Saviez-vous que...

 

la psychologie peut vous aider
dans le traitement du diabète

Qu’est-ce que le diabète?

Le diabète est une affection bien connue qui est causé soit par une défaillance pancréatique (cellules bêta) (diabète type 1- insulino-dépendant) ou non insulinodépendant (diabète type 2). Selon Santé Canada, 3,2 % des Canadiens âgés de plus de 12 ans souffrent du diabète. Quand les estimations de cas non diagnostiqués sont ajoutées, la prévalence passe à 4,9-5,8 %. La majorité des Canadiens (85 %) souffrent du diabète type 2, une maladie fortement associée à l’obésité, à l’inactivité et à des habitudes alimentaires malsaines. En 1995, on estimait que 135 millions de personnes dans le monde entier souffraient de diabète. Aujourd’hui, l’Organisation mondiale de la santé estime que 300 millions de personnes dans le monde seront atteintes de diabète en 2025.

La clé du mieux-être avec le diabète consiste à éviter les problèmes engendrés par une hyperglycémie prolongée (niveaux de glycémie élevés) ou des épisodes répétées d’hypoglycémie (niveaux de glycémie faibles). Pour en arriver à un équilibre, le diabétique doit régler son comportement à tous les jours.

Comment le diabète est-il traité?

Bien des gens croient que le traitement du diabète est très routinier, une fois que la bonne dose de médicament ou d’insuline a été déterminée. Malheureusement, la gestion est beaucoup plus compliquée que cela. Le traitement du diabète oblige de se plier à une programme quotidien d’administration de médicament ou d’insuline, de mesurer son taux de glycémie plusieurs fois par jour (2 fois par jour si on prend des pilules ou 4 fois par jour si on prend de l’insuline), de suivre un régime alimentaire spécifique et de faire des exercices/activités. Toutes ces tâches doivent se faire plusieurs fois par jour de manière très coordonnée. Le diabète est une maladie qui se gère principalement à l’aide d’un régime compliqué d’autogestion de sa santé.

L’autogestion des soins de santé pour le diabète est difficile pour un certains nombres de raisons. Par exemple, les exigences de gestion du diabète peuvent être écrasantes. Idéalement, quand les personnes apprennent une façon de vivre nouvelle et compliquée, elles adoptent les nouveaux comportements de manière graduelle et les intègrent éventuellement à leur nouveau mode de vie. Or, pour le diabète, la personne doit acquérir rapidement un grand nombre de nouveaux comportements, s’y conformer à tous et en même temps (p. ex. on montre au diabète nouvellement diagnostiqué comment se tester, le nouveau régime alimentaire à suivre, l’administration de la dose de médicament ou d’insuline et à faire un minimum d’exercices).

En outre, les soins de santé du diabète sont complexes et doivent tenir compte de plusieurs facteurs qui entrent en conflit. Par exemple, l’activité, l’insuline et le passage du temps abaissent le taux de glucose dans le sang, tandis que la nourriture et le stress font le contraire. En général, la recherche révèle que les changements de comportement s’opèrent le mieux quand des changements simples s’effectuent en premier puis le changement survient graduellement avec le temps. Cependant, le diabétique doit essayer de gérer tous les facteurs simultanément et tout de suite.

La possibilité de prendre une pause ou un « congé » de tâches difficiles représente une autre tactique de bonne gestion du comportement. Mais pour le diabétique il n’y a pas de fins de semaine, ni de vacances, ni de retraite. Il doit constamment gérer sa santé.

En dernier lieu, la gestion du diabète peut être frustrante car l’effort ne donne pas toujours le résultat escompté. Il arrive que les personnes font tout ce dont on leur demande et leur contrôle n’arrive pas à ce qu’elles attendent.

Comment la psychologie peut-elle aider?

