Vous êtes-vous déjà impatienté parce que vous ne parveniez pas à défaire un nœud ? Bien sûr que si.
Vous vous êtes déjà battu contre des lacets de chaussures ou un fil de pêche récalcitrant. Quand on s'efforce de défaire un nœud, l'impatience nous gagne.
Mais si nous réfléchissons à ce problème avec logique, il devient évident que le nœud avec lequel nous nous battons n'est pas doué d'intelligence ; il ne fait rien pour nous contrarier et provoquer notre colère.
Pourtant, nous succombons à son pouvoir. Nous sommes à la merci du nœud. Mais puisque ce nœud n'a aucun pouvoir sur nous, d'où vient l'énergie qui nous soumet à son influence ? De notre perception du problème. Notre perception du nœud est le seul pouvoir celui-ci possède. Ce pouvoir n'est pas dans le nœud ; il est en nous.
Nous avons souvent l'impression d'être dominé par les circonstances, d'être victime d'une société injuste, des bouleversements économiques, de nos relations affectives malheureuses, même d'une chaise de jardin qui résiste à nos tentatives pour la déplier. Mais le fait est que ces événements ne sont néfastes que dans la mesure où nous les jugeons tels.
Si nous parvenons à discerner entre la chose en soi et le pouvoir que nous lui attribuons, nous serons dans la bonne voie pour nous affranchir de tout ce qui nous irrite.
Guy Finley, vaincre l'ennemi en soi