Déprimée ou dépressive?Dépression: oui, on peut s'en sortir
Déprimée ou dépressive?
Une affaire de femmes
S.O.S maman en détresse
Signaux d'alarme; D'où ça vient?
À l'aide!; La peur de consulter
Antidépresseurs + psychothérapie
Agir pour guérir
Enfants dépressifs: soyez aux aguets!
À consulter Dépression: oui, on peut s'en sortir! Qu’est-ce qui provoque la dépression? Comment en reconnaître les symptômes? Peut-on guérir seule? Quel rôle jouent les antidépresseurs? Des réponses claires, enfin! Avec témoignages à l’appui. Par Johanne Mercier Propriétaire d'un petit restaurant, Maryse croule sous le poids des responsabilités. Fatiguée, elle ignore les messages que lui envoie son corps. Elle pousse la machine, maigrit, s'épuise, pleure sans arrêt. À 21 ans seulement, elle décide de tout abandonner, travail et conjoint. Sa dégringolade va durer un an. Après trois fausses couches, Natalie donne enfin naissance à son premier enfant, Charles. Elle a 29 ans. Six semaines après l'accouchement, elle fait une crise de panique, puis s'enfonce peu à peu dans la dépression. La jeune maman doit retourner vivre… chez sa mère! À 23 ans, Béatrice voit son quotidien basculer. Étudiante en médecine, elle ne se sent pas bien dans sa peau. Tout ce qui la passionnait quelques mois plus tôt ne parvient plus à l'allumer. Ses journées commencent et s'achèvent avec des crises de larmes incontrôlables. À tel point que Béatrice croit devenir folle! Le suicide lui apparaît alors comme le seul moyen de se délivrer de cette douleur. Mais Béatrice n'est pas folle. Ni Maryse ni Natalie, d'ailleurs. Comme 5 % des gens à l'heure actuelle, ces trois jeunes femmes souffrent de dépression majeure. Déprimée ou dépressive? «Il faut éviter de confondre dépression et déprime, prévient le Dr Brian Bexton, psychiatre au pavillon Albert-Prévost de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. La déprime, ressentie par la plupart d'entre nous, est une réaction normale à des événements contrariants ou difficiles. Un deuil, une séparation, une perte d'emploi, une faillite ou une maladie peuvent nous plonger dans un état de tristesse et de léthargie comparable à la dépression. Mais cet état ne dure que quelques heures, quelques jours ou quelques semaines au maximum. Ce sentiment de vide et de découragement peut être intense et profond, mais il est temporaire. L'humeur de la personne concernée demeure réactive, c'est-à-dire qu'elle continue de réagir aux stimulus. Parler à un ami, sortir ou aller magasiner, par exemple, lui procure un soulagement passager mais réel. Éventuellement, une thérapie, un groupe d'entraide ou l'échange avec des amis feront émerger des solutions, et la vie reprendra son cours.» Alors que la déprime est une réaction normale, la dépression se définit comme une maladie physique. «Le dépressif est aussi impuissant devant sa léthargie qu'un diabétique devant son taux de sucre, affirme le Dr Bexton. Si la meilleure volonté du monde ne peut modifier le niveau d'insuline du diabétique, les efforts les plus héroïques ne changeront pas non plus l'humeur du dépressif. En d'autres mots, la dépression n'est ni un caprice ni une faiblesse, mais une maladie qui affecte le fonctionnement du cerveau.» xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Une affaire de femmes «Tu ne comprends pas ce qui t'arrive parce qu'à 21 ans, tu n'es pas censée être fatiguée, tu es Wonder Woman! s'exclame Maryse, qui vient de franchir le cap de la quarantaine. Tu ne t'expliques pas cette fatigue ni ces larmes, alors tu en arrives à te considérer comme faible. Dès lors, c'est la honte et tu n'en parles à personne. Tu te tais et tu t'isoles.» Chaque année, la dépression touche environ 5 % de la population, et on estime que 17 % des gens en souffriront au moins une fois au cours de leur vie. Deux fois plus de femmes que d'hommes en sont atteintes. Chez ceux-ci, la dépression est plus fréquente passé la quarantaine, car la sécrétion de testostérone chute lentement à partir de cet âge. Mais pourquoi les femmes en sont-elles davantage victimes? Une des réponses