivor’s Centre, Teen Handbook (en ligne) (consultée le 22 juin 2002; disponible sur Internet. Les drogues suivantes constituent des drogues du viol :
- être cruel, déloyal ou manipulateur
- ridiculiser ou insulter une personne ou proférer des injures
- critiquer constamment une personne
- être excessivement jaloux et possessif et ne pas lui permettre d’avoir des amis, d’être avec d’autres personnes ou de parler à d’autres personnes
- menacer de s’en prendre à quelqu’un, aux personnes qui lui sont chères ou à ses biens s’il n’obéit pas
- harceler une personne après la fin d’une relation en lui téléphonant sans cesse, en la surveillant et en proférant des menaces
- blasphémer, proférer des injures, briser des objets, vandaliser des biens ou lancer des rumeurs au sujet d’une personne.
Source : http://www.justice.gc.ca/fr/ps/fm/datingfs.html Ministère de la justice
- le ROHYPNOL, aussi appelé roofies, roachies, LaRocha, forget pill;
- le gamma-hydroxybutyrate, aussi appelé GHB ou ecstasy liquidé;
- la kétamine, aussi appelée Spécial K.
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