Enfant tiraillée et parents séparésQuestion: Bonjour, je voudrais savoir quoi faire et quoi dire à une enfant, de presque trois ans, qui est séparée de son père, qui vit chez ses grands-parents maternels et qui subit un lavage de cerveau. Elle nous dit des choses que sa grand-mère lui dit sur son père, c'est inimaginable. L'autre jour, la petite nous a dit qu'elle n'avait pas de père, c'est sa grand-mère qui lui a dit ça. La petite est fâchée contre son père parce qu’elle voit sa mère est fâchée. Elle ne veut pas quitter sa mère, et quand sa mère vient la mener elle pleure, ne veut pas la quitter et ne veut pas nous approcher et c'est pire avec son père, elle ne veut pas qu'il la touche avant qu'elle ne redevienne de meilleure humeur. Après quelques minutes, elle redevient normale et on peut jouer avec elle, mais elle a dit à mon fils la semaine passée qu'elle n'était presque plus fâchée contre lui. J'aimerais avoir des conseils et si vous pouvez nous donner des références de personnes-ressources pour aider la petite qui est prise entre des parents séparés et qui ne se parlent pas. Merci de votre compréhension. Quand l'amour va, tout va! C'est de cela qu'il s'agit, n'est-ce pas? Quoi qu'ait pu faire son père, cette enfant a droit au respect de la part des adultes qui l'entourent... Mais ainsi est la nature humaine, les intérêts de cette enfant passent, semble-t-il, après ceux des «grands». L'amour est aussi, hélas, possession et égoïsme. Puisqu'il est difficile d'intervenir directement auprès de ces grands-parents, il doit bien y avoir un moyen de rejoindre la mère de la petite. Lors de la séparation, les parents ont dû avoir recours à la médiation. Lors de cette entente, ils se sont engagés, à la protection, au respect, à l'éducation de leur petite chérie. Le père pourrait en rappeler les termes à la mère, qui va devoir intervenir auprès de ses propres parents (et d’elle même peut-être). Si la séparation fut affaire de cour, il faut contacter son avocat. Mais le meilleur restera toujours l'entente mutuelle. C'est pour cela que je vous suggère de dire au papa de tout tenter avec la mère avant une intervention officielle. Il pourrait lui parler ou de lui écrire un petit mot lors de la prochaine visite. Il faut éviter, à tout prix, de faire de grandes rectifications auprès de l'enfant. C'est ce que l'on fait pour elle qui compte, plus que ce qu'on lui dit... Ce que vous vivez met en évidence le besoin de l'enfant de vivre une relation stable avec ses parents, même séparés. Il est évident que la séparation n'est pas la décision de l'enfant, mais aucun doute ne doit exister dans son esprit. Ses parents doivent lui dire qu'elle n'est pas responsable de leur difficulté, de leur séparation. Tôt après la séparation, ils ont la responsabilité de l'aider à vivre «sa» séparation de ses parents. Pour l'aider, le papa a l'occasion de prendre une belle place auprès de sa fille. C'est le moment comme jamais de se montrer à la hauteur de son devoir. Il pourrait prendre beaucoup de temps seul avec elle. Écouter ce qu'elle aurait à dire. Avoir des activités : sorties seule à seul, plein-air (parc, pique-nique, camping) et à la maison (aux repas, aux jeux, à l'heure de la petite histoire avant le coucher) toutes les occasions seront bonnes. Vous pourriez lui suggérer de lire les articles cités à la fin de ce texte. Ils pourraient lui être utiles. Qui sait, la mère pourrait aussi accepter de les lire. Si son besoin était plus grand, il pourrait contacter le CLSC de son quartier, qui saurait le mettre en contact avec des regroupements de pères qui vivent de pareilles difficultés. Je souhaite qu'il trouve la tranquillité nécessaire pour aider sa fille dans son développement harmonieux. Pierre-A. Gagné
Psychologue 512-75 Aidons nos enfants à s'adapter à notre séparation La séparation et le divorce sont une transition dans l'histoire d'une famille. Les parents veulent toujours savoir si cela perturbera affectivement leurs enfants. Pour être franc, la réponse, c'est que ça dépend. Nous savons que les enfants ne se laissent généralement pas abattre. Ils peuvent s'adapter à toutes sortes de changements dans leur vie. Cependant, ce qui les perturbe vraiment et gravement, ce sont les conflits incessants. Il arrive trop souvent que la séparation et le divorce entraînent des querelles plus fréquentes entre les parents. Outre leurs sujets habituels de querelle, voilà maintenant qu'ils se disputent à propos de choses comme la garde des enfants, les horaires et droit de visite, les chèques de pension alimentaire, l'heure tardive à laquelle les enfants se sont couchés, et qui paiera le dentiste. Cela place les enfants au cœur du conflit. Ils peuvent se figurer qu'ils sont la source des problèmes de leurs parents. C'est une responsabilité énorme qu'ils font peser sur eux. Les conflits incessants ont un effet très, très destructeur sur eux. Ce que les parents peuvent faire Voici quelques façons de rendre la transition plus facile pour votre enfant: 1. Placez les besoins des enfants avant tout. 2. Faites une distinction entre le rôle de conjoint et le rôle de parent de votre partenaire. Si vous n'arrivez pas à vous entendre quand vous êtes ensemble, agissez comme si vous étiez des collègues de travail:3. Inscrivez-vous à un cours à l'intention des parents séparés et divorcés.
- soyez poli et non émotif;
- prévoyez des rencontres comportant un programme précis;
- entendez-vous clairement sur qui fait quoi et quand.
4. Rappelez-vous que les enfants aiment leurs deux parents et ont besoin de chacun d'eux.
- Allez-y chacun de votre côté, si c'est nécessaire.
5. Soyez patient. Il faut du temps aux enfants pour s'adapter à tous les changements. Ils peuvent avoir à composer avec:
- Critiquer l'autre parent blesse les enfants et pas l'autre parent. Il faut encourager leur relation avec l'autre parent.
6. Aidez vos enfants à comprendre que les émotions qu'ils ressentent à propos de la situation sont normales. Par exemple, il se peut qu'ils expriment leurs émotions en étant agressifs. Ce n'est pas bien, mais les émotions qui sont à la source de l'agressivité sont réelles et normales. Aidez-les à exprimer leurs sentiments de manière saine. Ils pourraient peut-être essayer:
- de nouvelles conditions de vie;
- la perte de contact quotidien avec l'autre parent;
- le déménagement dans une nouvelle maison;
- le fait de se faire de nouveaux amis;
- la vie avec des gens différents.
Créé pour le Réseau canadien de la santé par le BC Council for Families. Mai 2003 Source : http://www.servicevie.com/02Sante/Specialistes/Psychologue/ psycho06102003/psycho06102003.html
- la course;
- la danse;
- le dessin;
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