On veut ton BIEN !
DETTES DE DROGUE
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................
681-6260
661-3700La dette de drogue est une problématique destructrice en soi et trop souvent un sujet tabou. La dette est une souffrance en plus de la consommation. On constate que les dettes amènent souvent des bris dans les relations familiales, telles que: la violence, difficulté de communication, baisse de confiance etc.
Les familles observent fréquemment des changements dans le comportement de leurs jeunes. Il faut se rappeler que chaque situation est unique et plusieurs éléments sont à prendre en considération pour vraiment aider les jeunes et leurs parents.
Indices
- Utiliser le mensonge, manipulation et voir même prise de pouvoir sur ses parents, pour en arriver à ses fins.
- Emprunter de l'argent, voler de l'argent aux parents ou à son entourage.
- Demander de l'argent avec insistance.
- Faire du chantage pour avoir ce qu'il veut.
- Commettre des délits. (vol, recel, taxage, prostitution etc...)
- Recevoir des téléphones fréquents, harcelants et menaçants.
- Avoir un travail régulier, mais son argent s'envole.
- Insister pour avoir un cellulaire ou un télé avertisseur.
- Perdre(vendre) plusieurs objets personnels. (manteau de cuir, etc)
- Utiliser la violence verbale ou physique envers ses frères et soeurs.
La violence fait partie intégrante du milieu de la drogue. Le jeune utilisera donc le moyen qu'il juge le plus rapide pour acquérir de l'argent.
Une ATTITUDE POSITIVE reste toujours la meilleure option. Rester attentif aux autres membres de votre FAMILLE.
Suggestions d'attitudes à adopter pour les parents
Exprimez ce que vous vivez dans la situation en utilisant le JE. Par la suite, écoutez ce que votre jeune veut dire sur le sujet. Aidez votre jeune à exprimer son idée et vérifiez auprès de lui si vous avez bien compris ce qu'il voulait dire. Il se peut que cela prenne plusieurs échanges avant de bien se comprendre. N'ayez pas peur de prendre les devants quand vous avez quelque chose à dire à votre jeune. Par des gestes ou des paroles, faites voir à votre jeune que vous l'écoutez; cela pourra l'inciter à partager davantage. Ne cherchez pas à remplir les silences qui se glissent dans la conversation : il peut s'agir de moments de réflexion importants. Faites lui prendre conscience que sa dette lui appartient. Lorsque vous vivez une situation difficile avec votre jeune, limitez les références à ce qui se faisait " dans votre temps " souvent, cela a pour effet d'interrompre le dialogue.Saviez-vous que ...
(1) (Source: Intervenants, jeune et drogue: Un interligne à combler, pages 15 et16, Enquête centre jeunesse de Québec, 1993)
(2) (Source: Document de travail, rapport préliminaire au groupe de travail portant sur le phénomène du taxage à Québec, Thérèsa Shériff, Éric paquet, janvier 1999)
(3) Action-Tox, spécial semaine de Prévention, novembre 2001 vol. 2 numéro 1 - ED. Action tocxicomanie Bois-Francs - VictoriavilleENQUÊTE AUPRÈS DE 374 JEUNES SUIVIS PAR LE CENTRE JEUNESSE DE QUÉBEC
1 jeune sur 3 a des dettes à cause de sa consommation.
1 jeune sur 5 vend de la drogue.
1 jeune sur 2 a volé pour avoir de la drogue.
1 jeune sur 10 s'est prostitué pour de la drogue(1).
1 jeune en probation sur 7 contracterait des dettes de drogue(2).ENQUÊTE PORTANT SUR LA CONSOMMATION D'ALCOOL ET DE DROGUES AU SEIN D'UN ÉCHANTILLON REPRÉSENTATIF D'ADOLESCENTS QUÉBÉCOIS DE 1995 À 1997.(3)
1808 adolescents (879 garçons et 929 filles) provenant d'un peu partout au Québec ont été interrogés au sujet de leur consommation de drogue et d'alcool. De ce nombre, 90% étaient âgés de 15 ou 16 ans et 80% étaient en secondaire 3 ou 4. Plus de la moitié ont indiqué avoir déjà consommé une ou plusieurs drogues illégales, et le tiers de l'ensemble des répondants ont reconnu en avoir consommé cinq fois ou plus. Les drogues les plus souvent consommées sont la marijuana (44,2% chez les garçons et 49,9% chez les filles) et les substances hallucinogènes (19,1% chez les garçons et 20,5% chez les filles) de plus (2,9% des garçons et 3,9% des filles) ont attesté avoir déjà essayé la cocaïne. Les taux de consommation sont sensiblement les mêmes à Montréal comme à Québec.
Réflexions Volet parents
L'endettement est déjà un problème et ce qui suit est à prendre au sérieux. Si votre jeune demande de l'aide par rapport à ses dettes, il est clair qu'il a déjà essayé plusieurs autres solutions, c'est donc l'occasion pour le parent de faire le point avec le jeune sur sa consommation. Il est important que les parents identifient clairement leur position face aux problèmes. Le jeune a besoin de connaître l'opinion de ses parents même s'il agit à l'opposé.
Problèmes de CONSOMMATION
- Acceptez-vous que votre jeune consomme à la maison?
- Acceptez-vous que votre jeune consomme à l'extérieur de la maison?
- Votre jeune respecte-t-il votre position?
Problèmes de DETTES
- Est-ce que vous pensez que les fréquentations de votre jeune sont positives ou négatives?
- Reçoit-il des appels courts et fréquents?
- Que fait-il de son argent de poche?
- Dois-je payer la dette?
- D'où provient la dette?
Actions/Réactions
Vous avez le droit de refuser que votre jeune consomme des substances illicites, vous avez le droit de dire NON.
Si vous avez perdu le contrôle de la situation, il est important d'être capable de discuter de ce problème et de briser la loi du silence en allant chercher du soutien à l'extérieur du milieu familial. Le parent peut s'outiller par une démarche personnelle. Le consommateur qui vend aussi de la drogue, court de plus grand risque de contracter des dettes car il a directement accès à la substance.
Ainsi, s'installe le cercle vicieux de l'endettement progressif et augmente son engagement face au milieu criminel. Parallèlement à ce phénomène s'opère une cristallisation de la loi du silence au détriment de son réseau familial. La loi fait une nette distinction entre le consommateur et le trafiquant. Donc, il y a également des conséquences judiciaires plus graves pour le trafiquant.Si on paie et que le jeune continue à s'endetter, le message compris par le jeune sera:
"Mes parents me supportent dans mon endettement et ma consommation, ce qui diminue ma responsabilité. Je peux donc continuer à m'endetter car je sais qu'ils vont payer."Message aux parents:
Lorsque le jeune s'implique dans des démarches de réadaptation, le pronostic est très positif quand le parent le supporte et l'épaule.
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