Pour enfin être bien, il y a les psys
Les psys, c'est la solution... Mais ATTENTION!


Partout, tout le temps, il y a les bons et les mauvais. C'est ainsi que va le monde, c'est pour ça qu'il va comme il peut.

Il y a les bons et les mauvais : parents, amis, voisins, enseignants, artisans, fonctionnaires, présidents, dentistes, médecins...

Il y a tout le temps les bons et les mauvais, aussi...

Il y a les bons et les mauvais psys

Un mauvais psys vous fera perdre votre temps, votre argent, votre patience, votre courage, et vous laissera vous embourber comme une épave au milieu d'une mare de boue.

Un bon psy vous guidera et vous amènera à comprendre vos problèmes les plus enfouis. Il vous aidera à les résoudre et à vous en débarrasser. Ce psy vous aidera pas à pas, selon votre rythme, à profiter de la vie et à vous sentir libre.

Bien choisir son psy est le premier pas
Quelques conseils pour faire son choix :

N'oubliez pas qu'il s'agit de mon expérience, mes dires sont basés dessus. C'est votre désir qui doit vous guider afin de choisir la personne qui vous convient.

Je donne ces quelques conseils car, à partir du jour où ma décision de commencer une thérapie fut prise, il m'a fallu deux ans et demi et bien des découragements pour trouver la psy de mes rêves! Autant dire que j'ai eu mille fois le temps de crever! (Hé oui, il y a de quoi se mettre en colère...)

Je dirai que pour savoir si un psy vous convient ou pas, il faut, dès le premier rendez-vous, avoir envie d'y retourner. En tout cas, c'est ainsi que ça a marché pour moi, mais à chacun sa façon de faire et de ressentir.

Le mauvais psy commence par être désagréable au téléphone, alors que vous avez tourné en rond autour de ce maudit appareil pendant des heures avant de vous décider à prendre un rendez-vous.

Vous arrivez à votre rendez-vous avec peine et attendez un bon moment dans une salle d'attente superficielle qui vous donne envie de partir en courant.

Le psy arrive, vous marmonne un bonjour vaguement audible et repart dans son antre. Vous en déduisez qu'il faut le suivre, et tentez de faire passer votre malaise en vous demandant pourquoi il porte un gilet jaune avec un nœud papillon rouge?

Après vous être assis sur un siège sans y avoir été invité (mais il faut bien se poser quelque part), le psy fouille d'un air entendu dans des piles de dossiers et de papiers comme si vous n'étiez pas là. Bon, bon, bon... Vous vous demandez si réellement vous êtes là ou pas!

Soudain il parle, c'en est surprenant. Vous entendez des sons qui sortent du psy : "nom, prénom, adresse, etc...?" Mais s'il parle, il ne vous regarde pas, il a le nez sur sa feuille. A ce moment là, vous avez des doutes, est-ce qu'il sniffe de l'encre d'imprimerie? Le psy fait tout pour vous mettre mal à l'aise mais vous vous dites que vous êtes là pour votre bien.

Une fois qu'il a fini de remplir sa fiche à votre sujet (comme s'il était évident que vous alliez revenir), plus rien. Vous vous crispez mais réussissez à dire que vous n'allez pas bien et avez besoin d'aide. Vous arrivez même à aligner quelques phrases qui semblent aussitôt se perdre dans l'immensité de l'espace interplanétaire.

Et voilà, c'est l'heure, ça fait 400 francs (tiens, il a parlé!). Le psy vous colle un rendez-vous pour la semaine prochaine et, quand même, vous dit au revoir. En sortant, vous vous demandez lequel de vous deux était le plus mal à l'aise.

Vous rentrez chez vous.

Résultat de la séance : 20 minutes au lieu de 30, ce qui est déjà court. Vous n'allez pas mieux, vous êtes déçu, vous avez perdu votre temps et votre argent. Il n'y a plus qu'une chose à faire, changer de psy!

Il faut tenir le coup jusqu'à ce que vous trouviez la bonne personne.

Cette histoire est basée sur des faits vécus. J'ai vu bien pire mais je ne veux décourager personne, lisez plutôt ce témoignage:

Alors que je m'apprêtais à mourir, j'ai rencontré une fée
Avec des bons psys, vous vous promettez à la vie

TEMOIGNAGE:

Mon état avait tellement empiré que je m'étais retrouvée dans une clinique psychiatrique. C'était horrible. