moi j'y pense sans arret au suicide pour deux choses celle de ma femme et celle de ma cousine
faute de chantage de leurs parts a toutes deux et j'ai du mal a le suporter car sa me ronge
enormément l'interrieur de moi méme.
Bonjour Isabelle
Je ne sais pas trop par ou commancer .Ouf ... il y a bientot deux ans que mon ex conjoint avec
qui j ai vécu 15 ans ses suicider par pendaison le 8 juin 2001.
Apres avoir passer pres de 5 ans de manipulation de peur et de crainte de fausse tentative de
suicide de sa part ( fausse pendaison)de violence verbale et corporel.
Je me suis enfin descider a le metter a la porte .Moi qui croyais qu'en le mettant un terme a
cette union j aurais enfin la paix que je pourrais respirer.Il partie effectivement de la maison
mais revient quelques heures plus tard en redemandant une chance chose que je lui avait donner a
mainte et mainte reprise .Je refusais cette derniere chance comme il l appelais .Alors l enfer
commenca pour moi et mes filles.Il quitta la maison en me lansant tout se qu il avait dans ses
poche a la figure .Il nous embrassas moi et nos filles en prennant bien soin de dire se qui
arriveras lorsque j aurais passer la porte seras de la faute de votre mere.Mais comme a plusieurs
reprise il nous avait fait du chantage personne ne broncha..Et nous le regardion partir etant
convaincu qu il reviendrais comme les autres fois .Mais cette fois je trouvais tout de meme sa
bizarre il m avait laisser son porte monnaie etc....J 'ai donc descider de telephoner a la
police pour porter plainte pour une disparution ....Jours passerer sans nouvelle de lui ....
Et se qui devais arriver arrivas le vendredi apres midi des amies de mes filles qui se promennais
dans le boisé pres de chez moi ont trouver ma voiture stationner la sans personne .Alors l ami
en question es venu me prevenir mais le temps que je telephone a la police pour les prevenir que
l'ont avait retrouver ma voiture ma fille la plus vielle es partie elle meme a la recherche de la
voiture .Moi j avais un drole de presentiment.Comme j etais a pied et que le boisé est tout de
meme a 15 minutes de chez moi j ai donc pris une des bicyclette de mes fille mais malgrer le fait
que j essayais de pedaler le plus vite que je pouvais voulant arriver la avant ma fille j avais
l'impression de ne pas avancer ............................Ses minutes fut interminable.........
Comme j arrivais pres du boisé ma fille en resortais en se tordant de douleur papa papa papa es
pendu mamannnnnnnnnnnnnnnnnnnnn elle hurlais se hurlement m harcele depuis se jours ses cries
etais terrible elle tombais partout et voulais trouver une maison ou telephoner a la police .
Je me suis sentie comme paralyser.Et comme j arrivais moi pour entrer dansle bois 3 voiture de
police me coupais le chemin .C etais bien lui il l avait vraiment fais cette fois.........La se
fut les pire heures de notre vie ma fille en panique normal elle venais de le voir ...Moi tout
aussi paniquer et mes deux plus jeune en pleine crise que j ai du laisser a la maison avec mes
parents ....Ont nous ammena a l hopital moi et ma fille la plus vielle elle pour y etre soignier
pour preque hysterie et moi je devais identifier le corps...........Dieu qu elle sale boulot ses
que d identifier un corps seignieur ses dans ma tete a chaques jours pas une heure sans que je
revoit l image de cette homme qui etais totalement ....................je passe le reste ...
J ai menti a mes fille se jours la en le cachant la date du deces .Je ne pouvais pas leurs dire
que leurs pere c etais pendu 3 jours avant de le trouver je ne voulais pas qu elle souffre sachant
se que sa donnais ....Aujourd'hui je vie la meme chose mais de la part d une de mes filles .
Manipulation et fausse tentative de suicide aussi .Des qu elle subie une deception ses les
lettres parlant de mettre fin a ses jours ses prendre mes bouteille de tylenol pour les ammener
dans sa chambre mais pour enfin les remettre a sa jumelle .Mais quand cesseras cette foutu
manipulation quand pourrais je enfin vivre en paix moi meme et un peu penser a moi et a ma
nouvelle vie de couple.Quelqun peut me conseiller .Parceque aujourd'hui je ne sais plus trop
ou j 'en suis .J ai tellement mal a l interieur de moi je me bat avec moi meme pour reaprendre
a aimer cette vie que l'ont essaie de detruire des que j 'y reprend gout.
Celui qui se suicide pense qu 'a lui il ne pense pas a ceux qui reste derriere lui il detruit
tout meme ses enfants .Quelle belle example a leurs donner .Je suis une fonceuse pas une
perdante ........
