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La culpabilité imaginaire
Lewis Engel et Tom Ferguson
ISBN : 2-8904-4467-8
Parmi nos problèmes psychologiques les plus sérieux, bon nombre sont dus à un type particulier de sentiment de culpabilité : celui que nous éprouvons secrètement de culpabilité envers nos parents, et parfois même à l'égard de nos frères et sœurs, à qui nous croyons avoir fait du mal.
Pour la plupart d'entre nous, il est enfoui dans les profondeurs de nous-même sans vraiment s'en rendre compte. Les manifestations de notre culpabilité est notre façon d'agir et notre façon de penser.
- sabotage de notre succès
- inaptitude à connaître le bonheur d'une relation intime;
- ne peut jouir de la vie et se détendre
Les conduites
- Surpasser les siens . Nous surpassons mieux que les autres membres de sa famille, avoir plus de succès, être plus heureux ou plus populaire et plus apte à jouir de la vie que ses parents, frères ou sœurs, peut être amener à se sentir coupable du " crime de les avoir surpassés "
- Être un fardeau . Si un de ses parents ou les deux a paru accablé ou miné par l'insuccès ou l'insatisfaction, vous pourriez vous sentir responsable. De ce fait, on se sent qu'on a été un fardeau et que parce qu'ils ont du prendre soins de nous est la cause de leur tristesse et leur frustration
- Voler l'amour des parents. Si nous pensons que nous avons reçu plus d'amour et d'attention que les autres membres de sa famille, on peut se sentir coupable d'avoir "volé" l'amour de nos parents et de se sentir responsable des ennuis et difficultés qu'il a connus par la suite
- Abandonner ses parents. Partir en appartement ou maison, faire ses propres choix, en somme priver ses parents de leur principal centre d'intérêt. Les rendre malheureux par son absence, voilà un crime imaginaire qui nous fait sentir coupable
- Trahir les siens. Se rebiffer contre les règles des parents quand on est un adulte, se montrer critique, faire ses propres choix, rejeter la profession que nos parents auraient bien voulu pour nous, la religion, épouser une personne de race différente ou de classe sociale différente. Ceci peut entraîner la culpabilisation imaginaire de type " trahison "
- Être foncièrement mauvais. Des messages négatifs, de mauvais traitement ou un manque de soins lorsqu'on est enfant, peut emmener l'enfant qu'il est foncièrement mauvais. Même si en surface nous sommes gentils et plein de sollicitude, nous pensons que dans le fond nous sommes méchants, repoussant et qu'on ne vaut pas la peine d'être aimé
Peut importe le crime imaginaire que l'on ait commis, on se sera toujours par méprise senti coupable a un moment donné dans son enfance.
Les autopunitions peuvent amener à une conduite d'échec, anxiété ou dépressif, sabotage des efforts à faire pour avoir une belle relation amoureuse et destruction de se que nous avons accomplis. La culpabilité imaginaire empêche ce que l'on désire le plus : le succès, le plaisir les relations amoureuses et la tranquillité d'esprit.
Les énoncés dans ces pages seront d'une grande utilité pour ceux qui ont l'impression de se nuire et de risquer la réalisation de leurs buts. Habituellement les culpabilité remonte à l'enfance.
Pour arriver à guérir il faut du temps et des effort considérables de façon constructive.
Comprendre ses problèmes psychologique
Vous rapportez les sentiments de culpabilité "justifié ou non" dont vous êtes conscient. Si ce sentiment est déjà fort pénible, celui qui est " inconscient " peut-être beaucoup plus sournois.
Lydia
Âgée de 29 ans et diplômée de la faculté de droit, Lydia était originaire d'une petite ville, qui avait des manières de provinciale, le dos toujours voûté et une très piètre opinion d'elle-même. Elle avait la fâcheuse habitude de tout remettre au lendemain, de sorte qu'elle avait toujours lutter dû lutter pendant ses études pour respecter les délais qu'on lui imposait et n'était parvenue qu'à grand-peine à terminer son droit.
Sa mère était une ménagère nerveuse et perfectionniste qui, dès la naissance de Lydia, avait renoncé à sa carrière de couturière. Lydia ne tarda pas à devenir la raison d'être de sa mère qui semblais n'être satisfaite que lorsqu'elle donnait des conseils à sa fille ou la critiquait. Chaque fois que Lydia montrait un signe d'indépendances a mère se sentait abattue. Le père de Lydia, professeur de biologie, était un égotiste (égoïste) et un inadapté social. Il aimait faire étalage de ses connaissances scientifiques, mais ne manifestait que peut d'intérêt pour les opinions et succès de sa fille. Lydia avait remarqué que chaque fois qu'elle se sentais heureuse et sûre d'elle-même, sa mère devenait tendue et malheureuse. Par contre, si elle était bouleversée et inquiète, sa mère s'animait et manifestait de la gaieté. Lydia en avait conclu que sa joie rendait sa mère malheureuse. Elle n'avait qu'à avoir l'air troublée et inquiète pour la rendre heureuse.
Au cour de la thérapie, Lydia se rendit compte qu'elle s'était inconsciemment sentie coupable de quitter la maison familiale pour rentrer à la faculté de droit. Il lui semblais qu'en réussissant son examen du barreau et en devenant financièrement indépendante de ses parents, elle allait abandonner cette mère envahissante et devenir une menace pour son père compétitif et je-sais-tout. Lydia se sentait coupable de deux crimes imaginaires : abandonner ses parents et les surpasser. L'anxiété qui l'empêchaient d'étudier pour l'examen du barreau avaient été engendrés par cette culpabilité cachée.
David
À trente trois ans, David était un bel homme à la voix douce et travaillait comme commis dans un magasin d'articles de ski. Il portait des chemises sport et des jeans et avait la grâce naturelle d'un athlète. Mais malgré tout il semblait toujours préoccupé, comme s'il était rongé par une profonde souffrance.
Tout au long de ses études secondaires, ses notes avaient été excellentes, mais dès l'obtention de son diplôme, David avait tout abandonné et s'était mis a traîner sur les pentes de ski ou de vendeur d'articles de sport. Il entretenait des liaisons superficielles et peu satisfaisante. Tr`s athlétique et séduisant, il se croyait stupide, peu attrayant. IL est incapable de se permettre de réussir tant sur le point professionnel que personnel. Il lui arrivait même de penser au suicide. Ces pensées l'effrayaient à tel point qu'il décida d'entreprendre une thérapie.
David était le préféré de sa mère. Son frère aîné était terriblement maladroit, tant dans ses gestes qu'avec les autres et passait son temps devant son ordinateur. David était joyeux et populaire. Il excellait dans les sports, il fut nommé dans une équipe d'étoiles de l'État. Pendant que Davis était allé chercher sa récompense, son frère fit sa première tentative de suicide, à la suite de quoi il fut hospitalisé dans plusieurs psychiatriques. Il se trouva finalement programmeur sulbarterne et n'eut jamais l'occasion, finalement de réaliser ses rêves de jeunesse.
