Les hommes sont aussi victimes de violence

Les études sur la violence familiale démontrent que les hommes et les garçons sont tout aussi susceptibles d'être soumis à de mauvais traitements que d'en être responsables. La violence familiale et les mauvais traitements traduisent une volonté de prise de pouvoir plus qu'ils ne reflètent la loi du plus fort. Ces problèmes revêtent différentes formes selon l'âge, le sexe de la victime et de l'agresseur, et les circonstances.

Une étude réalisée en 1995 auprès de jeunes couples de militaires américains, chez qui on pourrait s'attendre à ce que la violence soit le fait des hommes, a révélé que l'incidence de mauvais traitements était la même pour les hommes que pour les femmes. Une enquête portant sur les admissions dans les salles d'urgence à Detroit a démontré que 38 % des personnes admises à cause d'incidents de violence familiale étaient des hommes. Une étude effectuée en Ontario en 1994 a démontré que les garçons et les filles étaient victimes de violence de tout type en proportions similaires (46 % pour les garçons et 54 % pour les filles), y compris la violence sexuelle. Chez les 8 à 11 ans, les garçons représentaient 42 à 44 % des cas d'agression sexuelle. Les différences observées entre les hommes et les femmes sont surtout liées à la gravité des blessures. Les femmes sont plus exposées que les hommes à des lésions extrêmement graves ou mortelles.

Un rapport publié par Santé Canada en 1996 révèle qu'il est aussi difficile pour les hommes et les garçons que pour les femmes et les filles d'admettre qu'ils sont victimes de violence, et qu'il leur est encore plus difficile d'aller chercher de l'aide. Selon les auteurs du rapport, l'actuelle théorie patriarcale de la violence, le fait que l'on s'attende à ce qu'un garçon ou un homme soit «fort» et capable de se protéger, et la non-reconnaissance des différentes formes d'agression sexuelle contribueraient également au problème.

Un autre problème est certes le manque de ressources, par exemple de centres d'hébergement et de services de conseils, pour les hommes victimes de violence. De plus, bon nombre d'intervenants de première ligne, comme les policiers et les travailleurs sociaux, n'ont pas reçu une formation appropriée pour s'occuper de ces cas.

Source : www.servicevie.com/02Sante/Sante_hommes/Hommes30092002/hommes30092002.html




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