Comment survivre au harcèlement psychologique

Comment survivre au harcèlement psychologique
Des moyens pour se défendre
Manon Groleau: rescapée de l'enfer
Marie-Josée Cordeau: retrouver confiance en soi
Ginette Blanchet: tolérance zéro!
Derrière le masque du bourreau; L'avis de la psy;
À lire avant d'agir; Où trouver de l'aide?

Intimidation verbale, chantage, critiques déplacées et commentaires abusifs sont le lot quotidien de nombreuses personnes au travail. Trois femmes, qui en avaient assez de subir ce harcèlement psychologique, ont décidé d'y mettre fin une fois pour toutes.
Par Louise Bourget

Sans l'avoir nécessairement vécu, nous savons toutes ce qu'est le harcèlement sexuel. Mais qu'en est-il du harcèlement psychologique? En quoi consiste-t-il? Est-il aussi dommageable pour la victime? Les experts et les ouvrages qui traitent du sujet parlent d'un processus destructif, d'un enchaînement de propos et d'agissements hostiles qui, pris isolément, pourraient sembler anodins, mais dont la répétition constante - deux ou trois fois par semaine, parfois tous les jours - a des effets pernicieux pour l'individu d'abord, mais aussi pour l'organisation qui l'emploie. Selon une recherche menée auprès des membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et rendue publique en avril dernier, le «bourreau» peut être un collègue (31 % des cas), plusieurs collègues (22 %) ou un supérieur hiérarchique (22 %).

«L'agresseur exerce un contrôle constant et abusif des allées et venues de sa victime, des rapports qu'elle entretient avec ses collègues, de ses conversations téléphoniques et du temps qu'elle met à accomplir ses tâches», explique Esther Paquet, porte-parole de l'organisme Au bas de l'échelle qui défend les droits des travailleurs non syndiqués depuis 27 ans. En multipliant ses attaques, le harceleur provoque chez sa victime un sentiment d'infériorité et une perte progressive d'estime de soi. «Elle en vient à douter de sa perception de la situation et même à se sentir coupable et responsable de ce qui lui arrive», ajoute Mme Paquet.

Des moyens pour se défendre

Que faire quand on devient la cible d'un employeur ou d'un collègue impitoyable? Tout d'abord, Esther Paquet suggère de chercher du soutien auprès d'un proche, d'un collègue ou d'un autre supérieur. «Il est essentiel de ventiler les tensions et de valider ses perceptions, car il s'agit d'une période très difficile à vivre», explique-t-elle. D'autre part, le fait de s'accorder une période de répit permet à la victime d'envisager la situation avec plus d'objectivité et de désamorcer l'effet dévastateur du harcèlement, par exemple en demandant un congé de maladie à son médecin ou en prenant des vacances.

Il faut également se rappeler que, si les paroles - même blessantes! - s'envolent, les écrits restent. Voilà pourquoi Mme Paquet conseille de noter les gestes et les propos de l'abuseur, ainsi que les dates, les heures et les endroits où les incidents ont eu lieu, car ces renseignements pourront servir de preuve en cas de recours juridique. «Une excellente façon de réagir est de rester polie en toute circonstance et de s'en tenir aux faits, précise-t-elle. Et plus la victime réagit vite, meilleures sont ses chances de mettre fin à ce type de harcèlement.»

Jusqu'à présent, aucune loi ne sanctionne le harcèlement psychologique. Mais les personnes aux prises avec un tel problème au travail ont tout de même des recours juridiques: «En l'absence d'un syndicat au sein de l'entreprise, il reste la poursuite au civil ou, s'il y a eu menaces de coups ou blessures, la poursuite au criminel», souligne Mme Paquet. De plus, si la victime éprouve des problèmes de santé liés au contexte, elle peut s'adresser à la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST). Précisons également que, depuis mai 2003, la nouvelle Loi sur les normes du travail - dont les dispositions sur le harcèlement psychologique entreront en vigueur en juin 2004 - impute à l'employeur la responsabilité du problème. «La loi viendra ainsi reconnaître le droit à un milieu de travail exempt de harcèlement, affirme Mme Paquet. Dorénavant, l'employeur aura donc l'obligation de prévenir le harcèlement psychologique et de prendre les moyens qui s'imposent pour le faire cesser. Ça devrait inciter les victimes à porter plainte plus tôt... avant de tomber malades!»