Pendant sa thérapie, David compris peu a peu qu'il s'était senti secrètement coupable d'avoir obtenu tellement d'attention et d'approbation quand son frère en recevait si peu. Il en avait inconsciemment déduit que la détérioration rapide de son frère était la conséquence de ses propres succès. David s'étais reconnu coupable d'avoir volé l'amour de ses parents. Il se punissait en étant exagérément sévère envers lui-même et en s'interdisant tout succès
Maria
Chef cuisinier de 47 ans, Maria était une belle italo-américaine qui avait le rire facile et était pleine d'énergie. Elle avait parfaitement réussi sur le plan professionnel, mais elle se trouvait constamment liée à des ratés qui la traitaient mal et la trompaient. Maria commença sa thérapie en se plaignant que les hommes étaient impossibles et que sa vie amoureuse était un désastre..
Après son divorce, la mère de Maria s'était mise à fréquenter une suite interminable d'alcooliques, de bons à rien, de don Juan et d'escrocs. En cour de thérapie, Maria se rendit compte qu'elle choisissait inconsciemment de mauvais partenaires, comme sa mère, croyant que, si elle avait un partenaire convenable et une relation heureuse, elle trahirait sa mère. Elle pensait avoir surpassé sa mère et s'accusait de ce crime imaginaire, de posséder ce que sa mère n'avait jamais obtenu avait été la cause de la plupart de ses problèmes avec les hommes.
Notre culpabilité cachée est souvent fondée sur l'idée inconsciente que nous avons fait du mal, ou risquons d'en faire, à nos parents, à nos frères ou à nos soeurs. De semblables idées erronées incluent souvent la croyance irrationnelle qu'en réussissant ou en étant heureux nous serons responsable du malheur des autres membres de notre famille.
On comprend mal les raisons des problèmes constants, les attribuant à des carences personnelles telles que la paresse, le manque d'intelligence ou de beauté ou au fait de poursuivre des objectifs irréalistes, comme avoir un partenaire aimant et digne de confiance, une carrière stimulante ou une vie agréable.
Nous demeurons coincés avec nos problèmes problèmes psychologique parce que nous ne comprenons pas comment ils ont fait leur apparition. Le livre donne une explication solide et simple.
Les problèmes psychologiques sont dus au fait que nous refoulons des convictions inconscientes. Ces convictions proviennent proviennent d'expériences vécues au cours de l'enfance. C'est à l'aide de sa logique et de ses capacités d'observation que l'enfant tire des conclusions sur ce qui se passe autour de lui. Il lui arrive souvent de se méprendre sur ce qu'il voit et entend. Nous grandissons souvent avec l'idée que nous sommes responsables de problèmes qu'en vérité nous n'avons pas causés.
Si ces impressions ont été pour la plupart refoulées, elles n'en continuent pas moins à dominer notre comportement. Si on avait demandé s'ils croyaient en ces idées déprimantes, ils auraient probablement répondu non.
Pourquoi nous accusons nous a tord ?
Enfants, nous sommes inconsciemment convaincus que nous étions responsables des souffrances et insuffisances de nos parents ou des membres de notre famille. Nous appelons cela le " crime imaginaire.
Si un membre de notre famille est foncièrement malheureux, critique, incapable d'aimer, explosions de rage, nous a été enlevé par la mort, un divorce, une séparation, l'alcoolisme, la dépression ou une personne non digne de confiance quoi que nous ayons tenté de faire, nous n'aurions rien pu y changer. Pourtant nous nous accusons et nous nous punissons pour ces crimes imaginaires.
Même les bébés sont altruistes
Définition : Disposition de caractère qui pousse à s'intéresser aux autres, à se montrer généreux et désintéressé.
Se fondant sur des données incomplètes, bon nombre de comtemporains sont venu à la conclusion que les être humains sont exclusivement égoïste. Mais de nouvelles données la contredisent. Il apparaît qu'il existe un fort besoin instinctif de venir en aide à ceux qui sont en détresse. Cette tendance se manifeste particulièrement quand c'est un membre de notre famille. Une équipe de psychologues du Michigan a découvert que des bébés de quelques jours seulement étaient bouleversés lorsqu'ils entendaient pleurer un autre bébé mais ne montrant que peu de signes, voire aucun, de désarroi lorsqu'ils se trouvaient exposés à un autre son d'intensité similaire. Leur réaction était nettement instinctive.
Le fait qu'un autre enfant souffre constitue pour lui une cause de souffrance. Le nouveau-né n'a encore aucun moyens de traduire en acte son empathie. Il ne peut rien faire mais dès que l'enfant peut le faire, il commence à le démontrer.
Notre altruisme est une partie tellement importante et forte de notre nature que lorsqu'il est mal dirigé, il peut nous inspirer de vifs besoins de nous punir et de saboter notre propre vie. Si enfant, vous avez eu une mère malheureuse, vous avez probablement ressenti le besoin irrésistible de lui faire reprendre courage. Si vous en avez été incapable vous avez sans doute grandi avec la pensée de l'avoir laissée tomber. Vous avec peut-être pensé inconsciemment que vous méritiez vous aussi d'être toujours malheureux.
Être pourris
La plupart d'entre nous nourrissons le soupçon secret que nous sommes des gens fort peu sympathiques, faible, lâche, mesquins, égoïste, médiocre ou irresponsables. Mais quand nous avons compris que bon nombre de nos problèmes découlent du fait que nous nous sentons profondément responsables de ceux que nous aimons, la tâche l'écheveau nous paraît beaucoup moins désagréable.
Malheureusement, cela n'est pas facile. Il est possible que nous nous heurtions à beaucoup de tristesse. Il nous faut reconnaître et vivre cette douleur et affronter nos pénibles secrets de famille. Si des parents se querellent et que chacun rendent des comptes à l'enfant comme s'il était juge ou un conseiller matrimonial, il se sentira inconsciemment responsable de leur bonheur conjugal. Si un père se plaint à sa fille de la froideur et de la mesquinerie de sa femme, l'enfant en déduira qu'il est de son devoir de lui faire retrouver sa joie. Entendre des parents frustrés, prononcer des phrases comme : " tu me rends si malheureux " ou " tu me rends folle " ou " tu as gâché ma vie ", l'enfant prendra peut-être ces déclarations à la lettre.
Un enfant peut aussi se sentir responsable de tout traumatisme familial; mort, divorce, alcoolisme ou maladie mental ou physique. Il peut en venir à croire que de tels événements ont été provoqués par ses mauvaises pensées ou actions.
Une fois adulte, la santé psychologique, le bonheur dépend largement du degré de bonheur qu'il a pu observer chez ses parents.. Si papa et maman sont heureux, et en bonne santé, s'ils ont réussi leur vie, l'enfant aura l'impression que ses propres actions, de bonne pensées et une bonne conduite, les ont protégés. Il pensera qu'il a une bonne influence positive sur la vie des parents et sera satisfait de lui-même. Par contre si c'est le contraire, il aura l'impression d'avoir manqué à ses responsabilités. Il pensera qu'il est foncièrement méchant ou anormal, puisqu'il a causé tant de mal à ses parents.
