Reportage LCN février 2005Reporter : Nous sommes à Cité des Prairies. 30 % des jeunes sont suicidaires, 40 % ont de graves problèmes psychiatrique. Presque tous ont été abandonnés, négligés, maltraités. Cet adolescent a 17 ans, il a été pris en charge par la DPJ à l'âge de 12 ans. ADO : J'ai des problèmes mentales, des fois j'agi et je ne sais pas pourquoi j'agi. Cela fait qu'ils me donnent des médicaments parce que je suis beaucoup angoissé. Reporter : Ici il n'y a aucun psychiatre et un seul psychologue pour près de 200 jeunes. La seule façon de les contenir et de les soulagés, c'est de leur donner des médicaments que les psychiatres prescrivent à distance. Psychologue Gilles Richelieu, Centre Jeunesse de Montréal. Je vous dirais qu'au niveau des 12-15 ans, 40 % ont de la médication psychiatrique et au niveau des 15-18 ans, c'est 33 %, c'est énorme. Patrice Fombelle, éducateur, Centre Jeunesse de Montréal. Est-ce qu'on est en train de traiter des carences affectives, des mises d'adaptation sociale avec une poignée de pilules ? C'est la question que moi je me pose et que je n'ai pas la réponse! Reporter : Cet éducateur a voulu illustrer l'enfer vécu par ces jeunes. Il a produit ce vidéo (nous voyons un adolescent faire une crise violente.) Plusieurs adolescents retournent contre-eux la colère et les abus que leur ont fait subir les adultes dès leur plus jeune âge. Chaque éducateur porte sur lui un bouton de panique. Lorsque les jeunes font des crises majeures, trois agents d'intervention et un superviseur accourent. La violence est interdite. Ils l'immobilise puis l'isole, le temps qu'il reprenne ses esprits. Les cas en psychiatrie font augmenter les interventions comme celle-ci (vidéo). 1500 l'an dernier, trois fois plus qu'en 1992. Lorsque les jeunes font des crises majeures et que leur sécurité est en danger, les agents d'intervention les places ici dans cette salle d'isolement. La contention (attacher) est utilisé uniquement lorsque l'adolescent tente de se mutiler. Cela c'est produit 15 fois l'an dernier. Les Centres Jeunesse crient au secours. Il faut absolument soigner ces jeunes en leur offrant des traitements psychiatriques Psycholoque : L'idéal serait vraiment qu'il y ait ici des gens spécialisés au niveau de la psychiatrie pour prendre en charge les cas. Éducateur : Il faut qu'on puisse être en mesure de prendre conscience que ces jeunes là sont la relève de demain et cette relève là, on est en train de la bruler ! Ados : je suis libéré dans 2 à 4 mois…. Reporter : À 18 ans la DPJ les relâches. Ils sont toujours malades mais personne n'assume le suivi. Quelques-uns font la manchette des journaux parce qu'ils commettent des crimes majeurs comme des meurtres et des agressions sexuelles. D'autres deviennent des mendiants ou se prostituent et le gouvernement du Québec tarde à investir pour leur venir en aide. Psychologue : On a oublié notre jeunesse très souffrante, nous avons des " Aurore l'enfant martyr " dans nos murs et souvent comme société, on veut pas en entendre parler. Source : reportage entendu à la télévision février 2005
Centre Jeunesse de Montréal
site créé par: Isabelle ![]()
Je n'accepte plus les courriels qui finissent par un
(.com) sauf ceux qui sont déjà abonnés, trop de pourriels.
Mon logiciel les détruira automatiquement. De retour à www.suicide-quebec.net