La crise suicidaire

Tant sur le plan physique que sur le plan psychologique, tout individu tend à maintenir un état d'équilibre. Parfois un ou plusieurs événements (rupture, deuil, perte d'emploi, échec scolaire...) ou des facteurs liés au développement de l'individu viennent briser cet état d'équilibre. La personne se trouve dans un état de vulnérabilité, nous pouvons donc parler de pré-crise. S'il retrouve des solutions à son ou ses problèmes, il y aura retour à l'équilibre et la crise sera évitée. Toutefois, une crise peut survenir si le recours aux mécanismes d'adaptation ne contribue pas à résoudre le problème.

Il est à noter que toutes les crises ne sont pas des crises suicidaires. Ces dernières se distinguent évidemment comme un moyen de faire cesser la douleur et la souffrance.

Lors d'une crise suicidaire, le déséquilibre se manifeste de diverses façons. Ainsi on remarque parfois que la personne en difficulté est submergée par ses émotions, qu'elle semble fatiguée et même vidée physiquement, qu'elle se perçoit négativement et croit qu'elle n'en sortira jamais.

C'est la perception que l'individu a d'un problème et l'impression que rien ne peut y faire, qui entraîne une crise. Ainsi face à un même événement, certains vivent une crise ou une crise suicidaire, tendis que d'autres réussissent à l'éviter en faisant appel à leurs mécanismes habituels d'adaptation.

Les personnes suicidaires ont souvent l'impression ou la certitude d'avoir épuisé tous les moyens à leurs dispositions pour solutionner la crise à laquelle ils font face. Certains ont en effet épuisé leur répertoire de stratégies personnelles.

Il y a résolution positive si l'individu trouve ou développe des mécanismes d'adaptation (lecture, thérapie, groupe d'entraide, échanges...) qui lui permettent de retrouver un état d'équilibre égal ou supérieur à celui qu'il avait atteint auparavant.

Il y a résolution neutre si l'individu utilise différents moyens pour ne pas vivre ou affronter la situation problématique (heures supplémentaires, partir en vacances, se trouver un(e) ami(e) trop tôt ^pur atténué la douleur du dépars de l'autre ou pour ne plus se sentir seul(e) ). Dans ce cas, la situation problématique va resurgir tôt ou tard.

Il y a résolution négative si l'individu adopte des stratégies ou a recours à des mécanismes d'adaptation comme la drogue et l'alcool. Ces comportements ne règlent pas les problèmes et de plus ces comportements ont tendance à créer de nouvelles situations problématiques. La personne demeure donc en état de déséquilibre, puisqu'elle n'a pas trouvé de mécanismes d'adaptation positifs.

*Séguin, Monique. Le suicide, comment prévenir
*Smith, Julie. Coping with suicide
*Tiré du document de formation SAM(suicide action Montréal)






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