LE CRÉDIT

Jeu de société
dimanche 09 déc 2002

L'ACEF (association coopérative d'économie familiale) du Québec, existe depuis au moins 20 ans. On y offre des services de protection du consommateur, éducation budgétaire et la prévention à l'endettement.

Joanne Prince : Est-ce que vous constatez un problème d'endettement de plus en plus important ?

Lise Morin (ACEF Est de Montréal) : Depuis quelques années c'est un phénomène qui s'accroît. Voilà 15-20 ans les gens venaient pour un cour sur le budget, ils venaient avec des projets d'achats de maison, ils planifiaient des enfants. Maintenant les gens viennent en majorité pour savoir où va leur argent. 80% à 90 %, les gens qui viennent au cour, n'ont pas d'argent de côté, marchent dans une marge de crédit. On vient suivre un cour parce qu'on est pris avec un problème d'endettement.

Bernard Élie (professeur sciences économiques) UQAM : L'accès à différentes façons de payer est tellement rendu plus facile, qu'on s'en rend même plus compte. En se sens là le niveau de crédit sur les cartes a énormément augmenté.

Joanne Prince : Qu'est-ce qui peut expliquer ça à votre avis ?

ACEF : Un exemple : le président Bush au mois de septembre 2002 a fait un appel au gens, pour relancer l'économie, il invitait les gens a consommé. Le système encourage et repose beaucoup sur la consommation.

Pierre Fortin (syndic de faillite) : La question qu'il faut de poser est; est-ce que les gens achètent plus ou qu'est-ce qu'on achète, coûte plus cher. Je pense qu'il y a du vrai dans les deux. Comme les véhicules, ils coûtent plus cher et on va allouer plus d'argent dans notre budget pour les surplus. Les voitures utilitaires comme les 4X4, ils sont très dispendieux à l'achat et pour faire rouler également. On se permet un petit peu plus de loisirs, un petit peu plus de luxe et les constructeurs comme les commerçants ont trouvé la façon ingénieuse de financer l'argent. Les annonces ingénieuses d'automobiles, on ne voit pas le châssis mais on voit l'auto dans les grands sentiers, ou sur le bord de la mer, on voit ça dans les prés, la belle musique c'est envoûtant. Les cartes de crédits vendent le rêve. Aussi, qui ne rêvent pas a son époux(se) le voyage de noce pour leur 25 ième anniversaire de noce, qui ne rêve pas d'aller en plonger sous-marine. C'est de beaux rêves, des rêves de luxe qu'on peut être tenté de financer et c'est là qu'est le danger !

Joanne Prince : Selon l'association des banquiers comme les cartes visa et master card, il y aurait en circulation au Canada environ 60 millions de cartes de crédits. Ca fait 3 cartes par personne. Certaine en ont jusqu'à 15.

Joanne Prince : Les gens qui arrivent avec 7-8 cartes de crédits, les marges toutes remplies est-ce qu'ils se rendent compte dans quelles sortes de problèmes ils sont ou s'ils vivent dans une sorte de rêve ?

ACEF : Les gens, ce qu'ils disent est qu'ils ont glissé dedans avec une carte et après les autres sontfacilement accessible.

Pierre Lemieux ( syndic de faillite) : Ils ne bâdent pas à vous demander combien d'autres cartes vous avez ni la limite des autres cartes.

Pierre fortin : Je vois beaucoup de gens qui ont 5-10-15 et même 20 cartes de crédits. Tant qu'a moi, on ne devrait en avoir qu'une seule, une carte générale, visa, master card etc. et s'en servir seulement si on a l'argent a la fin du mois.