Quand nous nous sentons responsable des êtres que nous aimons, nous ne sommes pas disposés à nous réaliser pleinement, ni à éprouver de la satisfaction tant qu'ils souffrent.
Si nous n'avons pas été désirés ou que nous étions affligés de sérieux handicap physique ou psychologique, il est possible que les soins dont nous avons eu besoin aient exigé une bonne part des ressources émotionnelles, physique et financière de notre famille. Si une de ces situations a pu contribuer aux souffrances des nôtres, nous ne l'avons pas voulu ni choisit. Vous n'avez pas non plus a vous blâmé pour avoir été trop actif, trop brillant, trop volontaire ou trop différent de ce qu'ils attendaient. Vos parents on fait de leur mieux, mais ils n'étaient tout simplement pas capables de s'occuper de vous d'une manière efficace, ou pas suffisamment flexibles pour le faire.
Tous les enfants normaux sont parfois, égoïste, méchants, furieux etc. Bien que chacun de nous soit responsable de ses propres actes, c'est à nos parents de fixer des limites.
La culpabilité
Il est plus facile et plus sûr psychologiquement de se blâmer que de faire face à une vérité pénible et terrifiante. Ceux qui souffrent de culpabilité peuvent ruiner leur mariage, s'alliéner leur famille, saboter leur carrière, devenir toxicomane ou souffrir d'anxiété et de découragement.
Comprendre
À un jeune âge nous sommes encore ignorant des relations de cause à effet et en venons parfois à des conclusions irrationnelles. Comment nos actions affectent-elles nos parents ? Voilà une chose que nous devons apprendre. À cause de notre nature altruiste, nos contacts avec nos parents sont de la plus haute importance. Nous craignos que blessé ou offensé, ils ne nous retirent l'appui, l'amour ou la protection dont nous avons besoins pour survivre.
Il semble que certaines de nos convictions soient trop douloureuses ou menaçantes pour être examinées. Donc nous les refoulons dans notre inconscient. Comme elles sont inconscientes, on ne peut pas rectifier et peut avoir une influence terrible sur nos vies.
Anne
Petite, Anne était fâchée après son père et lui refusa de l'embrassé et lui dire au revoir. Son père parti en voyage et mourut dans un accident, elle ne l'a jamais revue. Elle a grandit avec la culpabilité imaginaire de l'avoir tuer. La mère d'Anne était une femme malheureuse et insatisfaite qui devint plus abatte encore après la mort de son mari. Son seul plaisir semblait consister à contrôler les moindres détails de la vie d'Anne. Quand Anne se fâchait des indiscrétions de sa mère, cette dernière se montrait terriblement blessée. Plutôt que d'aider Anne à se débarrasser de son sentiment de culpabilité, sa mère ni fit que le renforcer.
Auto sabotage
Henri, 24 ans était un jeune homme brillant, de belle prestance, qui travaillait comme cadre subalterne dans une grande compagnie. Il était compétitif, ambitieux et avait reçu une bonne formation. À chaque fois qu'il tentait d'obtenir une promotion, il sabotait ses chances par du travail mal fait.
Le père d'Henri était contremaître dans une usine de montage. C'était un bon travailleur mais il n'avait que des connaissances rudimentaires. Son père ne mentait jamais en grade. Il se sentait humilié. Quand le père était saoul il lançait des injures a henri !
Sa mère avait quitté son emploi pour s'occuper de ses fils et quand ils furent plus âgés, son mari a refusé de la laisser retourner sur le marché du travail.
Henri a eu l 'impression que son père ne voulait pas qu'il réussisse.
Si un de vos parents était envahissant et avait besoin que vous demeuriez dépendant, le désir d'être indépendant a pu devenir un crime imaginaire.
Si un de vos parents était distant et irrité par votre désir d'être dépendant et de rester en relation étroite avec lui ou elle votre désir d'intimité a pu devenir un crime imaginaire.
Le désir d'être indépendant peut-être un crime imaginaire dans une famille alors que dans une autre ce sera le désir d'être dépendant d'un parent qui le sera
Messages maintes fois répété
La culpabilité est un processus qui, pour la plupart d'entre nous, prend plusieurs années à se développer. À la suite de nombreuses critiques d'un parent, la conviction d'être un bon à rien ou autre se développe dangereusement. La conviction fait en sorte que l'on va faire du mal aux siens si nous réussissons.
Cela ne rend pas à une culpabilité si cela n'arrive qu'une seule fois mais quand le message soit maintes fois répétées. Certaines de ces convictions proviennent de messages négatifs des parents. Si on répète encore et encore à son enfant qu'il est un bon à rien ne vous attendez pas à avoir un enfant qui va faire de grandes études. Si la mère dit à sa fille qu'on ne peut faire confiance a aucun homme, elle aura des problèmes dans ses relations amoureuses.
Séparation et autres traumatismes
Un enfant qui est séparé de ses parents pour une raison comme la maladie qu'avec une explication sommaire, l'enfant peut revenir silencieux, retiré et trop tranquille car il a enregistré que vu qu'il était joyeux, enjoué, cela dérangeait ses parent et pour ne plus qu'il soit rejeté par ses parents, il devait etre gentil et prêt à faire plaisir à tous.
Michael
Michael avait 2 parents alcooliques sur qui il ne pouvait pas compter. Il a grandit ne sachant pas s'il allait manger, si ses parents allaient tenir leurs promesses ou s'ils passeraient toute la nuit dehors. Il croyait que c'était de sa faute s'il était maltraité de la sorte parce qu'il était méchant.
Charlotte
Charlotte, une femme brillante mariée trois fois mais elle détruisait ses relations parce quelle avait des aventures avec d'autres hommes. Sa mère, une actrice sans succès, irresponsable et infidèle, son père un homme d'une patience à tout épreuve n'avait jamais divorcé de sa femme malgré les difficultés. Charlotte était poussé à l'autodestruction et voulait être loyale envers sa mère si malheureuse et irresponsable.
Abolir le maléfice
Certains d'entres nous parvenons à abolir le maléfice. Les encouragements d'un professeur, un oncle ou une tante, un entraîneur, un grand-parent, un(e) conjoint(e), la naissance d'un enfant ou a un grave accident (proche de la mort) peuvent nous aider à nous en libérer.
Pour bien des gens, les encouragements seront perçus comme une preuve d'optimisme délirant et que nous croyions suspecte. Plusieurs personnes pensent qu'avec la mort du parent va faire que nous pourrons nous libérer mais souvent ils en viennent à voir cela comme celui ou celle qui " regarde d'en haut " tout aussi désapprobateur et plus déçus que jamais. Pour certaine personne seule une psychothérapie en viendra à bout.