Gazelle.
un peu d'humanité dans ce monde morderne
Bonjour, je viens de découvrir ce site et j'ai lu plusieur messages du
forum. Je suis très sensible à la souffrance d'autre mais jee peux vous
dire que je ne suis pas quelqu'un à la pleurette facile d'ordinaire
mais, en lisant certain messages, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer.
Il y a des témoignages qui me rejoignent tellement dans mon vécu, dans
le cheminement que j'ai fais. Je dirais que les pires moments ont été
durant l'automne 2001 et le printemps 2002. J'avais déjà entamé une
thérapie à ce moment et c'était comme si toute mes souffrances accumulés
éclataient. J'avais longtemps souffert de phobie sociale et je
supportais de moins en moins la solitude et le sentiment d'être «pas
comme les autre». Et aussi, j'étais dans une grande période
d'incertitude avec mon orientation scolaire., je ne savais plus si
j'aimais vraiment ce que je faisais. Ça peut paraître con mais, tant de
fois j'ai pensé au suicide dans ces moments où je me sentais nul et
incompétent de ne pas réussir PARFAITEMENT. Plus tard, des médicaments à
la fois anti-dépresseurs et anti-anxiolique m'ont été prescrit et c'est
là que j'ai commencé à remonter la pente. Enfin, aujourd'hui en 2003, je
suis vraiment fier d'avoir tenu le coup et d'être maintenant où je suis
là avec tous mon cheminement. Ces moments étaient vraiment difficiles et
je voudrais pas les revivre, mais si cela n'étaient pas arrivés je ne
serais pas la même personne aujourd'hui, je n'aurais pas les mêmes
expériences alors, j'accepte ce qui s'est passé.
Bonjour j'ai lu plusieur de vos témoignages et je voudrais
vous faire part du mien.
Depuis toute petite ma vie n'a pas été facile. Celà
à commencer à l'âge de 7 ou 8 ans un membre de ma famille à commencer à abuser
de moi sexuellement celà à durer 12 ou 13 ans. Quand mon petit frère est né il y
a de ça 15 ans tout allait bien et puis en grandissant il faisait de plus en
plus de conneries et évidement celà retombait toujours sur moi alors des giffles
et des coups de au cul j'en ai prit... Et puis tout à basculer le jours de mes
16 ans je rentrai du lycée et j'ai trouvé ma mère avec son amant. J'ai mis
quelques jours à m'en remettre. 1 ans et demi après mon père m'annonçait qu'ils
allaient divorcés: le choc.6 mois après j'ai fait mon premier acte
d'automutilation mais celà s'est très vite transformé en tentative de suicide.Au
début j'y allait au cutter puis je suis passée à la lame de rasoir.Je vous
raconte pas les dégats en 2 tentative de suicides j'étais rendue à 100 points de
suture.J'étais en pleine dépression et je délaissais mes études.Je ne
m'intéressais à plus rien. J'avais plus goût à rien ni aux choses ni à la
vie...
Bref j'ai passé 1 mois dans une clinique psycothératheutique et ça
n'allait toujours pas mieux.Et puis un jours le déclique j'ai comprit que tout
ceci était lié à ce que j'avais vécu étant plus jeune. J'ai porté plainte contre
le membre de ma famille et aujourd'hui le procès est loin d'être terminer.Mais
malgré tout ça je m'arrive pas à retrouver goût aux choses et à la vie.J'ai
l'impression que ma vie est fini qu'elle s'arrête là. En l'espace de 5 ans j'ai
tout vécu enfin je pense...
Bien sûre je sors en boite de nuit avec mes
collègues de boulots, je fréquente les bars de nuits avec eux mais rien à faire
je n'ai plus goût à rien...
qu'arrive t-il si je prend 30 comprimés d'effexor 225 mg
est-ce que je vais régler mes problèmes d'un seul coup
surement moins douloureux que de m'ouvrir la gorge de gauche à droite, mais est-ce aussi efficace.
Soyez honnête dans votre réponse s'il vous plait.
Pour moi ce n'est pas un jeu, mais une réalité.
ni une surdose ni vous trancher la gorge ne reglera votre probleme mais entrainera des conséquenses pour les autres qui auront de la peine. Tellement de peine qu'ils voudront se suicider eux aussi.
On ne veux pas mourrir.......juste d'arrêter de souffrir !!
Vous mauque-t-il juste des solutions a votre probleme ?
Si vous voulez m'en parler je suis toute ouie.....