Les psychologues peuvent jouer un rôle utile en aidant les gens à bien vivre avec le diabète. Cette maladie présente un défi de taille pour la personne qui en est atteinte, tout en étant une source de stress pour elle ainsi que son entourage. Les psychologues ont reçu une bonne formation dans les interventions de changement de comportement. Ils comprennent les problèmes de gestion du diabète et peuvent aider l’individu à surmonter les difficultés et à modifier leur comportement.

En plus des exigences sur le plan du comportement pour la gestion du diabète, il peut survenir des problèmes affectifs et sociaux. Le diabète est souvent perçu comme un fardeau. Il peut être difficile d’accepter la maladie, et il n’est pas rare de constater chez le diabétique des sentiments de dépression (il se sent dépassé), d’anxiété (peur de complication ou d’hypoglycémie) et de frustration (à cause des exigences de gestion de la maladie ou du système médical). Les jeunes, particulièrement les jeunes femmes atteintes du diabète type 1, risquent de développer des troubles de l’alimentation (perte de poids causée par l’omission d’insuline).

Le diabète peut aussi engendrer des problèmes sociaux. Plusieurs personnes qui ne souffrent pas du diabète ont de la difficulté à comprendre les besoins du diabétique. Même si elles ne sont pas mal intentionnées, les personnes qui ne sont pas diabétiques souvent n’aident pas le malade. Par exemple, des amis peuvent encourager le diabétique à manger quelque chose d’interdit parce que « voyons, une fois ne peut pas faire de tort ».

Les psychologues travaillent avec le diabétique d’un certain nombre de façons. Ils peuvent aider le nouveau diabétique à comprendre l’impact du diagnostic et son rôle dans la gestion de la maladie. Grâce à leur expérience en résolution de problèmes, les psychologues peuvent aider le diabétique à apprendre les comportements nécessaires à une bonne gestion de la maladie. Ils sont formés à reconnaître et à traiter la détresse psychologique, notamment la dépression et l’anxiété qui peuvent survenir au cours d’une vie avec une maladie imprévisible. Les psychologues peuvent aider la personne à développer et à maintenir la motivation nécessaire pour suivre un programme quotidien de soins personnels. Aussi, la thérapie familiale et les stratégies pour faire face aux pressions sociales sont souvent bénéfiques aux diabétiques et à leurs proches.

Les interventions psychologiques sont-elles efficaces?

Un certain nombre d’études se sont penchées sur le rôle des interventions psychologiques chez les diabétiques. Les interventions de changement de comportement se sont avérées utiles dans l’amélioration de l’autogestion de la maladie et le contrôle du diabète. Une étude récente du diabète type 2 a démontré l’importance de la gestion du stress. Il a aussi été prouvé que la réduction de la dépression et de l’anxiété aidait à améliorer la qualité de vie des diabétiques. Par surcroît, des études récentes ont révélé que les interventions psychologiques pouvaient aussi améliorer la motivation à adopter les comportements d’autogestion de la maladie.

Où puis-je trouver d’autres renseignements?

Les sites Web suivant offrent de l’information utile sur le diabète et les soins personnels :

Rapports de Santé Canada sur le diabète :
http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/dic-dac99/index_f.html

Association canadienne du diabète :
http://www.diabetes.ca

American Diabetes Association:
http://www.diabetes.org

La consultation d'un psychologue agréé ou la mise en rapport avec un psychologue agréé peut vous guider dans l'administration de ces thérapies. Pour obtenir une liste des psychologues de votre région, veuillez cliquer ici.

Le présent résumé a été créé à l'intention de la section clinique de la Société canadienne de psychologie par Dr Michael Vallis du Queen Elizabeth II Health Sciences Centre, de Halifax, et de l'Université Dalhousie.

Source : www.cpa.ca/factsheets/diabete_fr.htm




Je n'accepte plus les courriels qui finissent par un
(.com) sauf ceux qui sont déjà abonnés, trop de pourriels.
Mon logiciel les détruira automatiquement.

De retour à www.suicide-quebec.net

site créé par: Isabelle