Catégories de crime imaginaires
1- Surpasser les siens : devenir dirigeant d'une compagnie quand son père est un ouvrier. Être séduisant quand votre frère est laid et n'avait pas de petites amies.
2- Être un fardeau : Si votre père ou mère ou les deux, semblait accablé par la vie ou épuisé par les responsabilités parentales, vous vous sentez peut-être coupable inconsciemment d'avoir été un fardeau, d'avoir ajouté un poids à une charge déjà trop lourde. Vous avez peut-être l'impression que si vous aviez été plus aimable, plus affectueux, en meilleure santé, plus intelligent, plus beau, plus coopératif, plus responsable, plus discipliné, si vous aviez mieux réussi ou été différent de quelque manière, vous auriez sûrement allégé le fardeau et rendu heureux vos parents malheureux.
La plupart du temps, la souffrance du père ou de la mère n'a rien à voir avec l'enfant qui, en fait, est parfois une source de réconfort pour des gens ayant des problèmes conjugaux ou une piètre opinion d'eux-mêmes ou d'autres problèmes. Mais les enfants se sentent généralement responsables de la souffrance de leurs parents.
Il arrive que le père ou la mère se sente accablés par la tâche d'élever un enfant, ils ne sont pas préparés psychologiquement au rigueurs des responsabilités parentales ou à cause de la pauvreté, un décès ou l'alcoolisme. Il peut y avoir aussi la différence du tempérament entre les parents et l'enfant exemple : des parents énergiques, un enfant méditatif qui ne bouge qu'avec lenteur ou vice versa.
3- Voler l'amour des parents : c'est un crime imaginaire surtout quand le ou les parents vous préfère à un autre membre de vos frères ou sœurs, surtout quand un d'entre eux semble malheureux, ne réussissent pas. La punition que vous vous infligerez sera sans doute particulièrement sévère. L'idée qu'en attirant ou acceptant l'amour dont votre frère ou soeur avait besoin mais n'ont jamais reçu, vous lui avez volé la substance vitale dont un enfant a besoin.
4- Abandonner ses parents : avoir ses propres idées, faire vos propres choix ou les quitter pour devenir indépendant. Si vos parents semblaient malheureux ou si leur bonheur dépendait de vous, le fait de s'éloigner physiquement ou émotivement a pu vous donner l'impression que vous les abandonniez.
5- Trahir les siens : ceci consiste à enfreindre les règles de la famille comme, en épousant une personne d'une autre religion, race ou classe social, en adoptant des positions différentes par rapport à la politique, la religion qui diffère de celles de vos parents. Vous refusez de rentrer dans l'entreprise de vos parents. Le type le plus courant est de se montrer critique envers ses parents, d'enfreindre la loi du silence spécialement s'il y a abus d'un enfant.
Si vous vous sentez inconsciemment coupable du crime imaginaire de trahison, le simple fait de lire le livre provoquera peut-être en vous certains malaises. Nourrir des pensées critiques à l'égard de vos parents est presque aussi mal que de les critiquer ouvertement.
6- Être foncièrement mauvais : L'opinion que nous avons de nous-même est en grande partie déterminée par ce que nos parents nous disent. S'ils disent que vous êtes égoïste, désobéissant, inintelligent, paresseux, un raté, un fou, vous néglige ou ne vous montrent pas de respect, vous penserez que vous ne méritez pas leur attention ni leur estime.
La plupart d'entre nous avons souffert dans une certaine mesure des messages négatifs que l'on nous a transmis. Nous avons l'impression qu'il y a en nous quelque chose de foncièrement mauvais selon les messages que nous avons reçus, nous pouvons penser que nous ne valons pas grand choses, que nous ne sommes ni aimables, ni séduisants, ni aimants, ni intelligent. Plusieurs d'entre nous avons la conviction intime qu'il y a quelque chose qui cloche en nous. Pour certains, ces impressions seront légères, peu fréquentes et sans grande importance. Elles sont par contre pour d'autres un fardeau constant, un facteur majeur dans leur vie. Plus nos parents nous auront infligés de mauvais traitements ou plus ils nous auront négligés, plus intense sera notre sensation d'être foncièrement mauvais.
Un enfant qui subit sans cesse la critique, le rejet, la négligence, l'abandon, les mauvais traitements physique ou les abus sexuels en vient généralement à la conclusion qu'il existe en lui quelque chose de fondamentalement mauvais. Car pourquoi, autrement, ses parents le traiteraient-ils si mal ?
Tout ou presque, peut constituer un crime imaginaire
Il existe des gens pour qui être honnête et respecter la loi peut-être un crime. Pour la plupart d'entre nous un comportement criminel ou immoral engendre nécessairement un sentiment de culpabilité, mais pour ceux qui ont grandit dans des familles où pareil comportement était normal, l'honnêteté peut provoquer un sentiment inconscient de culpabilité. Un membre d'une famille appartenant à la mafia, veut mettre fin à sa carrière de tueur. Son père, chef de la famille joue sur la culpabilité de son garçon en se montrant blessé par le désir de laisser sa famille. Le fait de maintenir nos liens avec notre famille est tellement grand qu'il peut nous faire abandonner nos aspirations les plus saines ou sacrifier les choses qui à nos yeux le plus de valeur.
Les enfants peuvent se méprendre
Les crimes imaginaires sont courants chez les personnes qui ont été élevés avec des parents malheureux, qui n'ont pas réussi, qui les ont surprotégés ou bien trop sévère. Il est pourtant possible de se sentir coupable avec des parents, heureux, aimants et attentionnés. Un enfant agité et débordant d'énergie s'épanouira beaucoup mieux s'il grandit à la campagne, où il pourra courir et jouer dans les bois, que s "il est confiné dans un petit appartement dans un H.L.M. situé dans un cartier tellement dangereux que sa mère ne peut le laisser jouer à l'extérieur. Un enfant dont le père doit occuper trois emplois afin de réussir à joindre les deux bouts en viendra peut-être à se sentir rejeté parce que son père n'a que peu de temps et d'énergie à lui consacrer. Une mère qui, en raison de ses craintes pour sa fille, la surprotège, amènera peut-être celle-ci à penser inconsciemment qu'elle fera du mal à sa mère si elle devient indépendante et compétente. Une femme qui passe son temps à crier après son fils et à le critiquer parce qu'elle ne sait pas comment s'y prendre pour le discipliner peut lui donner l'impression inconsciente qu'elle a besoin qu'il se conduise mal parce qu'elle aime le punir.
Le fait que vos parents aient pu sembler ne pas vous aimer, ne pas faire grand cas de vous ou ne pas vous faire confiance ne signifie pas pour autant que ce soit là leur attitude prédominante à votre égard, problèmes d'ordre émotif ou financier, tempéraments mal assortis, toxicomanie, tout cela a pu poser des obstacles à leurs meilleures intentions.
