La psychologie de l'enfantL'enfant ne manifeste pas les mêmes signes de dépression que l'adulte, tout d'abord parce qu'il n'a pas la possibilité d'exprimer verbalement sa tristesse. Il va falloir aller chercher ses signes. Dès le nourrisson, les enfants peuvent être déprimés, souvent parce que la mère l'est. Ces enfants deviennent soit très agités, soit amorphes, peu attentifs à leur contexte, enfants qui peuvent se laisser mourir.
Dans l'enfance, le signe principal, peu vu par les parents, est un enfant qui ne joue pas. Le jeu est fondamental en matière d'acquisition et d'apprentissage. Il y a dans le jeu une expression fondamentale de la réalité.
Dans la période de latence (8-12 ans), période où l'apprentissage est très important (écriture, lecture, calcul...). Un échec au CP est important car l'enfant n'arrive pas à construire les choses élémentaires pour plus tard. On peut soupçonner des affects dépressifs. De la petite enfance jusqu'à l'adolescence, les plaintes somatiques. Enfants qui sont toujours dans une espèce de la maladie permanente. Enfants sans cesse dans la plainte physique car ils ne savent pas élaborer une plainte psychique.
Les insomnies, les cauchemars répétés, les terreurs nocturnes. Eventualité d'une dépression de l'enfance, s'intéresser à l'état de la famille et des parents. Savoir si la dépression de l'enfant prépare le déprimé chronique adulte. Il n'y a pas de réponse absolue car certains enfants déprimés pendant l'enfance s'en remettent à l'âge adulte. En revanche, l'adolescent déprimé, la plupart du temps, prépare l'adulte déprimé. La dépression à l'adolescence Les signes peuvent être les mêmes que l'adulte : La tristesse, la douleur morale, souffrance psychique importante. Le désintérêt, les difficultés de l'entourage où ses joies ne donnent plus d'intérêt, ces signes sont accompagnés d'insomnies, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas de mal à s'endormie mais ils sont réveillés à 2h du matin. Le déprimé est très souvent angoissé. Quand la dépression est grave, personnes qui ont une incapacité à quitter le lit. Ce tableau décrit l'état dépressif (différent de : La déprime = Le cafard = Le blues). L'envie de mourir est relatif à ce tableau, qui peut aboutir aux tentatives de suicide. Contrairement à l'enfant, l'adolescent lutte contre la dépression. L'adolescent est dans une période endeuillée, on fait le deuil de notre enfance sans être un adulte. Donc, il y a des coups de déprime à l'adolescence qui ne signifient pas qu'il y a de la dépression. Signes de lutte Les conduites à risque : Personnes qui défient la mort : Sports de l'extrême, tentatives de suicides à répétition. Double vocation : Attirer l'attention sur nos désirs de mourir mais également voir si notre entourage va se rendre compte de notre appel.
Autres signes : Les toxicomaniaques, jeux avec l'alcool, les médicaments, les surconsommations. La conduite au volant. Les conduites anti-légales et de marginalisation, les zonards. Les conduites anti-légales de vol vont devenir des conduites installées, mais au départ elles étaient dépressives.
Certains délinquants le sont sans dépression car dès le début de leur vie ils n'avaient pas de repères. Il y a dans la marginalisation des bénéfices secondaires qui font qu'on va s'habituer à ces mauvaises conditions de vie, ce qui va entraîner de grandes difficultés à la réinsertion. Dépression chez l'adulte Il existe deux manières d'être déprimé. La première renvoie à chacun d'entre nous, car il est bien rare de traverser notre existence sans avoir connu une période dépressive. La seconde est un état dépressif quasiment constant. D'une part, la psychose maniaco-dépressive, une alternance variable d'états d'excitation (maniaque) et de dépression (mélancolique), ces personnes ont une alternance de troubles de l'humeur, cette maladie a des racines génétiques, donc c'est bien une maladie. Les états limites : Etats dépressifs récurents, quasi permanents. Distinction entre les psychotiques et les névrosés. Angoisse de morcellement chez les psychotiques. Angoisse de castration chez les névrosés = Anaclitiques, personnes qui ont besoin de s'étayer. Souffrance narcissique, 'Je ne vaux rien, je ne sers à rien', pose la question de notre utilité, la personne qui le prononce se vise comme un objet, pose la question de la valeur.
