Le rhume

Qu'est-ce que le rhume?

Le rhume est une infection des voies respiratoires supérieures (le nez, les voies nasales et la gorge). Il existe plus de 200 virus pouvant provoquer le rhume. Les rhinovirus, dont il existe plus de cent variétés, forment la principale famille de virus causant le rhume chez les adultes. Le terme "rhinovirus" signifie "virus des fosses nasales", selon le mot grec "rhino", nez.

Quels sont les symptômes du rhume?

Les symptômes apparaissent habituellement deux jours après que la personne a été infectée. Les premiers signes du rhume sont le mal de gorge, l'enrouement, des éternuements et l'écoulement de sécrétions nasales. Parmi les symptômes pouvant survenir par la suite, il y a les maux de tête, le nez bouché, les yeux larmoyants, une toux quinteuse, des frissons et des malaises généraux (se sentir malade), qui durent de deux à sept jours. Dans certains cas, ils peuvent durer deux semaines. Le rhume peut être accompagné :

d'une laryngite (inflammation du larynx);
d'une trachéite (inflammation de la membrane tapissant la trachée); ou
d'une bronchite (inflammation de la muqueuse des bronches).
(Un autre document Réponses SST donne d'autres détails sur les voies respiratoires.)

Ces inflammations peuvent donner lieu à des complications plus sérieuses, telles que

la sinusite (inflammation des sinus) et
la pneumonie (inflammation des poumons).

Même si aucune mort n'a été rapportée parmi les travailleurs en santé, l'incapacité est importante parce qu'elle affecte leurs performances et provoque de l'absentéisme au travail.

Peut-on être infecté par un virus du rhume sans en montrer les symptômes?

Oui, il est même possible d'être exposé aux virus du rhume sans être contaminé. Lorsque les gens sont infectés, la maladie peut être asymptômatique (la personne ne montre pas de symptômes); on appelle ce phénomène une infection subclinique, puisque l'infection ne cause pas la maladie. La plupart des gens ayant un rhume ont de légers symptômes, mais les rhumes graves peuvent retenir au lit en raison de toutes les manifestations désagréables : maux de tête, fièvre, douleurs ressenties sur tout le corps, nez bouché et toux.

Le rhume est-il si répandu?

Les infections dues au rhume sont si répandues que seulement très peu de gens y échappent à chaque année. On estime que les adultes souffrent de deux à cinq rhumes par année.

Aux États-Unis, on dénombre près de 61 millions de cas de rhume annuellement, ce qui se solde par 58 millions de jours d'alitement.

Comment sont transmis les virus du rhume?

Les rhumes ne sont pas très contagieux par comparaison à d'autres maladies infectieuses. Il faut rester longtemps en contact étroit avec une personne infectée pour que les virus du rhume soient transmis. Les virus doivent pénétrer dans le nez pour aller infecter les membranes nasales. Ils doivent se fixer aux cellules nasales pour se multiplier. Inhaler des gouttelettes contaminées produites lorsque quelqu'un d'autre tousse ou éternue peut être une des façons d'attraper un rhume.

Les virus du rhume peuvent demeurer contagieux même s'ils sont à l'extérieur du corps pendant quelques heures. Il est possible d'attraper un rhume si, après avoir touché à un objet contaminé par un virus du rhume, on met ses doigts contaminés dans son nez ou qu'on se frotte les yeux. Les virus du rhume peuvent atteindre le nez lorsqu'on se frotte les yeux parce qu'ils peuvent passer par les canaux lacrymaux, qui vont des yeux aux cavités nasales.

Est-ce que les refroidissements ou l'exposition au froid causent le rhume?

En un mot, non. Certaines personnes peuvent éternuer si leur peau refroidit. Les gens attrapent plus de rhumes par temps froids que par temps chaud, parce qu'ils tendent à demeurer à l'intérieur plus souvent et plus longtemps. Ils ont tendance à blâmer la température fraîche lorsqu'ils ont le rhume, sans penser que c'est parce qu'ils sont restés longtemps à proximité d'une personne enrhumée.