Manon Groleau: rescapée de l'enfer

Employée modèle et respectée, Manon Groleau a pourtant connu l'enfer au bureau. Débordante de vitalité et de détermination, cette mère de deux enfants, petit bout de femme dans la trentaine, était souvent citée en exemple auprès de ses collègues pour son efficacité au travail, qui lui avait d'ailleurs déjà valu deux augmentations de salaire par année. Pendant plus de neuf mois, Manon est néanmoins devenue le bouc émissaire de sa patronne avant l'abolition de son poste d'adjointe administrative. C'était il y a deux ans. Aujourd'hui, elle voit enfin la lumière au bout du tunnel.

Tout commence lorsque l'entreprise pour laquelle Manon travaille s'agrandit. Presque du jour au lendemain, le climat change. Sa supérieure hiérarchique l'accuse alors de prendre trop de place au sein de l'entreprise. Elle lui lance même carrément: «Ce n'est pas un manque d'honnêteté ni de ponctualité que je te reproche. Je ne suis plus capable de t'endurer. C'est tout!» En plus de réduire peu à peu ses tâches, sa patronne se met à l'accabler de paroles blessantes et de regards réprobateurs. «Elle me tenait constamment des propos du genre: "J'ai déjà eu affaire à des employés de ton espèce qui n'en font qu'à leur tête et qui se prennent pour le patron. N'oublie jamais que c'est moi qui décide, ici."»

Au début, Manon se contente d'ignorer ces remarques. Mais la situation empire et devient invivable. «Rien de ce que je faisais ne trouvait grâce à ses yeux et elle essayait continuellement de me prendre en défaut», raconte-t-elle. Un jour, incapable de tolérer une autre de ses attaques verbales, Manon craque et réplique à sa patronne en haussant le ton: «La seule chose que j'exige de la part de mon employeur, c'est un minimum de respect. Est-ce trop vous demander?» Prise de tremblements incontrôlables, elle quitte alors le bureau sans avertissement et se rend chez son médecin. Diagnostic: anxiété sévère. La consultation se conclut par un arrêt de travail de 28 jours couvert par la CSST. Mais entre-temps, la rébellion de l'employée harcelée a eu pour effet d'attiser la colère de sa supérieure. Et à son retour au travail, Manon doit de nouveau subir insinuations, menaces et attaques verbales... jusqu'à l'abolition de son poste.

Durant son arrêt de travail, Manon avait décidé de porter plainte à la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST). Elle s'était aussi rendue à la Commission des normes du travail (CNT), où un agent lui a recommandé de noter toute parole et geste vexatoires afin de pouvoir constituer un dossier.

Lorsqu'elle perd son emploi, Manon dépose une plainte à la CNT pour congédiement déguisé. Mais son cauchemar ne s'arrête pas là. Elle doit en effet retourner deux fois à la CSST pour débattre de l'admissibilité de son cas et, pire, son ex-patronne la relance même chez elle par téléphone. L'avocat de la CNT lui interdit alors d'entrer en contact avec Manon, tandis que le conjoint de celle-ci communique avec l'avocate de la partie patronale pour l'aviser que, si sa cliente récidive, son épouse portera plainte au civil. Ce n'est qu'à ce moment-là que la patronne lui fiche enfin la paix.

Aujourd'hui, après une période de visites hebdomadaires chez sa psychologue pour l'aider à reprendre confiance en elle, Manon travaille pour une multinationale où elle occupe là aussi un poste d'adjointe administrative. Elle y est heureuse et appréciée. Mais malgré tout, elle reste sur ses gardes. «Deux ans plus tard, j'ai encore des craintes de déplaire à mon nouvel employeur. On dirait que j'ai peur de la liberté d'action qu'on me laisse au bureau. Avant, j'étais épiée sans arrêt. C'est comme si, d'un seul coup, j'avais perdu l'expérience acquise au cours des 15 dernières années.» Dans ses temps libres, Manon a entrepris la rédaction d'un livre - qui raconte en détail toute son histoire - dans le but de venir en aide aux victimes de harcèlement psychologique au travail. Soulignons enfin que sa propre démarche a porté ses fruits, car sa plainte à la Commission des normes du travail pour congédiement déguisé lui a valu un règlement hors cour acceptable.

