La lutte contre le crime
La lutte contre les motards criminalisés,
quelques repères chronologiques

Perçus, dans les années 60, comme une quelconque mafia d’amateurs, les groupes de motards criminalisés se sont structurés au cours des 40 dernières années, se disputant le contrôle des activités criminelles.

À partir de 1994, la guerre des motards s’amplifie. Depuis, elle a fait 160 morts. Une vingtaine de personnes innocentes ont été tuées ou grièvement blessées dans ces affrontements.

L’opinion publique a été vivement alertée en 1995, lors de l’assassinat du jeune Daniel Desrochers dans l’explosion d’une camionnette piégée. Il ne s’agissait plus là de règlements de comptes dans les endroits mal famés mais d’un meurtre perpétré en plein jour dans un quartier paisible.

Pour contrer les agissements des regroupements de criminels, le gouvernement du Québec adopte, en 1996, la Loi sur les produits de la criminalité en vertu de laquelle les biens saisis provenant d’activités criminelles sont redistribués en partie aux victimes, en partie à des organismes de lutte contre le crime. Ottawa ratifie deux lois anti-gang : la Loi C-95, en 1997, renforcée, en 2002, par la Loi C-24 qui inclut 3 nouvelles infractions ainsi que des peines sévères visant l’appartenance à des organisations criminelles.

Dans l’intervalle, les forces policières et juridiques mènent leur combat. L’opération « Printemps 2001 » conduit à l’arrestation d’une centaine de Hells et de leurs associés.

À la suite de deux retentissants méga procès, 29 motards criminels sont reconnus coupables et condamnés à des peines de prison. Dans un autre procès, Maurice « Mom » Boucher, leur chef, reçoit une sentence de prison à vie pour avoir commandé les meurtres des agents correctionnels Diane Lavigne et Pierre Rondeau.

En février 2004, les forces conjuguées de la Gendarmerie royale, de la Sûreté du Québec et des corps policiers municipaux mènent deux grandes opérations dans la région métropolitaine et dans la région de Québec. Ces descentes permettent l’arrestation de plus de 100 suspects.

En dépit des succès obtenus, la lutte n’est pas gagnée pour autant. S’adaptant aux nouvelles stratégies policières, les bandes de motards morcellent et multiplient les sections de leurs organisations.

Source : http://www.erezi.ca/content/view/21/19/lang,en/




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