Consommatrice #1 : Quand je vais au restaurant avec le bureau, c'est moi qui a la facture la plus élevée. Elle dit, " Je ne suis tout de même pas pour prendre un verre d'eau et une salade, c'est ridicule de consommer ca, aussi bien de rester à la maison ". Mon chum voit la facture et demande si telle ou telle chose étais nécessaire, elle répond " s'étais bon en tout cas ! " Je me suis acheté un violon, il est super beau, je l'admire, je le regarde.. j'en joue pas !! Pour moi c'est une oeuvre d'art et éventuellement si je prend un cour de violon ben.. j'aurai un violon ,, c'est pratique ça !! Je me suis acheté une moto, j'avais le trip de la moto, j'ai mi-pleins de trucs dessus, tous pleins d'extra, j'avais même pas mon permis et même .. je ne l'ai même pas réussi à le passer en plus ! Je suis allé un fois en France, chez des parents et en plus on est nourri et logé, ça nous a coûté 8,000 $ pour 3 semaines. Si on me demandais où est allé cet argent là .. je ne sais pas mais je sais que j'ai eu de très belles vacances. Je me dis ça me prend une voiture sécuritaire, des vitres électriques parce que quand mon chum viens me parler de l'autre côté de la voiture, faut que je baisse la vitre. C'est du trouble de baisser la vitre manuellement. Le banc chauffant ça me prend ca ! J'arrive très bien à justifier mes besoins. Je crois qu'on est tous comme ça; Quand on va au magasin, avec une idée, c'est rare qu'on revienne avec les mains vide. Moi, j'aime les belles affaires et c'est la que ça me perd peut-être un petit peu.

Joanne Prince: À plusieurs reprises, la consommatrice a du avoir recours à la consolidation des dettes pour s'en sortir. " quand j'ai consolidé, mon plus grand malheur est que je ne reçoit plus de compte, y'a plus rien pour moi !

Pierre Fortin : La consolidation de dettes, est un prêt qu'on demande à son institution financière pour rassembler touts les différents prêts qu'on a pour n'avoir qu'un seul paiement. Le but de ca est de diminuer les taux d'intérêts qu'on a à payer. Les cartes de crédits vont avoir des taux très élevés par rapport au prêt personnel.

Consommatrice #1 : Quand tu consolide, c'est que tu ne sais pas gérer tes affaires alors quand tu vas demander une consolidation, tu pile sur ton orgueil. Et tu monte tes cartes de crédits et tu consolide et remonte et consolides encore.. tu te spécialise la dedans et en ce moment j'ai consolidé parce que j'arrive à un certain âge ou à un moment donné, faut s'asseoir et se calmer. (vous y croyez-vous ??)
Maintenant j'ai juste une carte de crédit et c'est tout (elle en avait 6). La consommatrice alors dit en riant à Joanne Prince; " les imprévues étant ce qu'ils sont, il y a des choses qui sont arrivés et il a fallu mettre ça dessus ! "
les banques m'adorent ça c'est clair. Elle aiment avoir affaire avec moi. Je ne les laisse pas dans le trou, je paie les maximums d'intérêts tout le temps, je vais avoir une médaille finalement ! Bush l'a bien dit le 11 septembre, dépensez, dépensez.. c'est un devoir de patriotique

SE FAIRE PLAISIR

Marie-Claude Lamarche (psychologue) : Quand tu consommes, ça t'apporte un élément euphorisant. Quand tu arrive à la maison, nous ne l'avons plus cet euphorie là !

Ce que je remarque, est que les gens gèrent leurs émotions en consommant beaucoup. Alors on peut consommer alcool pour se geler les émotions mais on peut consommer aussi parce qu'on à de la culpabilité, parce qu'on se sent malheureux.

Consommatrice #1 : Quand j'arrive dans un magasin, je fais toutes les allées. On dirait que je vais chercher ce dont J'AURAIS besoin. Des trucs pour les arrangements.. j'en avais jamais eu besoin avant.

Marie-Claude Lamarche (psychologue) : Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas capable de t'apporter un " hight ". Remettre à plus tard la gratification donc c'est la consommation immédiate, ca t'apporte un " hight ". je suis en peine d'amour, donc je pars en voyage.

ACEF : c'est un petit peu comparable au jeu. C'est du tempérament compulsif/impulsif et le crédit alimente ça parce qu'il n'y a pas de raison d'attendre, tu le veux, tu vas l,avoir tout de suite. Tu regarde un rouge à lèvre par exemple, tu peux avoir un rouge à lèvres dans un bel écrin etc.. c'est moins attrayant que dans un écran " cheap ". Psychologiquement t'as pas le même plaisir d'utiliser un rouge à lèvres dans un écrin " cheap "

Consommatrice #1 : On se crée des besoins qui ne sont pas là, qui ne sont pas réel. On dirait que c'est une façon de vivre, d'exister.

Pierre Fortin : L'effet de ne pas avoir sorti de l'argent de notre porte feuille est un peu psychologique. Le clic-clic est beaucoup plus facile que de retirer 100 $ et se dire c'est ça que j'ai, c'est ça que j'ai à dépenser !

ACEF : J'entend dire, j'ai profité d'une vente avec ma carte de crédit mais si on a pas tout payé à la fin du mois, ce n'est plus une vente !!

Pierre Fortin : Ça crée l'impression d'une marche de manoeuvre supplémentaire. C'est une illusion. Le paiement est là quand même. L'obligation totale est là et tout ce qu'on fait est qu'on retarde l'échéance et on augmente le coût donc l'achat qu'on a fait nous coûtera pas 1220 " mais ça vas nous coûter 2,000 $

ACEF : C'est très facile de s'endetter et de se rendre malheureux (même au point de se suicider. Isabelle). Tu consomme pour être heureux mais tu te rend malheureux. La solution serais de développer son intelligence émotionnelle. C'est d'apprendre à gérer les émotions de gratification immédiate. Je l'ai tout de suite mais je vais payé très longtemps après ça.

LES JEUNES ET LE CRÉDIT

Joanne Prince : Avant l'âge de 18 ans, les jeunes n'ont pas le droit de posséder une carte de crédit à leur nom mais ils peuvent avoir une carte de guichet automatique et on les harcèle constamment pour consommer. Ce qui fait que biens souvent se sont les parents qui finissent par s'endetter. Les ACEF tentent de les sensibiliser au pièges du crédit.

ACEF : Je me souviens dans une classe d'avoir illustré, si on payais toujours le minimum sur une carte de crédit, à quelle vitesse descend le paiement sur le capital et oups.. je voyais les yeux s'agrandir et scandalisés.

Jeune fille #1 : Quand je vais entrer au cégep, je pense que je vais dire non à une carte de crédit car comme je me connais, je vais crées une dépendance, vu que je vais avoir du crédit, je vais me dire, " je peux m'acheter ça et ça aussi. Je vais trop m'endetter et ça vas être dangereux pour mon crédit.

Jeune fille #2 : Quand tes amis(es) sortent et que tu n'as pas d'argent elle est là et elle t'attend. Ce serais " con " de ne pas l'utiliser mais d'un autre côté tu ne devrais pas l'utiliser.

Joanne Prince : Les jeunes du secondaire se disent; " faut que je me fasse un nom. C'est comme si c'était pas pensable de ne pas avoir de carters de crédits. On planifie son accès au crédit!

Jeune garçon : Plus tu dépasse avec ta carte de crédit, je pense avec le temps que plus ils vont augmenter ta marge. Ça peut être pratique si tu voyage ou dépense beaucoup, si tu es riche !

Jeune fille #3 : Je vais plus essayer de gérer mon argent parce que d`s que j'ai de l'argent, faut que je la dépense tout de suite et je ne pense pas qu'il faut que je fasse ça plus tard, je risque d'avoir pas mal de problèmes.

Jeune garçon #2 : Au début je pensais essayer de ne pas abuser du crédit. Je n'ai aucune expérience la dedans. Je vais m'informer comme à mes parents l'expérience qu'ils ont avec le crédit parce qu'on peut s'attirer des problèmes avec le crédit. C'est une belle chose en soi mais si on en abuse, on peut avoir beaucoup de problèmes.

Jeune fille #1 : Moi je dis que tu dois apprendre à vivre avec tes moyens. Tu ne peux pas obtenir quelque chose que tu veux maintenant mais tu essaie d'accumuler le plus possible d'argent pour pouvoir te le payer dans le futur.

Jeune fille #2 : On dis ça mais on ne sais pas si dans le fond on va le faire. Tout le monde à son opinion sur qu'est-ce qu'on veut faire mais ça ne veux pas dire qu'on va le faire.

Jeune fille #1 : " On peut toujours essayer "

Joanne Prince : Malheureusement toutes ces belles intentions finissent souvent par s'envoler lorsque les jeunes ont finalement accès au crédit même s'ils sont encore aux études.

Jeunes adultes début 20 aines

Jeune homme #1 : ma première expérience à été commencé dans ma 2 ième année d'université. Je me suis fait sollicité pour 500 $. C'étais facile d "accéder au crédit.

Jeune femme #1 : C'est facile pour moi, on m'en envoi avant même de faire une demande déjà pré-autorisé par la poste.

Jeune femme #2 : J'ai été solicité pour une carte de crédit et cela m'a surpris quand j'ai reçu mon premier relevé, j'avais 1,500$ de crédit et il a tout passé sur la carte. Cela m'a fait peur, je me suis dit que c'est facile. C'est depuis l'année passé et je suis entrain de payer ça.