Marie-Josée Cordeau: retrouver confiance en soi

Bien que compétente et dévouée, Marie-Josée Cordeau, une secrétaire de 36 ans, souffrait d'une grande timidité et manquait de confiance en elle. «J'attendais trop qu'on me félicite pour mon travail. Et ça me rendait sans doute plus vulnérable pour un manipulateur à la recherche d'une victime», dit-elle.

Entrée en poste pour remplacer une employée en congé de maternité, Marie-Josée obtient par la suite un emploi permanent. Tout va bien jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle vice-présidente qui, aussitôt, l'abreuve régulièrement de commentaires désobligeants. Elle critique sa personnalité et ses capacités à travailler en équipe, lui reproche sa susceptibilité et son manque d'initiative. «Ses remarques me faisaient de plus en plus mal, raconte Marie-Josée. Elle répétait avec insistance que je ne comprenais rien. Sur un ton sarcastique, elle disait que personne ne voulait travailler avec moi, sans préciser pourquoi. J'étais toujours sur mes gardes...»

La surcharge de travail qu'on lui impose et le comportement de sa patronne à son égard incitent Marie-Josée à s'isoler de plus en plus. «Au fond de moi, dit-elle, je sentais bien que cette situation n'était pas normale, mais je ne savais pas quoi faire. Je n'osais pas vraiment en parler, même à mon conjoint. Je gardais ça pour moi.»

Quelques jours avant Noël, elle apprend que son poste est aboli. «J'ai pris ça dur, avoue-t-elle. Je ne savais pas ce qui clochait dans ma façon de travailler et j'en suis venue à douter de mes capacités professionnelles. À la suite de cette histoire, j'ai cumulé les emplois à contrat.»

Deux ans plus tard, dans un centre d'emploi, justement, Marie-Josée rencontre un psychologue qui lui fait réaliser qu'elle a été victime de harcèlement psychologique au travail. Les consultations qu'elle amorce alors avec lui vont s'échelonner sur une période de trois mois.

Aujourd'hui, Marie-Josée croit que les victimes de harcèlement peuvent s'en sortir à condition de se donner le temps de guérir. «Surtout, il ne faut pas accepter qu'on vous manque de respect, peu importe le poste que vous occupez dans l'entreprise. Avec le recul, je vois la situation d'un autre oeil. Mais je me rappelle à quel point ma souffrance était grande lorsque je vivais tout cela de l'intérieur. J'ai même pensé au suicide», confie-t-elle.

Comment réagir quand on se sent prise au piège? À cet égard, Marie-Josée est formelle: «Il ne faut pas hésiter à se chercher des alliés, du soutien, à se donner le droit à l'erreur et, surtout, à ne pas se culpabiliser.» À son avis, il est essentiel de choisir un thérapeute qui connaît bien le problème du harcèlement psychologique au travail et ses conséquences pour la victime. «Habituellement, en psychothérapie, on ramène tout à soi, dit-elle. Or, un psychologue qui est moins familiarisé avec ce genre de situation peut renforcer la culpabilité de sa cliente.»

En juin dernier, afin de briser l'isolement dans lequel se trouvent les personnes qui subissent le harcèlement en milieu de travail, Marie-Josée Cordeau a créé un forum de discussion à ce sujet dans Internet (http://cf.groups.yahoo.com/group/harcelement_psy). Et tout comme Manon Groleau, Marie-Josée a décidé d'écrire son histoire. Elle a écri un livre (http://www.jcl.qc.ca/fr/detail_livre.php?isbn=2-89431-320-9).

Ginette Blanchet: tolérance zéro!