Isabelle ( une femme qui en a bavé aussi)
Isabelle,
Je sais que des gens auront de la peine, mais
je suis certain qu'ils ne suicideront pas pour
autant.
Je vie depuis 1999 un écoeurement de la vie en
générale, j'ai été traité pendant 19 mois, tous
moi inclus croyaient que ce maudit cauchemard
était terminé. Mais depuis décembre 02 j'ai
pris cette décision mais en faisant la promesse
de faire quelque chose pour mes collègues de
travail, soit de leur procurer des conditions
de travail plus humaine, ce que j'ai entrepris
en janvier 03 et je me suis fais la promesse
que la convention collective signée, je me
libérerais du fardeau de la vie, posant ce
geste pour moi envers et contre tous.
Oui j'ai un problème, je n'ai jamais réussi à
rendre les autres heureux (vie de couple) et
cela même rendu à 52 ans.
Présentement je rend une femme et son fils plus
malheurreux que d'autre chose et moi aussi par
la même occasion.
Je ne suis vraiment plus heureux avec eux et je
ne sais surtout pas comment faire.
Je me dégoute moi même et je ne trouve plus
aucun sens à ma vie, donc pourquoi continuer de
lutter pour vivre dans des conditions pareilles.
Je savais que vous ne me donneriez pas la
réponse à ma questions dans le fond, mais je
vous remercie de tout coeur d'avoir pris le
temps de me répondre.
Je ne vous dérangeré plus, vous avez bien
d'autre chat à fouetter comme ont dit.
Bonne chance et continuez d'aider ceux qui le
veulent et qui sont réchappable.
Bonne fin de journée
Bonjour
j'ai connu le site par hazard et j'en suis contente
mon histoire à côté des autres sera moins grave je pense
je vis en Belgique j'ai 43 ans deux fils de 23 ans et 11ans qui sont tout pour moi et pourtant j'ai dérapé envers ma vie
très dur d'admettre que la vie n'a plus de sens pour un homme qui est mon ex-mari je vais essayer de ne pas être trop longue et je vous remercie beaucoup
Voila il y a 1 semaine un samedi j'étais avec mon ex-mari nous sommes tjs restés en bon terme pas loin l'un de l'autre pour notre petit dernier
nous sommes partis faire les courses et mon ex nous à dis qu'il avait rencontré une femme sympa mignonne etc...
je lui ai dis en souriant c'est bien (la encore aucune pensée ) puis de retour chez moi j'ai eus un mal au coeur incroyable et me suis mise à pleurer pendant tout le w-end .
Quand je suis allée chez mon ex je lui ai demandé si il était amoureux de cette femme avec la de peur de la réponse il m'a répondu "accroché" et là mes pensées ont étés dans tous les sens je me suis mise à pleurer en lui disant que je l'aimais encore et que j'avais mal je suis devenue désagréable vis-à -vis de cette femme et il ma dit de partir
le 26 il m'a telephoné en me demandant comment j'allais je lui ai dis mal très mal je t'aime
et je lui ai dis je veux mourir car sans toi .....et cette idée ne ma plus laissée une minute et il me fallait un courage que je n'avais pas "mourir"
il m'a dit pense à tes fils à moi c'est pas possible une battante comme toi ....ils me disent toujours que je suis super-woman
mais la fatiguée la super nana
j'ai pensé a eux mais pas moins à moi et je les aime pour l'instant je vis car pas de passage à l'acte grâce à mon amie mais cette idée était forte et je comprends mieux maintenant les personnes qui pensent un jour à se suicider
chacunes avec ses valeurs de la mort je ne sais pas si je vais aller mieux mais j'essaye pour mes enfants et pour lui
car je l'aime et je sais qu'il m'aime aussi avec le temps nous y arriverons
j'avais besoin de parler à qq'un et vous êtes là merci
j'espere que vous tous et toutes en me lisant vous y penserez d'une autre façon et trouverez une autre solution que la mort même si cela à l'air tellement plus facile
je vous embrasse fort et bon courage
de la belgique
bonsoir à tous et toutes
désolée mais je ne sais plus que faire
j'ai écris sur ton forum et te remercie de ton aide mais je coule de nouveau je dois me secouer pour
mes fils mais pas évident
il à quitter (elle) cette personne et nous avons renoués une relation mais je n'arrive pas à
combler le manque que j'ai je ne sais pas si tu comprends car pas la même façon de dire chez vous
mais j'ai besoin de parler
dur dur mon fils est la et ne sait pas que je suis sur le forum mais il à peur quand il me voit
pleurer (je ne veux pas de ca )
la je dis des choses mais elles passent et reviennent. Je dois dire que quand il me dit après qu'il
m'aime encore dur car moi je l'aime encore même si nous étions séparés depuis 4 années et même si