ACEF : Cela n'a pas de sens de donner du crédit à des jeunes de 18 ans qui vont peut-être se détourner des études. Ils vont s'être sur-endettés.

Jeune homme #2 : Même à 17 ans ils nous prennent comme des adultes. Faut avoir un train de vie comme ça, avoir telle chose (il fait mention de la publicité) et c'est après que tu te rend compte que c'est peut-être pas utile et que ça ne valait pas le peine. Tu as 17 ans, tu viens de rentrer au cégep et tu es influençable.

Bernard Élie (prof science économique UQAM) : les habitudes de consommation des jeunes (les moins de 24 ans) est une population qui à été habituée à un niveau de consommation plus élevé que les générations qui précède et cette génération la pour la première fois dans l'histoire de l'occident va être plus pauvre que ses parents.

Jeune homme #1 : Nos parents ont vécu dans le crédit énormément, c'est peut-être une première génération qui à vécu dans le crédit. Ils nous ont, sans le vouloir éduqué dans ce monde là. Ce sont des gens qui se sont gâtés et qui nous ont beaucoup gâtés également et on essaie de garder le même train de vie et c'est ce qui fait qu'on va vers le crédit.

Jeune femme #3 : je ne crois pas qu'on soit une génération qui va accumuler beaucoup d'argent car on vit trop sur le crédit. Oui je vais peut-être trop consommé aujourd'hui, présentement pour mon revenu, ou pour ce que j'ai mais éventuellement je me garde la tête au-dessus de l'eau pour pouvoir rembourser après mais je suis consciente que oui je vais avoir des dettes et qu'il va falloir que je les rembourse.

Bernard Élie : Le rytme de consommation va se faire non pas a court terme de ce qu'ils ont comme argent de poche mais sur une vision à plus long terme et ça va automatiquement à les incités au crédit.

Jeune femme #3 : Y en a des gens qui vont économiser et qui vont être " au sous " tout le temps et c'est bien correcte comme ça mais moi je ne suis pas comme ça et je n'y crois pas, et c'est peut-être comme ça toute ma vie, mais au moins à la fin de ma vie je vais être heureuse d'avoir fait quelque chose.

Joanne Prince : Il n'y a pas que les jeunes qui ont des problèmes avec le crédit. Il y a de plus en plus de personnes âgées à faible revenu qui s'endettent pour s'offrir des petites douceurs. Un beau matin une dame âgée reçoit une offre de crédit pré-autorisé . pour recevoir une carte de crédit qui comportais une marge de 3,000$. À ce moment la ses revenus n'étaient que de 700$ par mois.

Joanne Prince : Vous n'avez jamais eu envie de la refuser cette carte la ?

Dame âgée : Non car quand on n'a pas d'argent, quand on est sur un budget restrain, quand vous avez une carte de crédit vous pouvez vous permettre des choses que vous n'avez pas l'habitude. C'est un cercle vicieux. Ils m'ont demandé mes revenus et ils m'ont donné la carte pareil. Dans les premiers temps je les payais comme il faut, ils m'ont même donné un autre 500$ de plus sur ma carte de crédit. C'est dommage qu'ils nous donnent ça car ils savent qu'on a pas de revenu, que c'est rien que de l'intérêt qu'on va payer. C'est un vrai piège qui donnent aux gens.

Joanne Prince : qu'avez vous acheter ?

Dame âgée : J'ai acheté du linge, des petits cadeaux j'ai pris des avances de fonds souvent pour les magasins qui ne prenaient pas les cartes de crédit. C'étais surtout les intérêts qui montaient chaque fois. Ce n'étais plus du 18 mais rendu de 24 % d'intérêts. C'est pour ça que je me suis retrouvé pris à la gorge. Une fois un gars d'un agent de recouvrement m'a laissé un message me disant des bêtises. Il étais pas mal insultant alors j'ai tout laissé tombé. C'étais très stressant, tu a peur de répondre au téléphone, tu regarde qui appelle et c'est marqué appel inconnu, Il y en a des gens que je connais qui ont des numéros inconnus. C'est tu eux autres ou le monsieur insultant ?.Cela à joué sur ma santé. J'ai commencé à faire de la haute pression. Je commence à descendre un peu grâce aux médicaments mais ça été très très difficile, il y a des nuits où je n'ai pas dormi. C'est une honte d'en parler à notre entourage. Si mes enfants avaient su ça, ils auraient peut-être voulu m'ôter la carte et essayer de me guider autrement mais c'est une honte de le dire. J'ai tout remis mes cartes hier. Je vais trouver ça dur surtout avec la carte de zellers. La tentation sur la carte de crédit est trop grande, j'en aurai plus.