Parmi les trois femmes qui ont accepté de témoigner pour cet article, Ginette Blanchet est sans doute celle dont la révolte s'exprime le plus fort, clamant l'urgence de faire cesser le harcèlement psychologique au travail. Après deux ans d'impasse, elle a gagné sa propre cause. Mais sa vie a été bouleversée à tout jamais.

Avec 25 ans d'expérience dans le commerce de détail, la retraite se profilant à l'horizon, Ginette était loin de se douter que son boulot quotidien allait devenir insoutenable. C'est au cours d'importants travaux de rénovation au sein de l'entreprise qui l'emploie qu'elle connaît ses premiers déboires avec sa directrice. Plusieurs fois par jour, les regards réprobateurs, les attaques verbales et les menaces se répètent. Incapable de supporter davantage ce mauvais traitement qui dure déjà depuis quelques mois, Ginette affronte sa patronne après avoir su que celle-ci remettait en cause certaines de ses décisions devant des collègues. Elle lui dit: «Si tu n'es pas d'accord avec ce que j'ai décidé, dis-le-moi franchement. Je ne veux surtout pas l'apprendre des autres.» Malheureusement, cette confrontation ne fait qu'envenimer la situation. Parce qu'elle sait à quel point cela choque Ginette, sa patronne continue de lui faire mauvaise presse dans son dos.

Ginette décide alors de consulter son médecin, qui diagnostique un conflit de personnalité. Elle n'est pas d'accord avec ce verdict car, selon elle, il s'agit bel et bien de harcèlement. Nuance! Mais elle décide quand même de suivre les conseils du médecin, qui lui suggère de discuter de sa situation avec son employeur. Mise au courant et piquée au vif par cette démarche, sa patronne multiplie les représailles: ses remarques désagréables se font de plus en plus insistantes et les heures supplémentaires exigées s'accumulent... sans rémunération.

Un certain lundi matin, Ginette sollicite de nouveau une rencontre avec sa directrice, seule à seule. Celle-ci refuse. À bout de nerfs, Ginette l'informe de son départ immédiat: «Je refuse de continuer à travailler dans de telles conditions.» Son médecin lui conseille alors de prendre un congé de 16 semaines (aux frais de l'employeur), suivi par un autre congé de 12 semaines (couvert par l'assurance-chômage).

Malgré ce répit, Ginette n'est pas au bout de ses peines. Pendant près de six mois, les antidépresseurs font partie de son quotidien. Et sa vie de couple bat de l'aile. Au bout d'un an, alors qu'elle n'a toujours pas réintégré ses fonctions, son conjoint lui sert un ultimatum: «Il ne te reste que deux ans et demi avant la retraite, alors oublie donc toute cette histoire et retourne travailler. De toute façon, tu n'obtiendras jamais gain de cause avec une entreprise de cette envergure. Fais ton choix, car je n'ai pas l'intention de te faire vivre plus longtemps.» Elle claque la porte et trouve refuge chez sa fille.

En dépit des embûches, Ginette refuse de baisser les bras. Elle est déterminée à se faire entendre: «J'ai compris que le temps était venu de faire reconnaître à mon employeur que j'étais victime de harcèlement psychologique au travail.» C'est alors qu'une lettre de la compagnie l'avise que son refus de revenir travailler - en réintégrant le même poste - sera sous peu considéré comme une démission. Ginette entreprend aussitôt des démarches auprès de l'organisme Au bas de l'échelle et à la Commission des normes du travail, puis elle consulte une avocate. Après maints efforts et pourparlers, elle gagne enfin sa cause. L'employeur reconnaît qu'elle a été victime de harcèlement psychologique et accepte de payer pour les torts subis, la perte de son emploi, etc.

Aujourd'hui, Ginette est à la retraite. Pour elle, la page est tournée... Mais plus que jamais, elle exhorte les victimes de harcèlement psychologique au travail à se défendre, notamment en appelant la CNT, la CSST, etc. «Surtout, cessons de parler de conflit de personnalité entre deux personnes quand une telle situation se produit, dit-elle. Il faut dénoncer ce problème!»