Nous devons comprendre pourquoi nos parents ont agis ainsi. Il importe de déterminer clairement comment ont vraiment agi avec nous. Si au cours de ce processus, nous découvrons que nous avons été élevés trop sévèrement, négligé, exploités, qu'on nous a infligés de mauvais traitements physiques ou qu'on a abusé de nous sexuellement, il nous faudra affronter ces faits. C'est en comprenant ca qui nous est arrivé lorsque nous étions enfants que nous pourrons arriver à comprendre nos crimes imaginaires et, par conséquence à nous comprendre.
Les crimes des survivants
Cette expression est désignée pour le sentiment de culpabilité irrationnel mais très vif que l'on peut éprouver après la mort d'un être cher. " Il est injuste que je vive quand l'être que j'aimais est mort.
Un adolescent tente de se suicider après que son frère ce soit noyer dans un accident de bateau auquel il a lui-même survécu. C'est la culpabilité du survivant qui a déclenché cette grave dépression et l'a mené à une tentative de suicide.
Maître de l'autosabotage
Manuel
Les parents de Manuel étaient des immigrants qui tenaient un petit commerce. Travaillant de longues heures et n'ayant que très peu de loisirs, ils avaient l'air amer, épuisé et se chamaillaient le reste du temps. Ils changeaient le commerce d'endroits car celui-ci n'était pas rentable. Ils vivaient une brève période d'espoir et d'attentes. Le commerce ne rapportait pas plus que les autres fois. Les parents retombaient dans l'amertume et l'épuisement. Manuel a aussi un frère qui, à l'age de 37 ans n'avait pas d'amie, vivait toujours chez ses parents et passait son temps à se chamailler avec ces derniers.
Manuel a décidé de réussir et après des longues heures de travail il obtint un diplôme en administration et se lança dams l'immobilier. Après plusieurs années de labeur il est en mesure de s'acheter un immeuble mais Manuel était incapable d'affronter les locataires qui ne payaient pas le loyer, il n'avisait pas ses créanciers pour les retards de paiements et évitait de les payer même s'il avait l'argent. La banque saisit ses immeubles. Manuel déménageait de ville et recommençait le même scénario à plusieurs reprises. Il se sentait très coupable d'avoir tellement quand ils avaient si peu. Et plus il élargissait l'écart entre sa vie et la leur, plus il se sentait coupable. Il répétait le même patern que ses parents, travaillant de longues heures, peu de plaisirs.
Manuel s'était jugé coupable de 3 crimes imaginaires,
- il avait été un fardeau pour ses parents
- il avait volé leur amour
- il les avait surpassés
Jean
À 35 ans Jean est un architecte prospère. Il était démoralisé à cause de sa vie conjugale. Sa femme se plaignait qu'il ne faisait que travailler et elle le critiquait sans cesse. Jean restait au bureau pour éviter de rentrer chez lui. Quelques fois il avait des liaisons avec des jeunes femmes qu'il rencontrait au travail.
Le père de Jean était un financier qui passait pour un génie. Il avait sa propre entreprise et était célèbre dans le monde des affaires. On croirait qu'un fils d'un homme célèbre ayant bien réussit ne souffrirais jamais du sentiment de culpabilité et pourtant ce fut le cas. La mère de Jean négligée se plaignait et avait souvent des querelles avec son mari. Mère et fils étaient étroitement liés et en tant que confident Jean connaissait les infidélités et l'irresponsabilité de son père.
La culpabilité de Jean était qu'il ne pouvait se permettre de posséder pour lui-même la chose précieuse que son père n'avait pu obtenir, le bonheur conjugal.
Pour certains d'entres-nous, l'obstacle majeur qui nous empêche de surmonter notre sentiment de culpabilité est notre tendance à idéaliser nos parents. Si nous voyions clairement les faiblesses et les défauts de nos parents, nous nous sentirions peut-être coupable du crime imaginaire de déloyauté.
Les crimes liés à la séparation
L'une des grandes tâches est pour nous développer est de nous séparer et à nous différencier de nos parents. Il débute dans notre première année d'existence et se poursuit le reste de notre vie. Les parents sensibles aux changements qui surviennent dans les besoins de leur enfant ajustent continuellement le dosage de liberté et de surveillance. Ils l'empêchent d'entreprendre des tâches trop lourdes pour lui tout en poussant à accepter les défis qu'il a peut-être tendance, par timidité ou par crainte, à éviter. Maintenir un bon équilibre entre liberté et surveillance est probablement une des tâches la plus délicate des parents.
Manque ou excès de surveillance
L'enfant peut se sentir négligé s'il n'y a pas suffisamment de surveillance et avoir du mal à se contrôler. Il se sentira coupable d'avoir été un fardeau à ses parents.
S'ils ont trop été dominateurs l'enfant en conclura peut-être qu'ils ont un grand besoin de le surveiller et de prendre soin de lui. L'identité de certains parents, surtout les mères semblent dépendre exclusivement de leur condition de parents, dépossédés de ce rôle, ils se sentent perdus et anxieux. Certains parents peu sûr d'eux, surtout les pères, doivent constamment jouer de leur autorité même lorsque leur enfant n'a pas besoin de leurs instructions et conseils. Le besoin qu'éprouve l'enfant de se débrouiller seul et de prendre ses propres décisions peut provoquer en lui un sentiment inconscient de culpabilité pour avoir abandonné ou trahi ses parents.
Parents vulnérables
Seul le très jeune enfant croit ses parents immanquablement forts et invulnérables. En grandissant, il développe une image beaucoup plus complexe d'eux. Il remarque que de temps à autre que maman a l'air effrayée ou dépassé ou que papa semble confus ou déprimé.
Il est sain pour l'enfant d'apprendre que ses parents ont leurs faiblesses autant que leurs forces. Mais s'il a l'impression, à tord ou a raison que la faiblesse, la fragilité, la colère, l'impuissance ou la tristesse de ses parents est chronique, alors tout est en place pour qu'apparaissent des problèmes. Même lorsque le parent est à un tel point dominateur, critique ou violent qu'il inspire à leur enfant une grande frayeur, ce dernier peut quand même les considérer comme fragile, faible et pitoyable.
L'enfant aura l'impression qu'il doit rester à la maison pour en prendre soin, plutôt que de jouer le rôle normal d'un enfant " être soigné et nourri ", il pourra avoir l'impression qu'il doit assumer le rôle de parent. Le processus naturel de séparation peut alors prendre l'apparence d'une désertion et l'enfant s'en accusera inconsciemment.
Laurence
À sept ans, Laurence préparait déjà le dîner pour elle et ses jeunes sœurs parce que sa mère était ivre lorsqu 'elle rentrait de l'école. Dès son jeune âge, Laurence a vu sa mère comme un être fragile, diminué et incompétent.
Georges a été élevé dans les montagnes par un père cruel et paranoïaque qui ne lui permettait d'avoir que très peu de contact avec les autres. Même s'il craignait et respectait son père, Georges n'en était pas moins conscient de sa folie, de son extrême solitude et de sa crainte pitoyable des autres êtres humains.
