VIOLENCE CONTRE LES HOMMESPourquoi ne par parler de violence contre les hommes, de violence conjugale ou tout simplement de violence?
Les hommes commettent la très grande majorité de l’ensemble des crimes de violence, qu’ils infligent habituellement à des femmes et à des jeunes filles. En 1996, la moitié (48 %) de tous les crimes de violence commis au Canada ont été le fait d’un agresseur masculin s’en prenant à une victime féminine. Les hommes ont agressé d’autres hommes dans seulement 39 % des cas; 7 % des affaires concernaient l’agression d’une femme par une femme et 6 % l’agression d’un garçon ou d’un homme par une jeune fille ou une femme.
·Qualifier la violence faite aux femmes de « violence conjugale » occulte le fait que presque toute cette violence est perpétrée par des hommes contre des partenaires féminines et que, les hommes ayant souvent plus de force physique que les femmes, plus de femmes se retrouvent à l’hôpital ou meurent en raison de cette violence.
·Plus de la moitié de toutes les agressions physiques déclarées infligées à des femmes adultes sont le fait de membres de leur famille, dont la moitié sont les conjoints, alors que 14 % seulement des agressions infligées à des hommes sont le fait de membres de leur famille, dont 8 % sont leur partenaire masculin ou féminin. 35 Un modèle semblable se dégage pour les jeunes de moins de 18 ans : les garçons se battront surtout avec des connaissances et des étrangers, tandis que les filles seront plutôt agressées physiquement et sexuellement par des membres de la famille. 36 Les sévices et le contrôle infligés de façon continue par quelqu’un qui est sensé vous aimer représentent la plus grande des trahisons et ont un immense impact psychologique à long terme. Ce type d’agression diffère profondément des autres comme, par exemple, les conflits ponctuels et isolés avec des étrangers.
Qu’elles soient dirigées contre les hommes, les femmes ou les enfants, toutes les formes de violence sont à proscrire. Il ne s’agit pas de présenter les hommes comme des monstres mais d’essayer de comprendre les causes profondes de la violence et les moyens de la prévenir. Si nous refusons de regarder en face le clivage de genre évident dans la violence et ce qu’il nous apprend du problème et de ses éventuelles solutions, nous ne ferons que perpétuer le problème pour les générations à venir.
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