Caractéristiques de la dépendance affective

La dépendance affective est une dépendance primaire dont l'évolution est progressive et chronique comme la dépendance chimique.

Ceci est pour nous permettre de mieux comprendre les caractéristiques et les conséquences de la dépendance affective des " éclopés de l'amour " et ensuite de proposer une démarche susceptible d'aider la personne dans sa dimension émotive et affective. La personne souffrant de dépendance affective a l'impression d'être incomplet ou vide. Elle tentera désespérément de combler ce vide par des choses provenant de l'extérieur, d'où émergent souvent les comportements compulsifs.

Elle apprendra à consommer d'abord, de façon expérimentale, puis de façon abusive toutes sortes de substances, tels que : nourriture, drogue, alcool, relation sexuelle, travail, jeux etc. surtout elle consomme " les autres , elle s'attend à ce que d'autres êtres humains la comblent, l'apaisent et la remplissent. Elle place les autres au centre de sa vie, les manipules et les contrôlent dans sa tentative désespérée de maintenir ses relations en place même si celles-ci sont autodestructrices et non satisfaisantes.

La dépendance affective se caractérise par des comportements acquis, autodestructeurs et des traits qui résultent en une capacité réduite de créer et de maintenir une relation saine avec un autre être humain.

Une personne dépendante affective c'est : Un homme ou une femme victime de rejet, de violence physique ou psychologique, vivant un sentiment de honte, se croyant responsable de cette situation et pas conséquence, ne se sentant pas digne d'être aimée, d'où le sentiment d'insignifiance, accompagné d'un problème d'estime de soi.

Profil de l'adulte avant une dépendance affective

Incapacité de savoir ce qui est adéquat ou pas

Le sens des valeurs est faussé. Nous vivons dans un perpétuel état d'incertitude, doutant de notre jugement et de nos perceptions des choses.

  1. incapacité de se détendre, de se laisser aller et de s'amuser,
  2. Candidat idéal au " burn-out ", nous nous prenons très au sérieux. " L'enfant spontané " en nous a fini par être enterré.

Perfectionnisme

À la poursuite de l'amour inconditionnel, nous avons fait l'impossible pour obtenir un peu de tendresse allant jusqu'à exiger de nous la perfection. Devenus adultes, nous continuons de juger sans indulgence et nous avons souvent la vision d'idéaux irréalistes.

Incapacité de mener des projets à long terme

Ce comportement est dû au fait que nous étions tellement occupés à vivre dans l'imprévisible, que nous avons inhibé dans notre volonté, le projet de réaliser des activités de longue haleine. Nous recherchons la gratification immédiate.

Incapacité d'avoir des relations affectives satisfaisantes

Nous nous sommes fait rabrouer souvent quand nous avons essayé d'exprimer, nos émotions ou nos besoins. Maintenant fermés comme des huîtres, nous demandons aux autres, de compenser pour ce qui nous a manqué à la maison ; nous sommes des " dépendants affectifs ". Pour nous, le divorce et la séparation sont monnaie courante

Obsession du contrôle

Ni l'un ni l'autre, n'y parvenant, nous souffrons d'insécurité profonde et pour nous rassurer, nous sommes obsédés à notre tour par le besoin de tout contrôler. Il en résulte une grande rigidité face à la vie et une résistance au changement., qu'il soit bon ou mauvais.

Sentiment de solitude extrême

Nous nous sentons toujours " à part " des autres, " pas pareils ", anormaux et effectivement ce qui se passait chez nous n'était pas normal. Nous manquons d'appartenance, nous coupons la communication ou nous nous isolons.

Extrémiste

La subtilité et le sens des nuances n'ont pas leurs places dans les familles dysfonctionnelles où les choses qui devraient être minimisées sont amplifiées ou vice versa. C'est le " tout ou rien ". Il n'y a pas de demi-mesure, de zone grise, c'est blanc ou noir, bon ou méchant, ciel ou enfer.

Dramatisation

À force de vivre dans un foyer en état de crise, nous recherchons à notre insu, à recréer ces situations. Nous devenons très doués pour nous mettre dans le pétrin et nous vivons d'un drame à l'autre. Ce faisant, nous évitons de faire face à nos problèmes réels et de les régler.

Estime de soi déficiente

Lorsque nous étions jeunes, nous avons développé une personnalité conditionnée par le regard de nos parents ; ceux-ci étaient absents ou menaçants. Conséquemment, nous nous percevons comme minables, nous anticipons l'échec alors que le succès nous fait encore plus peur, nous sabotons inconsciemment nos projets et ruinons le résultat nous-mêmes.

Interprétation de la pensée des autres

Nous sommes marqués par la perception (vraie ou fausse), d'avoir été rejetés par nos parents. Nous avons tellement peur de revivre ce choc que nous nous créons un système d'interprétation pour traduire à notre désavantage la pensée des autres. Ensuite nous délaissons les autres par prévention.

État obsessionnel

Chagrins non exprimés et agressivité refoulée, ont pris le visage d'une peur viscérale qui nous tient encore prisonniers. Comme soupapes, nous développons diverses phobies, nous posons des gestes bizarres, non compulsifs et autodestructeurs.

Impossibilité de faire confiance

Dans les foyers cahoteux, les enfants vulnérables ne peuvent s'appuyer sur leurs parents pour être rassurés, protégés ou encadrés. D'une promesse brisée à l'autre, nous en sommes venus à ne plus croire en personne.

Besoin exagéré d'approbation et d'être rassurés (quêteurs d'amour)

Les parents ignorant leur propre valeur humaine ne peuvent aider leurs enfants à bâtir la confiance en eux-mêmes. N'ayant aucune notion de notre propre identité, terrifiés par la peur du rejet, nous cherchons désespérément l'encouragement des autres, nous nous créons alors un personnage acceptable, nous portons des masques dont nous devenons tôt ou tard, esclaves.

Chocs émotifs : Il arrive que des chocs émotifs ou physiques, aie tellement été traumatisants que nous avons effacé de notre mémoire, certaines choses trop atroces. Des périodes entières de notre enfance peuvent alors nous échapper.

Caractéristique de la dépendance affective

Les principales peurs des dépendants affectifs

Voici comment se définit le dépendant affectif

La résignation : Ces attitudes prennent racine dans la croyance infantile que le ou la partenaire ou les autres vont enfin combler ce grand vide intérieur que nous ressentons. En réalité, s'engager dans une relation amoureuse est pour nous une expérience extrêmement stressante. Loin de nous amener au 7 ième ciel, elle nous apporte frustration et déception.

Pour trouver des solutions allez voir la rubrique : Émotions

Source : ancien résident de la maison Le Rucher




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