Joël
Le père de Joël, gravement déséquilibré, était souvent pris d'accès de rage folle. Joël gardait prudemment ses distances tout en considérant son père comme un être misérable qui ne pouvait inspirer que de la pitié.
L'enfant de parents ainsi troublés comprend souvent inconsciemment que la violence de ses parents, leurs constantes critiques, leur besoin de domination ne sont pas le résultat de leur force, mais bien au contraire de leur faiblesse, de leur insécurité, de leur sentiment d'être dépassés par les responsabilités et les difficultés de la vie. À cause de cela, quoi qu'il puisse craindre ses parents et chercher à les fuir, l'enfant peut aussi se sentir inconsciemment coupable de grandir et de laisser se débrouille seuls des gens si peu sûrs d'eux et qui ne savent pas se maîtriser.
Même les bons parents peuvent engendrer un sentiment de culpabilité lié à la séparation
Bon nombre d'entre nous avons été élevés par des parents relativement sains et compétents. Pouvons-nous quand même souffrir d'un sentiment de culpabilité lié à la séparation ?
Eh bien oui. Ce sentiment de culpabilité peut-être un facteur important, même dans les familles où ni l'un ni l'autre des parents n'ont sérieusement diminué. Ce qui importe c'est ce que croit l'enfant. Si un enfant croit qu'il fera du mal à ses parents en devenant indépendant, il souffrira d'un sentiment de culpabilité à la séparation.
Faiblesses cachées des parents
Un parent peut paraître fort, confiant aux yeux d'un observateur extérieur mais l'enfant peut voir les choses d'une façon toute différente que les autres ne voient pas. Un père fort et indépendant peut donner à son fils l'impression d'être faible, dans le besoin, triste et malheureux. Une mère responsable et compétente dans divers domaines de sa vie sera peut-être incapable de tolérer l'idée que sa fille soit un individu distinct ayant ses propres idées et sa propre vie. Même les parents qui semblent relativement heureux et compétents peuvent envoyer à leur enfant des signaux qui feront que celui-ci se sentira coupable de devenir un adulte autonome.
Une mère, agent immobilier prospère ne permettait pas à son fils de fermer la porte de sa chambre, affirmant que les membres de la famille n'avaient aucune raison d'avoir des secrets les uns pour les autres. Son père, président d'une banque de leur localité, devint excessivement soucieux de la performance de Michel au football lorsque le fils était à l'école secondaire. De temps à autre, lorsqu'un arbitre arrêtait le jeu à tord, le père se mettait dans une telle colère qu'il courait sur le terrain admonester le pauvre arbitre, mettant son fils dans un grand embarras. Le garçon n'aimait pas le football mais il restait dans l'équipe parce qu'il croyait que son père serait terriblement déçu s'il abandonnait.
L'enfant était très conscient du manque de confiance en eux de ses parents, il grandit avec l'idée qu'en faisant ses propres choix il leur faisait du mal.
Lisa
La mère de Lisa avait une opinion sur tous les sujets possibles et imaginables, depuis les armes nucléaires jusqu'aux couleurs que devait porter sa fille. Elle se montrait fâchée et vexée chaque fois que l'on mettait en doute ses opinions. En fait, Lisa recevait souvent une fessée pour avoir osé être en désaccord avec elle. Lisa grandit avec l'idée que sa mère tirait une grande satisfaction à diriger sa vie. En conséquence, elle se sentit très coupable à grandir et de quitter cette mère dominatrice et si peu sûre d'elle-même. Lisa n'avait pas confiance en elle-même et un faible amour-propre.
Ce genre de parents sont des êtres respectés par leur entourage. Aucun ne souffre d'un trouble psychologique le rendant incapable de travailler. Pourtant, leurs problèmes psychologiques, légers ou moyens suffisent pour déclencher chez leurs enfants un sentiment de culpabilité lié à la séparation.
L'enfant peut faire fi du contexte
José
La mère de José perdit son fils cadet lorsqu'en surgissant entre deux voitures garées, il fut renversé par un camion. Depuis ce temps, la mère de José accompagnât son fils a l'école et venait le chercher le midi à la fin des classes. Elle s'arrangeait pour le faire exempter des cours d'éducation physique et l'empêcher en outre de jouer au base-ball et au basket-ball avec ses copains.
José devint un garçon timide et studieux qui passait le plus clair de son temps à lire des livres empruntés à la bibliothèque. Bien que socialement isolé, il réussissait fort bien à l'école secondaire et obtint une bourse pour poursuivre ses études à l'université d'État.
Après six semaines à l'université, José commença à s'ennuyer terriblement de sa famille. Il téléphona à sa mère pour lui annoncer qu'il avait décidé de quitter l'université et revenir à la maison. Sa mère lui a dit de rester jusqu'à la fin du trimestre et de repenser à son affaire. José se sentit soulagé. Il avait inconsciemment interprété l'attitude protectrice de sa mère comme un signe d'un monde très dangereux. Sa mère voulait vraiment que son fils devienne adulte, indépendant et qu'il réussisse.. José c'est senti inconsciemment rassuré et son sentiment de culpabilité qu'il éprouvait pour un crime imaginaire d'abandon se trouva atténué et il fut en mesure d'organiser sa propre vie. À la fin du semestre, José s'était fait des amis, ses notes étaient excellentes et il avait depuis longtemps oublié son projet de rentrer à la maison.
Pourquoi l'enfant s'inquiète-t-il au sujet de ses parents ?
L'enfant est souvent extrêmement sensible aux états émotionnels de ses parents et à leur vulnérabilité psychologique. L'enfant peut utiliser avec habileté cette sensibilité pour obtenir gâteries et privilèges. L'anecdote racontée par la mère d'un petit garçon de 10 mois.
Alors que je passais l'aspirateur, je commençai à me sentir faible et à avoir la nausée. J'éteignis l'aspirateur et me rendis avec des haut-le-cœur à la salle de bains. Mon enfant frappa à la porte en disant : " Va, maman ? Va, maman ? " Lorsque je finis par en sortir et le pris dans mes bras, il me regarda avec dans les yeux une expression très inquiète et préoccupée. Je lui dis : " maman va bien. " il posa alors sa tête sur mon épaule et se mit à me faire des caresses.
L'empathie instinctive de l'enfant et son besoin d'aider les autres sont deux qualités de base importantes permettant le développement d'un adulte aimant et plein de sollicitude. Lorsqu'une mère ou un père semblent toujours blessés, démoralisés, vulnérables ou désorientés, l'intense empathie de l'enfant peut mener à une inquiétude constante, mais souvent inconsciente. Cette inquiétude est à la base du crime imaginaire d'abandon. Certains clients ont avoué qu'ils avaient l'impression que s'ils quittaient la maison leurs parents n'auraient plus de raison de vivre.