j'ai rencontré une autre personne après 1année et demi après notre séparation voulue de moi avec
l'autre personne c'est fini depuis plus d'une année avec mon ex nous avons reessayés la vie chacun
chez soi en amour
je sais que je l'aime tant mais lui est distant je sais que je lui ai fais du mal en le laissant
tomber une 2 ième fois mais j'ai eus peur et maintenant il me dit d'être patiente que chacun chez
soi c'est ok que le w-end notre fils et lui comme avant car le petit pourrait le vivre pas bien
qu'il bosse bcp (lui) et que pas beaucoup disponible mais je n'ai pas envie de juste le voir pour
le sexe il me dit si tu te sens bien je me sens bien je ne sais plus
désolée pour le tout en vrac mais j'ai un besoin de parler et je sais que chez toi on écoute
merci à vous tous et toutes
de la Belgique
Bonjour,
En ce moment, ma mère est à l'hôpital car elle a des pensées suicidaire. Le médecin nous a mentionné que les médicaments ne fonctionnaient plus pour elle et qu'il reste comme solutions les électrochocs. Ce sera le deuxième traitement qu'elle aura. Le premier, elle est redevenu très pépé et au bout de quelques mois, elle est revenu au point de départ (plus d'intérêt, pensée négative, ne veut pas parler, ne sourit plus, perte excessif de poids, fatigue, difficulté à se concentrer ...)
J'aimerais savoir, une fois qu'elle sera sortie de l'hôpital, est-ce que ce sera possible d'entrer en contact avec vous? Est-ce que vous héberger les gens ou se sont des réunion de groupe seulement? Si vous héberger, combien de temps ça peu durer? Est-ce que c'est jusqu'à temps que le patient soit mieux dans sa peau? Est-ce le genre de personne que vous pouvez acceuillir?
Existe-t'il des maisons de repos ou des centres spécialisés pour aider ces gens? Elle avait commencé à aller dans un centre de jour à l'hôpital que le médicin lui avait conseillé, pour l'aider, et détestait y aller. Même les responsables, nous disait qu'elle n'aimait pas vraiment ça. Rien pour nous aider. Le médecin lui a mentionné qu'il était important de voir des amis(es), de se changer les idées, elle ne voulait rien faire de cela non plus.
Merci de répondre à mes interrogations ou de me donner des références si possible, car nous tenons à ce que notre mère se sorte de cet maladie.
Merci à l'avance
la maison de la famille a qc, je ne la connais pas...faudrais leur téléphoner pour savoir s'ils prendraient votre mère.
Tant qu'a moi, j'offre un refuge des gens qui sont en prise de suicide et doivent refaire leur vie.
L'aide que je donne est mon oreille et pour se refaire une vie, soit a trouver ou appartement un des solutions a leurs problemes. Je ne peux pas soigner une personne 24 heures par jours vu que je suis seule. Je travail a l' extérieur quelques fois et a la maison. Il faut une personne apte a prendre soins d'elle même et comme je n'ai aucune subvention, la personne doit payer un loyer comme n'importe quel loyer. Le maximun est de 3 mois a moins que je n'aille pas de demandes pour un hébergement.
Je vais vous dire l'environnement dans lequel je vis.
J'ai une fermette (poules et cailles)
Un tres grand terrain et la tranquilité de la campagne.
J'espère vous avoir aider un peu. Je reste a votre disposition pour d'autres questions
Isabelle
Salut a tous,
je viens d'avoir une autre petite crise de culpabilite apres avoir regarder un film (What Women
Want). A part pour une scene, le film n'a rien a voir avec le suicide, mais la scene a sonne une
corde sensible.
Je me rappele la premiere fois lorsque j'ai entendu "La chanson du repondeur" des Colocs. Je
ressenti a l'epoque que c'etait un appel a l'aide. J'avais l'intention d'envoyer un email, une
lettre, n'importe quoi, a Dede pour lui offrir mon oreille, meme au risque de ressembler a un
niaisieux ayant mal interprete son impersonification artistique pour ces vrais sentiments.
Bref, je ne l'ai pas fait, meme si chaque fois que j'ecoutais l'album la meme interpretation me
revenait.
Je ne sais pas si mon offre aurait change les choses, si j'aurais pu avoir un impact positif sur
sa vie precieuse, mais aujourd'hui, chaque fois que j'y pense, je ressens de la culpabilite.
Tout ca pour dire que vaut mieux regretter quelque chose que l'on a fait que quelque chose que
l'on a pas fait. Si jamais vous avez l'impression qu'un proche (ou pas si proche) de vous songe
au suicide, essayez de lui parler. Vaut mieux agir et paraitre idiot que de laisser les choses
aller et le prouver.