Selon les propos de Ginette, le processus de règlement hors cour s'est accéléré dès qu'une avocate est intervenue dans le dossier. Il faut croire que la mauvaise publicité qui entoure une situation de harcèlement psychologique au travail ne fait pas le bonheur d'une entreprise qui se respecte...

Derrière le masque du bourreau; L'avis de la psy;
À lire avant d'agir; Où trouver de l'aide?

Selon Pascale Poudrette, psychologue à l'Université de Montréal, un agresseur, plus souvent qu'autrement, s'en prend à une personne qu'il perçoit comme une menace. L'agression est alors un moyen de défense qui vise à détruire l'autre et à lui faire perdre son emploi. L'agresseur est souvent envieux et sent le besoin de diminuer ses pairs pour se rehausser. En général, cette personne a un grand vide intérieur à combler. Elle peut agresser par l'exemple (parents abusifs) ou pour le plaisir de voir l'autre souffrir.

L'avis de la psy
Pour comprendre comment le cycle de harcèlement psychologique se produit, il est important de pouvoir se référer à des cas vécus, comme ceux des trois femmes qui témoignent dans cet article. Ainsi, «ces exemples concrets pourront encourager les personnes qui se croient victimes de harcèlement à pousser plus loin leur interrogation», estime Pascale Poudrette.

Parmi les effets qui se manifestent dans une situation de ce genre, signalons d'abord que la personne harcelée devient troublée et confuse. «C'est un peu comme l'impression d'être anesthésiée, note la psychologue. On développe alors des sentiments d'irréalité (qu'est-ce qui m'arrive?, je vais finir par me réveiller, etc.).» Une fois la confusion installée, la victime essaie de trouver des explications à la méchanceté de son agresseur. «Elle doute de ses propres perceptions, de ses sentiments, de ses attitudes.»

Après le doute s'installe l'autodévalorisation. La victime a alors tendance à se culpabiliser et à avoir honte de ce qui lui arrive (tu n'en serais pas là si tu étais plus compétente, plus efficace, etc.), ce qui l'amène à s'isoler davantage et, par conséquent, à être encore plus vulnérable. «La confusion, combinée au doute et à la baisse d'estime de soi, engendre un état de stress et de peur. La victime est constamment sur le qui-vive. Elle tente d'amener l'agresseur à des dispositions plus paisibles, plus favorables, en réagissant très peu à ses remarques mesquines, au chantage ou à l'intimidation verbale dans l'espoir d'éviter les conflits», ajoute Mme Poudrette.

La pression interne augmente aussi considérablement. La victime s'épuise peu à peu. À cette étape survient souvent le congé de maladie, note Pascale Poudrette. Il faut alors être très vigilant, car une situation d'épuisement émotionnel qui perdure peut conduire quelqu'un à la dépression. La victime de harcèlement doit également apprendre à reconnaître les gestes de violence et, surtout, accepter le fait qu'une personne qu'elle respecte puisse être dangereuse pour elle et qu'il faille s'en protéger. «C'est la clé du problème, car les agresseurs sont souvent des personnes qu'on estime», conclut la psychologue.

Où trouver de l'aide?

Au bas de l'échelle, groupe populaire pour la défense des droits des travailleuses et des travailleurs non syndiqués: (514) 270-7878 ou www.aubasdelechelle.ca.

Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST), gouvernement du Québec: (514) 906-3000, 1 866 302-2778 ou www.csst.qc.ca (ne fonctionne pas)
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec (CDPDJ): (514) 873-5146, 1 800 361-6477 ou www.cdpdj.qc.ca.

Commission des normes du travail, gouvernement du Québec: (514) 873-7061, 1 800 265-1414 ou www.cnt.gouv.qc.ca.

Service d'aide à la clientèle, ministère du Travail, gouvernement du Québec: (418) 643-4817, 1 800 643-4817 ou www.travail.gouv.qc.ca.

Groupe de discussion dans Internet: http://cf.groups.yahoo.com/group/harcelement_psy.

Source : www.canoe.qc.ca/artdevivresociete/aout20_03_harcelement_a-can.html






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