Quelques voies pour se ressourcer

Méditation zen, tai-chi-chuan ou chant choral… Ces techniques, qui font appel à nos ressources les plus profondes, chassent l’anxiété et éveillent la créativité.

Erik Pigani

Relaxation, arts martiaux, travail sur la voix… autant de moyens de cultiver son bien-être.

La méditation

En raison de ses résultats remarquables sur notre bien-être physique et mental, cette technique millénaire connaît un vif succès.

La pratique

Les techniques de méditation reposent toutes sur le même principe : une posture "juste", une respiration profonde, la conscience du moment présent. Les positions pour atteindre le calme de l’esprit sont parfois physiquement éprouvantes. La méthode consiste à fixer son regard sur un point imaginaire situé à environ un mètre de soi, et à laisser passer les idées qui nous viennent à l’esprit sans jamais s’y arrêter. Le problème est que, dans notre cerveau, nos pensées règnent en maître et qu’elles ont horreur du vide. Cet exercice permet de comprendre à quel point nous nous laissons envahir en permanence par notre mental. Notre activité cérébrale normale consomme beaucoup d’énergie et nous fatigue. C’est la raison pour laquelle on se sent à la fois plus clair et plus reposé après une séance.

Se repérer

Les effets

Toutes les études scientifiques ont donné les mêmes résultats : réduction de la pression sanguine, mais également diminution des névroses, de l’agressivité, de l’anxiété, amélioration de la mémoire, du sommeil, des relations personnelles, des performances professionnelles. En laboratoire, on a constaté que notre cortex décrit, en état de méditation, un rythme alpha constant, alors que le cerveau reptilien, siège des instincts et de l’intuition, est en pleine activité. Ce qui explique la sensation de "pleine conscience". La respiration profonde apporte plus d’oxygène au cerveau et aux tissus, ralentissant la production d’acide lactique, générateur des états d’anxiété et sécrété en abondance chez les personnes nerveuses.

Les arts martiaux internes

Les arts martiaux cultivent à la fois le bien-être du corps et de l’esprit, et renferment une dimension spirituelle – comme le tai-chi, le qi gong ou le kinomichi.

La pratique

Leur point commun : des enchaînements de mouvements souples et lents, une respiration profonde. Ils sont fondés sur le "qi" (souffle vital) qui, selon les Chinois, anime tout être vivant. Les exercices visent à assurer une meilleure circulation de cette énergie fondamentale dans notre corps. Voilà pourquoi la précision des gestes et des postures est essentielle. Une main arrondie n’a pas le même effet si elle est tournée vers la terre ou vers le ciel ; une jambe fléchie ne fait pas circuler l’énergie de la même façon selon son angle d’ouverture, etc.

L’apprentissage s’effectue toujours de la même manière : les débutants observent les anciens pour reproduire les positions. Plus tard, le professeur les corrige, donne la signification des enchaînements, explique comment ressentir le qi s’écouler en soi et autour de soi, et comment laisser son esprit au "repos".

Se repérer

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a recensé pas moins de cent soixante-quinze arts martiaux différents pratiqués en France ! Ceux-ci sont classés en deux catégories. Les arts "externes", généralement d’origine japonaise (judo, kendo, karaté) ou indonésienne (penchak silat), exigent de bonnes capacités physiques. Les arts "internes", pour la plupart d’origine chinoise, ignorent la performance physique et recèlent une dimension méditative :

Les effets La recherche du geste parfait améliore la souplesse, les capacités de concentration et la profondeur de la respiration. Mais, en raison de leur influence sur le qi, les maîtres n’hésitent pas à affirmer que leurs techniques renforcent le système immunitaire, ralentissent le vieillissement, règlent les problèmes articulaires et apportent une force mentale "tranquille".

L'expression créatrice

Parce qu’elle permet de mettre au jour nos ressources les plus profondes, et les plus méconnues, l’expression créatrice prend une place importante dans les stages de développement personnel.

La pratique

La créativité est un phénomène si étrange et si profondément ancré dans les racines de notre psychisme que la psychologie n’a pas osé l’aborder avant les années 50. Impossible à faire entrer dans le modèle comportementaliste, on la considérait comme un processus mystérieux, une opération miraculeuse de l’esprit. Toutefois, on sait aujourd’hui comment la développer, la fortifier.

Les méthodes ont chacune leur approche, leurs exercices, leur technique pour rétablir le contact avec nos ressources intérieures sans être effrayé par notre imaginaire.

Se repérer

Les domaines artistiques sont reconnus pour nous inciter à laisser se manifester nos ressources intérieures et apprendre à les utiliser. Mais il ne faut surtout pas confondre ces disciplines avec l’art-thérapie, démarche thérapeutique proposée en institutions par des psychothérapeutes spéciali-sés. Parmi les nouvelles approches du développement personnel, les stages de chant et de travail sur la voix ont le plus de succès. Selon les participants, ce dernier offre un incroyable pouvoir relaxant et énergisant pour le corps.

On peut également mentionner les stages, plus connus, de dessin, de peinture, de poterie ou de sculpture, sous forme d’ateliers généralement animés par des artistes qui aident chaque personne à vaincre la peur de créer. Ou encore le théâtre – de l’improvisation au "théâtre de clown" –, conseillé aux personnes timides, réservées, en quête d’assurance.

Les effets

Improviser un repas, créer un nouveau plat à partir de restes, faire des cadeaux personnalisés, bricoler à la maison avec du matériau de récupération, inventer une histoire pour les enfants ou des jeux qui stimulent leur imagination : voilà autant de compétences aussi créatives que la composition d’une symphonie ou la découverte d’une nouvelle formule mathématique.

D’après les spécialistes, la créativité est une aptitude commune à tous les êtres humains. C’est surtout un état d’esprit qui permet non seulement de trouver des solutions aux petits problèmes quotidiens, mais surtout de s’adapter à toute situation nouvelle avec assurance et sérénité.

Source : http://www.psychologies.com/cfml/articleweb/c_articleweb_themapsy.cfm?id=1400




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