Caractéristiques de la dépendance affectiveLa dépendance affective est une dépendance primaire dont l'évolution est progressive et chronique comme la dépendance chimique. Ceci est pour nous permettre de mieux comprendre les caractéristiques et les conséquences de la dépendance affective des " éclopés de l'amour " et ensuite de proposer une démarche susceptible d'aider la personne dans sa dimension émotive et affective. La personne souffrant de dépendance affective a l'impression d'être incomplet ou vide. Elle tentera désespérément de combler ce vide par des choses provenant de l'extérieur, d'où émergent souvent les comportements compulsifs. Elle apprendra à consommer d'abord, de façon expérimentale, puis de façon abusive toutes sortes de substances, tels que : nourriture, drogue, alcool, relation sexuelle, travail, jeux etc. surtout elle consomme " les autres , elle s'attend à ce que d'autres êtres humains la comblent, l'apaisent et la remplissent. Elle place les autres au centre de sa vie, les manipules et les contrôlent dans sa tentative désespérée de maintenir ses relations en place même si celles-ci sont autodestructrices et non satisfaisantes. La dépendance affective se caractérise par des comportements acquis, autodestructeurs et des traits qui résultent en une capacité réduite de créer et de maintenir une relation saine avec un autre être humain. Une personne dépendante affective c'est : Un homme ou une femme victime de rejet, de violence physique ou psychologique, vivant un sentiment de honte, se croyant responsable de cette situation et pas conséquence, ne se sentant pas digne d'être aimée, d'où le sentiment d'insignifiance, accompagné d'un problème d'estime de soi. Profil de l'adulte avant une dépendance affective Incapacité de savoir ce qui est adéquat ou pas Le sens des valeurs est faussé. Nous vivons dans un perpétuel état d'incertitude, doutant de notre jugement et de nos perceptions des choses.Perfectionnisme À la poursuite de l'amour inconditionnel, nous avons fait l'impossible pour obtenir un peu de tendresse allant jusqu'à exiger de nous la perfection. Devenus adultes, nous continuons de juger sans indulgence et nous avons souvent la vision d'idéaux irréalistes. Incapacité de mener des projets à long terme Ce comportement est dû au fait que nous étions tellement occupés à vivre dans l'imprévisible, que nous avons inhibé dans notre volonté, le projet de réaliser des activités de longue haleine. Nous recherchons la gratification immédiate. Incapacité d'avoir des relations affectives satisfaisantes Nous nous sommes fait rabrouer souvent quand nous avons essayé d'exprimer, nos émotions ou nos besoins. Maintenant fermés comme des huîtres, nous demandons aux autres, de compenser pour ce qui nous a manqué à la maison ; nous sommes des " dépendants affectifs ". Pour nous, le divorce et la séparation sont monnaie courante Obsession du contrôle Ni l'un ni l'autre, n'y parvenant, nous souffrons d'insécurité profonde et pour nous rassurer, nous sommes obsédés à notre tour par le besoin de tout contrôler. Il en résulte une grande rigidité face à la vie et une résistance au changement., qu'il soit bon ou mauvais. Sentiment de solitude extrême Nous nous sentons toujours " à part " des autres, " pas pareils ", anormaux et effectivement ce qui se passait chez nous n'était pas normal. Nous manquons d'appartenance, nous coupons la communication ou nous nous isolons. Extrémiste La subtilité et le sens des nuances n'ont pas leurs places dans les familles dysfonctionnelles où les choses qui devraient être minimisées sont amplifiées ou vice versa. C'est le " tout ou rien ". Il n'y a pas de demi-mesure, de zone grise, c'est blanc ou noir, bon ou méchant, ciel ou enfer. Dramatisation À force de vivre dans un foyer en état de crise, nous recherchons à notre insu, à recréer ces situations. Nous devenons très doués pour nous mettre dans le pétrin et nous vivons d'un drame à l'autre. Ce faisant, nous évitons de faire face à nos problèmes réels et de les régler. Estime de soi déficiente Lorsque nous étions jeunes, nous avons développé une personnalité conditionnée par le regard de nos parents ; ceux-ci étaient absents ou menaçants. Conséquemment, nous nous percevons comme minables, nous anticipons l'échec alors que le succès nous fait encore plus peur, nous sabotons inconsciemment nos projets et ruinons le résultat nous-mêmes. Interprétation de la pensée des autres Nous sommes marqués par la perception (vraie ou fausse), d'avoir été rejetés par nos parents. Nous avons tellement peur de revivre ce choc que nous nous créons un système d'interprétation pour traduire à notre désavantage la pensée des autres. Ensuite nous délaissons les autres par prévention. État obsessionnel Chagrins non exprimés et agressivité refoulée, ont pris le visage d'une peur viscérale qui nous tient encore prisonniers. Comme soupapes, nous développons diverses phobies, nous posons des gestes bizarres, non compulsifs et autodestructeurs. Impossibilité de faire confiance Dans les foyers cahoteux, les enfants vulnérables ne peuvent s'appuyer sur leurs parents pour être rassurés, protégés ou encadrés. D'une promesse brisée à l'autre, nous en sommes venus à ne plus croire en personne. Besoin exagéré d'approbation et d'être rassurés (quêteurs d'amour) Les parents ignorant leur propre valeur humaine ne peuvent aider leurs enfants à bâtir la confiance en eux-mêmes. N'ayant aucune notion de notre propre identité, terrifiés par la peur du rejet, nous cherchons désespérément l'encouragement des autres, nous nous créons alors un personnage acceptable, nous portons des masques dont nous devenons tôt ou tard, esclaves. Chocs émotifs : Il arrive que des chocs émotifs ou physiques, aie tellement été traumatisants que nous avons effacé de notre mémoire, certaines choses trop atroces. Des périodes entières de notre enfance peuvent alors nous échapper. Caractéristique de la dépendance affective
- incapacité de se détendre, de se laisser aller et de s'amuser,
- Candidat idéal au " burn-out ", nous nous prenons très au sérieux. " L'enfant spontané " en nous a fini par être enterré.