Certaines personnes pensent que l'exposition à l'air frais des climatiseurs est la cause des rhumes. Encore une fois, la température n'est pas la coupable. Les climatiseurs déshumidifient l'air ce qui, par conséquent, peut assécher la muqueuse des membranes nasales. Sans une couche de muqueuse suffisante sur ces membranes, le nez devient plus vulnérable aux virus causant le rhume.

A quel moment le risque de contagion par des gens étant enrhumés est-il maximal?

Le risque de contagion est à son maximum environ deux jours après qu'une personne a été contaminée. C'est à ce moment que les premiers signes d'un rhume (éternuements, nez qui coule, toux) se manifestent. Il est possible que des gouttelettes de muqueuse contenant le virus du rhume soient rejetées lorsqu'on tousse ou qu'on éternue. Il est aussi possible que le virus se transmette sur les doigts lorsqu'ils sont contaminés par des sécrétions nasales (par exemple, une personne se mouche, puis elle serre la main d'une autre personne, qui se frotte les yeux avec ses doigts contaminés).

Y a-t-il une différence entre un rhume et une grippe?

On ne peut pas vraiment faire la différence entre le rhume et la grippe à partir des seuls symptômes. Les symptômes de la grippe apparaissent généralement très rapidement après que la personne a été contaminée, alors qu'il peut s'écouler jusqu'à deux jours avant le début de la manifestation des symptômes du rhume. Les maux de tête, la fièvre et les douleurs musculaires sont normalement associés à la grippe, mais quelqu'un ayant un rhume sévère peut aussi ressentir ces symptômes.

Comment peut-on limiter la propagation du rhume?

Il n'y a pas de remède contre le rhume, mais on peut éviter d'être contaminé par une bonne hygiène personnelle, et notamment :

se laver les mains correctement et fréquemment;
se couvrir la bouche lorsqu'on tousse ou qu'on éternue;
s'essuyer le nez à l'aide de mouchoirs jetables et de façon à ce que les sécrétions restent dans le mouchoir sans contaminer les mains;
éviter de se frotter les yeux si on a les mains sales;
éviter de se ronger les ongles (principalement pour les infections transmises oralement).
Une alimentation équilibrée et un nombre suffisant d'heures de sommeil aident aussi de façon sensible à prévenir les rhumes.
Notre système immunitaire peut aussi être affecté par le stress. Des études ont démontré qu'après une période de stress psychologique, les gens sont plus susceptibles d'attraper un rhume.

Source : http://www.cchst.ca/reponsessst/diseases/common_cold.html

La grippe

Transmission

Le virus se transmet facilement d’une personne à l’autre par voie aérienne, au moyen des microgoutelettes et des particules excrétées par les sujets infectés lorsqu’ils toussent ou éternuent. Le virus grippal pénètre dans l’organisme par le rhino-pharynx. Les symptômes apparaissent de 1 à 4 jours après la contamination. Les sujets atteints deviennent contagieux un jour avant l’apparition des symptômes et le restent pendant 7 jours.

La maladie se propage rapidement, en particulier quand il y a de fortes concentrations de populations. Le virus survit plus longtemps à l’extérieur de l’organisme lorsque le temps est sec et froid, raison pour laquelle les épidémies saisonnières surviennent en hiver dans les climats tempérés.

Diagnostic

Il est difficile de distinguer, sur la base des seuls symptômes, la pathologie respiratoire provoquée par la grippe de celles causées par d’autres agents pathogènes. Toutefois, au cours des flambées confirmées par les laboratoires, il est probable que la grippe est, dans la majorité des cas, à l’origine des infections des voies respiratoires supérieures motivant les consultations. La confirmation du laboratoire est en revanche requise pour les cas se produisant en dehors des épidémies annuelles. On trouve depuis peu des tests rapides permettant de déceler les virus grippaux en 30 minutes.