Le propre des états limite est l'impossibilité de faire un deuil, élaborer une perte. Personnes qui dans leur relation à autrui sont dans une quête incessante de l'amour de l'autre, mais cette demande est si grande que l'autre ne lui suffit pas, ne le comble pas, cela entraînera justement cette perte de l'autre. Ces gens sont dans la dépendance à l'autre. La question du deuil est notre rapport à la mort, elle a changé depuis le début du siècle. Le rapport au deuil, nous l'avons de moins en moins. Notre espérance de vie a extrêmement augementé. La mort est devenue de quelque chose de complètement technique. La mort est de moins en moins transcendée, déclin de la religion, on a porté notre immortalité sur la médecine. Les procédures de deuil sont escamotées, on ne peut plus montrer à nos proches que l'on est en deuil. Le traitement de la dépression : Les antidépresseurs, médicaments qui luttent contre certaines composantes de la dépression, mais pas contre le fond. S'interroger et s'intéresser de près à la raion pour laquelle on est en deuil et la difficulté à faire ce deuil. Les tentatives de suicide Deux pics, les 18-25 ans et après 65 ans. L'entrée dans la vie adulte et la pré-retraite. Chez les jeunes, il y a un certain nombre d'accidents, dont ceux de la route, qui sont des suicides, conduites à risque. Réussi, entre 50000 et 100000 par an en France. Il faut distinguer le suicide et les tentatives de suicide (3-4% des entrées en urgence à l'hôpital). Très nette prédominance des tentatives chez les femmes, les hommes réussissent leur suicide qui sont souvent plus violents. Une tentative sur deux est une récidive. Plus il y a de récidives plus c'est grave. Enormément de tentatives sont banalisées, essentiellement pour les parents.
Une tentative de suicide n'est pas une maladie, c'est un mode d'expression, soit parce qu'on est dans l'incapacité de faire quoi que ce soit (personnes persécutées, ruinées). N'importe qui, dans des conditions particulières, sont susceptibles de faire des tentatives de suicide. Ce n'est pas une maladie mais une conduite, il n'y a pas de signification à l'avance. On peut se poser 4 questions face à une tentative de suicide : Comment, où, quand et pourquoi.Les tentatives de suicide méritent que l'on s'intéresse aux raisons et aux circonstances éprouvant le passage à l'acte, ce qui peut aboutir au diagnostic. Elles peuvent provenir d'une maladie : Maniaco-dépressive, entrée dans la schizophrénie, peut être le premier signe de la maladie. Elles peuvent être réactionnelles à une difficulté, elles appellent une réponse, il faut se replacer dans le contexte. Ne pas banaliser, prendre les sujets au sérieux. Problème : Eviter la récidive, faut-il hospitaliser ?, faire suivre la personne si elle refuse l'hôpital, mais même si on donne une adresse les gens n'y vont pas, donc demander à la famille d'être vigilent. Savoir modifier le contexte dans lequel ça s'est passé, puis sensibilisation de la personne pour qu'elle ne banalise pas son acte. Problème important en raison de la mortalité qu'elle entraîne, peut être le signe d'une dépression importante ou pas, de fragilité. Mais, il n'est pas à banaliser. Source : http://www.e-monsite.com/isabellesamyn/rubrique-1006349.html
- Comment ? Dans quelle condition ? Qu'est-ce que les gens peuvent en dire ?
- Quand ? Lors d'une réunion de famille, lorsque les parents étaient partis.
- Où ? Au lycée, il y a quelque chose de difficile dans ce lieu ou, au contraire, fuite des parents.
- Pourquoi ? Les raisons, situation difficile.
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