Tinive
Trois-Rivières, le 26 novembre 2003
Pourquoi ?
Je me questionne…
J’ai travaillé dans le milieu communautaire, au sein d’une maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale. Nous avions le devoir de dénoncer les agresseurs tout autant que d’aider les victimes. Si l’on apprenait qu’un enfant avait été victime d’abus sexuel ou de violence physique, il fallait ABSOLUMENT porter plainte. Si une femme voulait retourner avec le conjoint et qu’il y avait des risques pour les enfants, nous devions ABSOLUMENT dénoncer. On encourageait même les femmes à porter plainte contre le conjoint violent. On s’exposait à des poursuites judiciaires pour non-assistance à une personne en danger si nous ne suivions pas cette procédure. Une de nos intervenantes avait un bureau au palais de justice pour accompagner et soutenir les femmes…
Qu’en est-il des jeunes victimes d’exploitation sexuelle ?
Récemment, Dan Bigras passait en entrevue à Radio-Canada pour « Le show du Refuge ». Une phrase attira mon attention à la toute fin de l’entrevue : « Qu’avons-nous à donner aux jeunes qui se retrouvent dans la rue? Des pédophiles? » Si Bigras et des intervenants sont au courant, je me demande bien comment ils font face à ce phénomène…
Nous avons sensément des groupes communautaires pour aider les jeunes en situation de crise.
Lorsqu’une jeune fille ou bien un jeune garçon qui se prostitue se confie aux intervenants communautaires, est-ce que ces derniers demandent qu’une enquête soit ouverte afin d’épingler les clients pédophiles ? Accordent-ils aux jeunes victimes le même traitement que dans les maisons d’hébergement pour les victimes de violence conjugale?
Certes, il faut tout faire pour aider la victime et faire de la prévention, j’en conviens, mais il faut aussi dénoncer les clients pédophiles, faire ouvrir des enquêtes. Sinon c’est peine perdue, il y aura d’autres victimes, puisque les clients sont au large…
Je me demande parfois en quoi ces ressources sont utiles. Le communautaire réclame des budgets
« récurrents », d’années en années. Il y a toujours plus d’argent, toujours plus de statistiques dans le communautaire, et toujours plus de victimes, toujours plus de problèmes, toujours moins de solutions. Au lieu de tenir des discours idéalistes ou de répéter des rengaines idéologiques, les intervenants communautaires devraient apprendre à lire le Code criminel, le Code civil, etc.
Ces ressources sont utiles à la communauté seulement si l’on s’attaque à la source du problème. Il faut dénoncer les agresseurs et les clients pour démanteler les réseaux de prostitution juvénile et mettre hors circuit les clients. Il y aurait cinq milles jeunes qui se prostituent dans les rues de Montréal, selon le sociologue Michel Dorais. D’où viennent ces statistiques? J’imagine qu’il doit y avoir des jeunes qui se sont confiés aux intervenants du milieu communautaire, non? Où sont les plaintes ? Où sont les clients ?
Aucun groupe communautaire n’a cru bon de se joindre au mouvement civique en faveur de la réouverture de l’enquête policière Scorpion…
Aucun groupe communautaire n’a exprimé publiquement sa position lors du scandale de la prostitution juvénile à Québec…
Aucun groupe communautaire n’est monté aux barricades pour dénoncer l’injustice et l’exploitation sexuelle des enfants.
Seulement une représentante d’organisme a fait une brève sortie médiatique, un an plus tard, soit Mme Diane Lavallée du Conseil du statut de la femme…
Je croyais que les féministes militaient pour la cause des femmes, pour un monde meilleur, pour garantir un avenir meilleur aux jeunes femmes…
Je croyais que les groupes communautaires travaillaient pour un monde meilleur, pour les adultes de demain…
Mais non ! On se donne un mal de chien pour sauver un club de baseball, un club de hockey, un Grand Prix automobile. On se donne un mal de chien pour ramasser des fonds dans le communautaire, pour sensément aider les jeunes victimes d’exploitation sexuelle, par exemple. Cela n’aura jamais de fin puisque les clients et les pédophiles ne seront pas dénoncés. Sommes-nous en train de se faire du capital sur le dos des futures jeunes victimes de pédophiles? Ah ! Le marché du pauvre et de la misère est toujours aussi payant pour les organismes sans but lucratif…
Si les groupes communautaires ne font pas partie de la solution, ils font donc partie du problème.
Carole Quintal
Trois-Rivières (Québec)
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