concerne le système hormonal féminin, qui est sujet à des variantes non seulement au cours du cycle menstruel, mais aussi tout au long de la vie fertile: menstruations, grossesse, post-partum et ménopause font en effet valser les hormones à un rythme d'enfer. Or, ces variations d'œstrogènes affectent les neurotransmetteurs qui régularisent l'humeur. S.O.S. maman en détresse «J'ai vécu une grossesse épuisante et, après l'accouchement, j'étais heureuse mais fatiguée, se rappelle Natalie. Malgré la joie d'avoir pu mener ma grossesse à terme, je ne me sentais pas bien. Je pleurais souvent, mais je mettais ça sur le dos du baby blues. Mes amis me disaient "c'est normal, ça va passer"...» Mais «ça» ne passe pas. Natalie est obsédée par l'idée de perdre son enfant. Vigilante à l'excès, rongée par l'anxiété, elle a toujours peur que Charles meure durant son sommeil. Pendant que bébé dort, maman veille. Et s'épuise. Six semaines après la naissance de son fils, Natalie fait sa première crise de panique, à laquelle d'autres succèdent. Accompagnées d'hyperventilation et de tremblements, ces crises durent de 5 à 20 minutes chacune, se répètent deux ou trois fois par jour et l'entraînent dans une dépression. Faute d'obtenir un rendez-vous chez le psychiatre, Natalie s'enlise. Elle dort tout le temps, ne mange plus et devient incapable de prendre soin de son enfant. Résultat: elle se réfugie chez sa mère pendant que son conjoint s'occupe de Charles. «Après l'accouchement, certaines mères auraient besoin qu'on s'occupe d'elles, alors qu'elles-mêmes doivent s'occuper du bébé, explique la Dre Marie Plante, pédopsychiatre au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ). Fatiguées, ces nouvelles mamans en viennent même à interpréter les pleurs de leur enfant comme une agression dirigée contre elles. "Si mon bébé pleure, c'est que je ne suis pas une bonne mère", croient-elles à tort.» Signaux d'alarme Comme dans le cas de Natalie, l'état dépressif peut parfois être confondu avec d'autres malaises passagers (dont le post-partum). Dès lors, comment savoir si l'on souffre réellement de dépression? Nous avons posé la question au Dr Serge Dumas, un omnipraticien qui consacre une grande partie de sa pratique à cette maladie, au Centre médical Berger, à Québec. «La dépression se caractérise par une grande fatigue physique ou morale, explique-t-il. Malgré son désir de sortir de sa léthargie, le dépressif est incapable de trouver du plaisir dans quoi que ce soit, et les gestes quotidiens comme se lever, s'habiller, manger, se laver et entretenir sa maison deviennent des corvées.» Pour éviter de confondre déprime et dépression, un certain nombre de symptômes ont été regroupés afin qu'on puisse clairement identifier la maladie: humeur dépressive toute la journée; aucun plaisir; troubles du sommeil et de l'appétit; perte d'énergie et d'intérêt; léthargie ou agitation; baisse de concentration; sentiment de culpabilité; pensées morbides et suicidaires. Pour qu'un diagnostic de dépression soit posé, au moins cinq de ces neuf symptômes doivent être présents et ce, pendant au moins deux semaines. D'où ça vient? Cela dit, qu'est-ce qui provoque la dépression? Dans 60 % des cas, des facteurs environnementaux sont en cause, tandis que 40 % dépendent de facteurs génétiques. Voyons un peu en quoi consiste chacun de ces deux éléments déclencheurs. Les facteurs environnementaux sont constitués de nos habitudes de vie et des événements difficiles auxquels nous sommes confrontés. Béatrice, par exemple, a vu son enfance perturbée par la mort de sa mère. «À deux ans, j'ai été prise en charge par une autre famille très accueillante, raconte-t-elle. Trois ans plus tard, mon père s'est remarié et je suis retournée vivre avec lui et sa femme, mais je n'avais pas de bons rapports avec ma belle-mère. J'ai été élevée sévèrement, mes initiatives et mes goûts étaient dénigrés; en somme, rien pour rehausser l'estime de soi! J'encaissais les coups, je ne voulais pas faire de vagues.» Le décès du père ou de la mère avant que l'enfant ait atteint l'âge de 13 ans, un