Les principales peurs des dépendants affectifs
- Enfants, la personne n'a pas trouvé au sein de sa famille, réponse à ses besoins affectifs
- Ayant peur d'être abandonné, la personne fait tout pour éviter une rupture
- La personne prend plus que sa part de responsabilité, de blâme et de culpabilité dans ses rapports conjugaux
- Son estime d'elle-même est très faible
- Ayant la conviction qu'elle ne mérite pas d'être heureuse la personne croit qu'elle doit gagner le droit de jouir de la vie
- Habituée au manque d'amour, la personne se montre patiente et intolérante envers une situation conjugale insastifaisante
- La personne tend à rêver d'un scénario idéal du couple plus qu'à vivre la situation avec réalisme
- La personne est peut-être disposée psychologiquement, souvent aussi biochimiquement, à s'adonner aux drogues, à l'alcool ou à certains aliments, en particulier ceux qui sont sucrés
- Traversant des périodes dépressives, la personne essaie de les retarder en s'abandonnant à l'euphorie d'une relation instable
- La personne évite de prendre ses responsabilités vis-à-vis d'elle-même en se centrant sur les problèmes des autres
- Adulte, elle devient dispensatrice de soins spécialement auprès des gens en détresse
- N'ayant pas réussi à changer ses parents, la personne déguise son besoin de contrôle sur les autres en se rendant serviable, utile etc.
Voici comment se définit le dépendant affectif
- La peur de faire confiance : Souvent, nous ne savons même pas ce que ce mot veut dire. Nous vivons dans la méfiance d'où en découlent toutes les autres peurs. Pire que tout, nous avons appris à douter de nous-mêmes, de notre jugement, de nos perceptions. Après avoir inculqué une vision négative de nous-mêmes, de la vie, imaginons le casse-gueule que tout ça peut représenter pour nous d'essayer d'aimer.
- La peur de l'engagement : Il nous est très difficile de faire la différence entre un engagement réel et la codépendance. Nos parents étaient accrochés l'un à l'autre, dans un esclavage où ils s'asphyxiaient mutuellement. Nous ne voulons pas reproduire ce modèle, par contre, nous sommes poussés par un besoin légitime de fusion amoureuse. Suspendus entre le désir et la peur, nous vivons la " tango des névrosés ". Il ou elle avance : je recule etc. Une autre façon plus subtile de fuir l'engagement c'est l'incapacité d'être fidèle en fuyant dans la facilité du vagabondage sexuel.
- La peur d'être rejeté, abandonné et s'exprimer : Si ces plaies d'enfance ne sont pas encore fermées, notre vie affective devient drôlement compliquée. Toute forme de rejet réel ou imaginaire nous fait trop mal. Nous devenons alors de véritables quêteux d'amour, attitude que certains qualifient de façon peu flatteuse de " tapis de porte "
La résignation : Ces attitudes prennent racine dans la croyance infantile que le ou la partenaire ou les autres vont enfin combler ce grand vide intérieur que nous ressentons. En réalité, s'engager dans une relation amoureuse est pour nous une expérience extrêmement stressante. Loin de nous amener au 7 ième ciel, elle nous apporte frustration et déception.
- Je ne suis pas capable de dire " non ", même quand je devrais
- Je vais dire souvent " ça n'a pas d'importance ", alors que ça en a
- Je suis souvent blessé (e) mais très rarement en colère
- · Je crois en général que les besoins et les opinions de l'autre sont plus important que les miens
- Je passe mon temps à m'excuser
- Je vais admettre que j'ai tord même si j'ai raison pour éviter de fâcher l'autre
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Je n'accepte plus les courriels qui finissent par un
(.com) sauf ceux qui sont déjà abonnés, trop de pourriels.
Mon logiciel les détruira automatiquement. De retour à www.suicide-quebec.net