Malgré la disponibilité de ces tests, il reste indispensable de prélever des échantillons cliniques pour la culture virale, afin d’obtenir des informations sur les sous-types et les souches virales en circulation. Ces renseignements sont en effet nécessaires pour décider des traitements, de la chimioprophylaxie et de la formulation du vaccin pour l’année suivante.

Prévention : vaccins antigrippaux

La vaccination constitue le principal moyen de prévention de la grippe et de réduction de l’impact des épidémies. Différents types de vaccins existent et ont été utilisés depuis plus de 60 ans. Ils sont sûrs et efficaces pour la prévention des effets bénins comme des conséquences graves de la grippe (voir à ce sujet la note d’information de l’OMS sur les vaccins antigrippaux (.pdf), parue dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire, ).

Il est recommandé de vacciner toutes les personnes âgées et tous les sujets, quel que soit leur âge, considérés comme présentant un « haut risque » de complications en raison de pathologies sous-jacentes.

Chez les personnes âgées,

on pense que la vaccination diminue de 60 % la morbidité et de 70 à 80 % la mortalité due à la grippe. Chez les adultes en bonne santé, le vaccin est très efficace (70 à 90 %) pour ce qui est de diminuer la morbidité et l’on a montré que la vaccination présentait des avantages substantiels pour cette tranche d’âge, tant du point de vue sanitaire qu’économique. L’efficacité du vaccin dépend avant tout de l’âge et de l’état immunitaire du sujet vacciné, ainsi que du degré de similitude entre les souches vaccinales et les virus en circulation. La vaccination antigrippale permet de réduire les dépenses de santé comme les pertes de productivité associées à la maladie (voir à ce sujet :« Recommandations pour l’utilisation des vaccins antigrippaux inactivés et l’application d’autres mesures de prévention » (.pdf) dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire, )

Tous les vaccins inactivés existant actuellement contiennent des traces de protéines d’œuf et ils ne doivent donc pas être utilisés chez le sujet allergique à celles-ci.

Les modifications génétiques constantes des virus grippaux imposent d’ajuster chaque année la composition du vaccin de façon à y introduire les souches les plus récentes A(H3N2), A(H1N1) et B en circulation.

Le réseau mondial de l'Organisation mondiale de la Santé pour la surveillance de la grippe établit chaque année la composition du vaccin. Il rassemble 112 centres nationaux de la grippe dans 83 pays et il est chargé de contrôler les virus en circulation chez l’homme et d’identifier rapidement les nouvelles souches. Sur la base des informations recueillies par le réseau, l’OMS recommande chaque année la composition du vaccin pour qu’il soit efficace contre les trois souches les plus virulentes en circulation.

Traitement et prophylaxie : agents antiviraux

Pour la plupart des sujets, la grippe est une infection des voies respiratoires supérieures qui dure quelque jours et ne demande qu’un traitement symptomatique, l’organisme du maladie éliminant lui-même le virus pendant cette période. Les antibiotiques, comme la pénicilline, sont des agents antibactériens sans aucune action sur les virus. Ils ne jouent donc aucun rôle dans le traitement de la grippe chez un sujet normalement en bonne santé mais peuvent servir à traiter les complications.

Les antiviraux sont un complément important à la vaccination pour le traitement et la prévention de la grippe. Ils ne peuvent toutefois se substituer au vaccin. On dispose depuis plusieurs années de quatre antiviraux qui agissent en empêchant la réplication du virus. Ils présentent des différences au niveau de la pharmacocinétique, des effets secondaires, des voies d’administration, des tranches d’âge ciblées, des posologies et des coûts.

Lorsqu’ils sont administrés avant l’infection ou aux premiers stade de la maladie (dans les deux jours suivant l’apparition des symptômes), les antiviraux peuvent prévenir l’infection ou, si elle s’est déjà installée, réduire la durée des symptômes d’un à deux jours.

Source : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs211/fr/




Je n'accepte plus les courriels qui finissent par un
(.com) sauf ceux qui sont déjà abonnés, trop de pourriels.
Mon logiciel les détruira automatiquement.

De retour à www.suicide-quebec.net

site créé par: Isabelle