COMBIEN PAR MOIS ?

Pierre Fortin : La publicité est orienté vers combien je peux économiser maintenant. La publicité est orienté vers ça maintenant. Prenez les voitures, ils sont tant de $$ par mois. Il y a plein de petits écriteaux en bas mais ça, on ne le voit pas mais souvent il y a des dépôts, le millage excédentaire. Il y a un tas de facteurs qui vient augmenter le coût de l'achat mais ce n'est pas des choses qu'on voit.
Donc sur une période de 10 ans on va avoir consommé 3 véhicules alors que si on en avais acheter une et l,avoir conservé pendant 10 ans, le coût par année aurais été de beaucoup inférieur a ce qu'il est en louant l'auto.
Peut-être l'achat d'un meuble c'est pas grave mais quand on jumelle ça avec une location d'auto, un petit voyage qui est financé avec un solde de crédit qui n'est pas fini de payer, c'est la spirale. C'est des petits montants mais qui, à la fin du mois on a des paiements qui sont insupportables.

PAYER DANS UN AN

Pierre Fortin : quand on achète maintenant et va payer dans un an, on " escompte " les paiements futures. On " escompte " qu'on aura pas de bris de voiture, ni maladie, ni perte d'emploi, qu'on aura pas d'imprévu.

ACEF : on pense toujours qu'on va se rattraper, on se dit, cette année on va être plus sage à Noël.. Les gens dérapent parce que c'est facile. Avec les pertes d'emploi, avec les cartes de crédits, on maintien le même rythme de vie, c'est pernicieux. Le jour où on recommence à travailler, on a une bonne facture à payer.

Joanne Prince : Au Québec, 25,000 faillites personnelles chaque années.
4,000 offres aux créanciers.
Au Canada, 80,000 faillites annuellement.

Pierre Fortin : On a un rôle un peu (ébret), C'est à dire; on est là pour protéger les intérets des créanciers et également pour conseiller les débiteurs, sur les différents choix qui s'offre à eux.
Donc tout au long du processus on est la pour s'assurer que leurs droits et obligations soient respectés et de même au niveau du créancier que leur droit et obligations soient respectés.

Joanne Prince : A quel moment on viens vous voir ?

Pierre Fortin : Quand les personne à des problèmes financiers et qu'il va choisir un syndic, il va venir consulter. Le syndic va analyser ça. Ça touche toutes les classes de personnes. Nous avons des médecins, des avocats, des hommes d'affaire qui antérieurement étaient tr`s prospères, anciens ministres, cols bleu, col blanc. Une des leçons que je tire de ça et qui est bien d'envoyer comme message, " ne jamais dire jamais ! "
Le paiement minimum est de 3% du solde, ce qui n'est pas grand choses. Un solde de 2,000$ qui veut dire un paiement de 60 $ par mois. Si vous vous limitez au minimum, vous allez payer pendant 115 mois. C'est un peu moins de 10ans et l'intérêt que vous allez payer est de 760 $.
Pour déciper les croyances, les personnes pensent, " ils font faillites , ils s'en sortent bien, c'est une faillite payante ". La grande majorité des gens le font parce qu'ils n'ont pas le choix. S'ils avaient eu le choix, ils l'auraient fait.
L'économie joue sur un effet de levier. On dit qu'avec 5 % tu peux t'acheter une maison et selon votre revenu voici le maximum d'hypothèque que vous pouvez avoir. C'est pas ça qui faudrait se poser comme question mais quelle sorte de maison ais-je besoin !

Joanne Prince : L'épargne des canadiens en 1960 était de 12 % du revenu mais aujourd'hui c'est moins de 3%

MOT DE LA FIN

Le mot " crédit " viens du latin " croire " comme accorder du crédit, comme accorder du crédit à quelqu'un, lui faire confiance. Le moins qu'on puisse dire est que le niveau de confiance envers les consommateurs est très élevé. C'est donc à nous de ne pas tomber dans le piège.






Je n'accepte plus les courriels qui finissent par un
(.com) sauf ceux qui sont déjà abonnés, trop de pourriels.
Mon logiciel les détruira automatiquement.

De retour à www.suicide-quebec.net

site créé par: Isabelle