passé familial trouble causé par la dépression d'un parent, une éducation rigide ou axée sur la performance, l'abus physique ou psychologique, bref, toutes les dysfonctions du système familial sont des facteurs environnementaux puissants, susceptibles de mener un jour à la dépression. Une fois atteint l'âge adulte, la consommation d'alcool ou de drogues, un climat de travail malsain, la pauvreté et le sentiment de ne pas avoir le contrôle de sa vie deviennent des terrains propices au développement de la maladie. Quant aux facteurs génétiques, ce sont ceux dont on hérite à la naissance. Dès lors, une prédisposition à la dépression, transmise par l'un des parents (ou les deux), est déjà inscrite dans les cellules. Que se passe-t-il en pareil cas? «Sans qu'on sache trop pourquoi, le fonctionnement du cerveau est altéré, explique le Dr Bexton. Les neurotransmetteurs, qui régissent nos comportements, présentent des anomalies. Et l'équilibre hormonal est fragilisé. Ainsi, un déficit de sérotonine entraîne des sentiments dépressifs et d'anxiété, des pensées obsédantes, ainsi qu'une perte de sommeil et d'appétit; une carence en noradrénaline provoque une perte d'énergie et de motivation, ainsi que des pensées négatives; enfin, un manque de dopamine diminue la concentration et le sentiment de plaisir.» La combinaison des facteurs environnementaux et génétiques tend à expliquer que des personnes aussi éprouvées l'une que l'autre sombrent ou non dans la dépression. Ainsi, un problème qui paraît insurmontable à l'un semblera plus facile à supporter pour l'autre. Chez deux adultes issus d'une même famille abusive, par exemple, il arrive que l'un soit atteint de dépression et l'autre pas. «Dans ce cas, les facteurs environnementaux sont les mêmes pour les deux, mais celui qui ne présente pas de fragilité biologique a plus de chance de passer au travers», soutient le Dr Plante. À l'aide! «La dépression est une maladie qui dure environ une année et dont les symptômes peuvent être soulagés par des traitements, note le Dr Bexton. Par ailleurs, une personne qui a vécu un épisode dépressif a 50 % de probabilités d'en connaître un deuxième. Chose certaine, plus vite on consulte, plus on augmente ses chances de bénéficier d'un traitement efficace.» Après avoir abandonné ses études en médecine, Béatrice cherche du secours mais en vain. Aujourd'hui âgée de 42 ans, elle se souvient. «Je n'avais jamais le même médecin, je me promenais d'un cabinet à l'autre. Il faut avoir un minimum de force pour aller chercher de l'aide dans notre système médical et, quand on est en dépression, on n'en a pas. D'autre part, je refusais de prendre des médicaments, car je ne me considérais pas comme "malade". J'ai donc quitté mes études pour un travail peu exigeant, et mes idées suicidaires se sont atténuées. Mais je n'arrivais pas à me concentrer plus de quelques heures; j'allais me cacher dans la salle de bain pour pleurer.» «Par la suite, dit-elle, je me suis inscrite dans une école de théâtre, et là, j'ai vécu une accalmie durant quelques années. J'étais très entourée et ça me convenait; je me sentais prise en charge.» Mais un déménagement, la fin du cours et une rupture amoureuse replongent Béatrice dans la léthargie. «Je suis alors tombée dans une dépression majeure avec tentatives de suicide et hospitalisations. Je n'étais pas satisfaite des traitements à 100 %, mais j'avoue que la médecine m'a sauvé la vie.» La peur de consulter «Malheureusement, bien que l'aide soit disponible et efficace, les gens ont encore peur de consulter, affirme le Dr Dumas. Cette réticence provient du fait qu'il y a quelques décennies la dépression était un état non palpable dont la guérison dépendait du temps et de la volonté. Mais les recherches ont maintenant prouvé que la dépression est une maladie physique reliée au fonctionnement du cerveau et non un état de léthargie un peu énigmatique.» Traiter la dépression comme une maladie physique est donc un phénomène récent, encore mal compris par les dépressifs et leurs proches. «Les gens ont spontanément recours à la