Un " mauvais " enfant peut-il se sentir coupable de se séparer de ses parents ?
Nombreux sont les enfants qui ayant des problèmes à la maison, à l'école ou avec la loi, sont envoyés chez des spécialistes en thérapie familiale. Contrairement à certains thérapeutes qui reçoivent l'enfant seul, les spécialistes en thérapie familiale préfèrent généralement rencontrer toute la famille. Ils ont découvert qu'un " mauvais " enfant évolue parfois, à un rythme beaucoup plus rapide lorsque le thérapeute indique le lien existant entre son comportement et les problèmes conjugaux ou psychologiques de ses parents.
La véritable cause de la dépendance excessive
Souvent ils se croient sans volonté, paresseux ou stupides, mais ce n'est presque jamais vrai. La plupart des gens excessivement dépendants souffraient de sentiments de culpabilité pour des crimes d'abandon, de trahison ou pour avoir surpassé leurs proches. Il peut être libérateur de comprendre que notre tendance à être trop dépendants est le résultat d'un tel sentiment de culpabilité. Nous pourrions passer notre vie à essayer être plus forts, plus braves, plus robuste et plus indépendants mais tous ces efforts ne servent a rien si le véritable problème est que nous ne pouvons nous permettre d'être forts et indépendants parce que nous avons l'impression que nous abandonnerions alors nos parents tristes ou malades à une vie de souffrances et de malheurs. Ceux qui tentent de déjouer ce piège par la seule volonté sont voués à s'enfermer dans un cycle interminable : tentative d'être plus fort et plus indépendant, succès provisoire / rechute / sentiment d'impuissance / nouvelle tentative.
La plupart des gens souffrant d'un sentiment de culpabilité lié à la séparation ont l'impression d'être faibles et effrayés, de ne pas pouvoir affronter les difficultés de la vie sans l'aide d'un parent ou d'une figure parentale. Bien que toujours possibles, ce n'est pas facile.
Alain
" Tu es égoïste et ingrat. Tu l'as toujours été. Nous nous sommes sacrifiés pour toi et voilà comment tu nous récompenses. Vraiment Alain, comment peux-tu nous faire une chose pareil ? " .
voilà ce que lui répondit sa mère lorsque Alain annonça qu'il ne viendrait pas dans sa ville natale pour travailler au sein de l'entreprise familiale. Le message était clair et direct : s'il choisissait de poursuivre sa propre carrière et de mener sa propre vie dans une autre ville, il était égoïste et ingrat. Les parents d'Alain croyaient qu'il n'avait pas le droit de faire ses propres choix.
Le sentiment inconscient de culpabilité causé par le crime imaginaire d'abandon, comme par tous les autres crimes imaginaires, se trouve aggravé lorsqu'il est ainsi renforcé par des énoncés critiques aussi nuisibles. Nous nous sentons déjà suffisamment coupables de quitter nos parents s'ils semblent être malheureux et dépendre de nous. Mais, si l'on nous dit de surcroît que nous sommes cruels et égoïstes de vouloir mener notre propre existence, nous nous sentons plus coupables.
Les parents ne sont pas tous aussi directe que ceux d'Alain. Nombreux ceux qui communiquent leur déception par des moyens non verbaux / actes, langages du corps. Un humoriste explique à ses lecteurs comment s'y prendre pour inspirer un sentiment de trahison ; il leur conseille de faire à leurs enfants d'une voix teintée de tristesse / " amuse-toi bien, mais sois prudent. Ne t'en fait pas pour moi, tout ira bien ", le véritable message est en fait " Ne te détend pas. Quelque chose pourrait t'arriver. Tu dois t'inquiéter de moi parce que je serai malheureux(euse)à m'inquiéter de toi. "
Ils se montraient grossiers envers toutes les filles avec qui il sortait. Chaque fois qu'il s'intéressait à une jeune femme, ils faisaient des commentaires désobligeants sur sa famille, son apparence, ses manières. Alain avait grandi avec l'idée qu'il ferait du mal à ses parents s'il s'attachait sérieusement à une personne extérieure à la famille. Ceci contribua également au sentiment de culpabilité qu'il éprouvait pour ses crimes imaginaires d'abandon et de trahison.
Culpabilité et mauvais choix
Paul
Paul, un vendeur ambitieux dans une compagnie de pièces d "ordinateur, avait vécu avec sa mère critique et dominatrice jusqu'à ce que celle-ci meure. Deux ans plus tard, il avait épousé une femme critique et dominatrice qui le faisait comme le faisait sa mère. Le sentiment inconscient qu'il devait d'être loyal envers sa mère était chez Paul d'une telle intensité qu'il avait renoncé à la possibilité d'un mariage heureux afin d'imaginer inconsciemment qu'il se trouvait encore avec sa mère.
Faut-il vraiment être parfait ?
Nous ne sommes pas parfaits, personne ne l'est. Voici quelques lignes de conduites qui tiennent du bon sens peuvent nous aider à surmonter l'épreuve.
Ne sacrifiez pas trop de choses.
Assurez-vous de consacrer suffisamment de temps et d'énergies à vos propres plaisirs. Faites des choses qui vous permettent de vous ressourcer, que vous aimez. Si vous consacrez toute votre vie à vos enfants, ils pourront facilement en venir à penser qu'ils devront à leur tour vous consacrer toute la leur.
Ayez des mais intimes et des confidents autres que votre enfant.
Certains clients m'ont raconté que leurs parents leur confiaient tout, incluant leurs fantasmes et leur craintes les plus intimes ainsi que leurs problèmes sexuels. Une telle intimité peut être dommageable pour l'enfant et ce, pour plusieurs raisons. Le jeune enfant peut avoir de grandes difficultés à comprendre la sexualité des adultes. Et ces confidences inappropriées peuvent lui faire croire que ses parents n'ont pas de véritables amis adultes. Il se sentira alors peut-être coupable le jour où il voudra consacrer à ses propres amis son temps et son attention.
Accordez à votre enfant une intimité raisonnable.
S'il est accablant pour l'enfant de sentir que ses parents ne s'intéressent pas à lui, l'impression qu'il n'a pas le droit d'avoir ses pensées, ses goûts, ses propres amis l'est tout autant. Cela peut provoquer en lui le sentiment de trahison sitôt que surgira le désir de devenir autonome.
Ne faites pas en sorte que votre enfant se sente coupable de grandir.
Évitez de dire ou de laisser sous-entendre que votre enfant est ingrat ou ne vous aime pas parce qu'il veut avoir ses propres amis ou poursuivre ses propres intérêts. Même s'il semble ignorer vos paroles, l'enfant peut en être affecté.
Surtout soyez heureux.
Le meilleur héritage que vous puissiez laisser à votre enfant est la conviction que vous êtes un être heureux. Un enfant qui sait que vous serez tout aussi heureux avec ou sans lui se sentira libre de dépendre de vous autant ou aussi peu qu'il en a besoin à chaque étape de son développement. Être heureux de vous-même et de votre vie est la meilleure immunisation que vous puissiez donner à votre enfant contre les souffrances causées par un sentiment de culpabilité pour des crimes d'abandon ou de trahison.
Cette dernière suggestion est sans doute la plus difficile à mettre en application. Pour y arriver, il nous faudra peut-être surmonter nous-même les sentiments de culpabilité que nous ressentons pour nos propres crimes imaginaires. L'une des raisons importantes qui empêche bien des parents de jouir des joies d'élever un enfant est qu'ils devraient pour le faire surpasser leurs propres parents. Si leurs parents ont paru accablés ou gênés par eux lorsqu'ils étaient enfants, ils ressentiront à leur tour un sentiment inconscient de culpabilité s'ils goûtent eux-même les joies d'être parents.
Ceux parmi nous qui se sentent coupables de chercher le bonheur et la satisfaction devraient se rappeler que nous ne le faisons pas que pour nous. Nous le faisons aussi pour nos enfants.
Il y a d'autres raisons liées à la séparation mais je vous laisse la joie de lire le livre mentionné en haut de la page.
Les messages négatifs
Certains d'entre nous se sentons coupables du crime imaginaire d'être foncièrement mauvais. Nous croyons peut-être manquer d'intelligence, de moralité, être peu séduisants ou incapables d'aimer. Ou alors, nous nous trouvons lâche, laids, médiocres ou nous croyons simplement compter pour peu. Cette impression profonde que nous avons d'être irrémédiablement tarés ou insignifiants nous vient des messages négatifs que nous ont transmis nos parents. On nous a peut-être dit que nous étions stupides, ignobles ou répugnants et traités comme si nous contions pour peu, comme si nos sentiments et nos pensées n'avaient pas d'importance. Nous avons peut-être reçu ni amour ni sollicitude, nous sentant comme des objets servant seulement les plaisirs et les besoins de nos parents. Enfin, on nous a peut-être maltraités, verbalement, physiquement ou sexuellement. En conséquence, nous avons sûrement acquis la conviction profonde et souvent inconsciente que nous sommes des êtres tarés. Contrairement aux autres crimes imaginaires pour lesquels nous croyons avoir fait du mal aux autres, celui-ci ne fait pas de victime. Le malaise vient de ce que nous nous croyons ignobles, répugnants, insignifiants, décevants, indignes d'être aimés, sans valeur. Il ne s'agit pas de quelque chose que nous avons fait ou omis de faire, mais de ce que nous sommes.
Marie
Grande, mince âgée de 42 ans, Marie était une secrétaire de direction à la personnalité ouverte et au rire contagieux. Lorsqu'elle commença sa thérapie, elle se plaignait d'être toujours attirée par des hommes qui la maltraitaient. Elle tombait toujours amoureuse d'hommes qui la critiquait, la rabaissait ou profitait d'elle. Pendant le temps que duraient ces liaisons, Marie avait beaucoup de mal à se défendre. Et il lui semblait presque impossible de sortir de ces mauvaises relations. Elle passait des mois ou des années avec des hommes qu'elle aurait dû fuir dès le premier rendez-vous.
Dans le livre de Robin Norwood, " Ces femmes qui aiment trop " elle a compris quelle mettait tout sur le dos les hommes de sa vie, elle c'est rendue compte que ses problèmes provenaient de quelque chose qu'elle faisait elle-même.
Son père échouant dans ses études de médecines, avant la naissance de Marie, il est devenu représentant de commerce pour une grande compagnie de médicaments et s'était trouvé dans la position humiliante de devoir rendre visite à des hommes et femmes qui auraient été ses collègues s'il était devenu médecin. Sa femme fut amèrement déçu par son mari qui réagit a ses critiques en se mettant a boire, en se querellant sans cesse avec elle, en critiquant ses enfants et en se moquant d'eux. Parmi les surnoms qu'il donnait à sa fille " corne de brume " (parce qu'il trouvait qu'elle parlait trop fort), " paquet d'os " (parce qu'elle était grande et maigrelette) et " bébé braillard " (parce que ses railleries la faisait souvent fondre en larme). La mère de Marie, femme amère et découragée, ne protégeait jamais sa fille, elle aussi la critiquait Marie sans pitié.
Son père lui répétait souvent qu'elle ne pourrait jamais trouver un homme convenable, étant trop grande, trop bruyante et trop émotive. Chaque fois qu "elle se querellait avec l'un de ses amants elle se disait que c'était elle qui avait tord.
Cette tendance à se blâmer sévèrement elle-même avait poussé Marie à faire des choses qui la répugnait profondément. Lorsque, par exemple, l'un de ses amants avait insisté pour quelle couche avec un de ses amis dans le but de pimenter leur vie sexuelle, elle avait accepté de le faire. Même si toute cette expérience lui avait fait horreur, elle avait fini par convenir avec son amant que sa réaction était due à son manque d'audace sur le plan sexuel.
Pourquoi les parents transmettent-ils des messages négatifs ?
Tous les parents transmettent de temps à autre à leur enfants des messages potentiellement nuisibles. Dans la plupart des cas, les parents répètent tout simplement le même type de commentaires critiques de leurs propres parents. Les messages qui sont les plus susceptibles de créer des convictions inconscientes nocives sont ceux que lLon entend maintes et maintes fois tout au long de l'enfance. Il est possible que d'autres personnes nous en transmettent, nos frères, nos soeurs, oncles professeurs etc.
Messages indirects
D'autres messages, en effet, ne sont jamais formulés directement mais seulement implicitement. Et comme l'enfant en vient tout de même à tirer des conclusions négatives à propos de lui-même à tirer sans toute fois être capable d'identifier leur provenance, elles sont parfois plus difficiles à corriger.
Si un enfant est ignoré, ou si ses propres souhaits et préférences ne sont jamais pris en considération, il risque fort d'en conclure qu'il compte pour peu et que ses pensées ou ses sentiments n'ont aucune importance.
Messages culpabilisants
Ces messages sont difficiles à identifier parce que souvent ils ressemblent auc lamentations d'un parent surmené et laisse sous-entendre que les parents font de terribles sacrifices.
Le livre qui contient beaucoup plus de sujets face a la culpabilité imaginaire comme
- Aux prises avec la toxicomanie
- D'une génération à l'autre
- Les mauvais traitements
- Messages négatifs transmis par la société
- Découvrir les messages négatifs transmis par les parents
- Rompre la chaîne
- Comprendre ses pensées de punition
- Un châtiment à la mesure du crime
- La fuite du bonheur
- Secrets de famille (les enfants de parents dysfonctionnels)
- Les agressions sexuelles
- Mettre fin à la conspiration du silence
- La psychothérapie (l'importance d'une mise à l'épreuve)
- De la passivité à l'action
- S'absoudre de ses crimes imaginaires (trouver sa propre voie vers la santé psychologique)
- À la recherche d'un thérapeute
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