médecine pour une fracture ou une maladie cardiaque, mais ils n'ont pas toujours le même réflexe pour une maladie qui affecte leur comportement, affirme le Dr Dumas. Selon la croyance populaire, moins on prend d'antidépresseurs, mieux c'est.» Une telle affirmation reflète d'ailleurs la démarche de Béatrice, qui cesse toute médication vers l'âge de 30 ans. «Durant les 10 années suivantes, dit-elle, j'ai surnagé, gardant avec peine la tête hors de l'eau. J'ai fait des rechutes sérieuses à la suite de nombreux deuils et de la dégradation de ma situation financière. Aujourd'hui, je vais bien environ quatre mois par année. Ma dépression est récurrente, mais les groupes d'entraide m'apportent beaucoup de réconfort. Ce que je trouve difficile, c'est de ne pas avoir pu me réaliser sur le plan professionnel tout en sachant que j'ai du potentiel. Il m'a fallu accepter que l'ex-étudiante en médecine vive de l'aide sociale parce qu'elle est inapte au travail.» Antidépresseurs + psychothérapie À ce jour, le traitement le plus efficace contre la dépression est la médication jumelée à la psychothérapie. Alors que les antidépresseurs régularisent le fonctionnement des neurotransmetteurs en stimulant l'appétit, le sommeil, l'énergie, les pensées positives et la concentration tout en induisant une baisse de l'anxiété, la psychothérapie offre du support à la personne dépressive afin qu'elle travaille sur elle-même et sur son environnement. Si les antidépresseurs ne sont pas assez efficaces, on pourra y associer des hormones ou des stabilisateurs de l'humeur. Dans le cas de Natalie, les antidépresseurs ont été jumelés à des anticonvulsivants, réputés efficaces comme stabilisateurs de l'humeur. Au cours de l'année où elle a pris ces médicaments, Natalie a déménagé et s'est remise sur pied, mais son couple n'a pas résisté au tourbillon. «Je suis donc revenue vivre seule à Montréal avec mon enfant. J'ai alors cessé la médication et j'ai pu recommencer à travailler, d'abord trois jours par semaine, puis à temps plein.» Ses symptômes de dépression ont disparu, et elle a appris à investir dans sa santé mentale par le biais de lectures, de séances de méditation et de rencontres avec un groupe de psychologie bouddhiste. «Afin de diminuer les risques de récidive, les antidépresseurs doivent être prescrits pour une période d'au moins six mois après la rémission de la maladie, souligne le Dr Bexton. Toutefois, le traitement pourra être prolongé si les troubles dépressifs persistent. Notons que les antidépresseurs ne créent aucune accoutumance, mais qu'on devrait progressivement cesser d'en prendre à la fin du traitement.» Agir pour guérir Peut-on se guérir seule de la dépression, sans aide ni médicament? «Oui, mais c'est extrêmement souffrant, affirme le Dr Dumas. De plus, les patients risquent d'être fragilisés pour la vie. Souvent, c'est une course contre la montre. Si on consulte rapidement, les antidépresseurs redonnent au cerveau 90 % de sa capacité antérieure de fonctionnement.» «J'avais vu ma mère prendre des médicaments contre l'anxiété et avoir besoin de plus en plus de "petites pilules" pour dormir. Et je ne voulais pas devenir comme elle, raconte Maryse. Quand je me suis retrouvée au fond du baril, j'ai donc vendu mon commerce et j'ai pris du recul par rapport à ma vie. Je me suis reposée, j'ai déménagé, j'ai fait des choses pour moi, j'ai pris de longues marches, j'ai échangé avec des copines. Il m'a fallu un an et demi avant de me sentir bien.» Depuis cet épisode, les années ont passé et Maryse a de nouveau trouvé l'élan nécessaire pour se relancer en affaires. Aujourd'hui copropriétaire d'une auberge à Bromont, elle reste vigilante. «Toutes les fois que je me sens déprimée, qu'une baisse d'énergie semble s'installer, dit-elle, je ne me laisse pas gruger: je prends soin de moi, je partage mes préoccupations avec des amies.» Chose certaine, le parcours de Maryse a de quoi redonner espoir à celles qui cherchent une lueur au bout du tunnel. «La dépression est une maladie éprouvante mais aussi une occasion de réfléchir sur sa vie, conclut le Dr Bexton. Elle peut même devenir une expérience enrichissante.» À condition de la reconnaître et de la traiter sans trop tarder... xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Enfants dépressifs: soyez aux aguets! Difficile d’imaginer qu’un enfant soit dépressif. Pourtant, au Québec, 1,3 % des élèves du primaire et 4,8 % des adolescents souffrent de dépression. Afin d’en dépister les symptômes, les parents devraient être à l’affût de tout changement significatif dans le comportement de leur progéniture. Entre 6 et 12 ans, l’enfant dépressif devient irritable, colérique, larmoyant, anxieux, défaitiste. Il mange moins et dort mal, se désintéresse de l’école et n’a même plus le goût de jouer. Sa souffrance peut aussi se traduire par des plaintes liées à des malaises physiques (maux de ventre ou mal de cœur). S’il est de type plus verbal, il dira par exemple que «son cœur est plein de larmes», et pourra même avoir des idées suicidaires qu’il exprimera avec des mots qui correspondent à sa réalité d’enfant: «je vais me coucher dans la rue pour me faire écraser». Chez l’adolescent, les symptômes de dépression s’apparentent à ceux des adultes, sans compter que le candidat devient irritable et ne «s’endure plus». Mais comment distinguer une crise d’adolescence normale de la maladie proprement dite? «L’adolescent dépressif n’a pas des sautes d’humeur mais un trouble de l’humeur, précise la Dre Marie Plante, pédopsychiatre au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ). Sa tristesse et son irritabilité sont présentes presque toute la journée et quasi tous les jours. Il faut savoir aussi que, chez un ado, les symptômes dépressifs sont parfois à l’opposé des symptômes classiques chez l’adulte; ainsi, ils peuvent se manifester par de l’hypersomnie, une prise de poids et un évitement de la solitude, qui le fait trop souffrir.» Que faire en pareil cas? Tout d’abord, consulter un médecin qui dressera un bilan de santé pour être certain qu’un tel comportement ne cache pas une autre maladie physique. Si le médecin confirme le diagnostic de dépression, il faudra alors rencontrer un psychologue pour entreprendre une thérapie. «Mais si la dépression est sévère, on peut devoir introduire une médication en plus du traitement psychologique, ainsi qu’une intervention familiale afin d’aider les parents à soutenir leur enfant», soutient la Dre Plante. À consulter LIVRES
La dépression, comment en sortir, Dr Christine Mirabel-Sarron, Éditions Odile Jacob, 2002, 240 p., 29,95 $.
Ne sois pas triste mon enfant, Stéphane Clerget, Marabout, 2003, 189 p., 11,95 $. Pour comprendre et soigner la dépression au cours des premières années de la vie. GROUPES D’ENTRAIDE Revivre, c’est le nom de l’Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires. L’organisme propose des rencontres de groupes (ouverts ou fermés), ainsi que des ateliers d’écriture et d’expression artistique. Info: (514) 529-3081, 1 866 REVIVRE (sans frais) ou Le Groupe d’entraide pour un mieux-être (GEME) s’adresse aux personnes victimes de stress, d’anxiété ou de phobie. Réunions chaque semaine dans plusieurs localités aux environs de Montréal (15 $ la carte de membre + 4 $ par rencontre). Info: (450) 462-GEME, 1 866 443-GEME ou www.geme.qc.ca Le Cercle Polaire vient en aide aux proches des personnes atteintes de troubles de l’humeur (dépression, maniaco-dépression, burnout). Services offerts: intervention téléphonique, groupe de soutien, conférences, ateliers de formation. Info: (418) 623-4636 ou www.cerclepolaire.com SITES INTERNET www.servicevie.com/02Sante/Cle_des_maux/D/maux69.html Pour se renseigner sur la dépression: causes, symptômes, traitements et prévention. www.hsj.qc.ca/CISE Dans le site de l’Hôpital Sainte-Justine, le Centre d’information sur la santé de l’enfant (CISE) fournit les coordonnées de plusieurs organismes d’aide, en plus de nombreuses suggestions de lecture pour les parents, les enfants et les ados Source : http://www.canoe.qc.ca/artdevivresante/nov16_04_depression_a-can.html
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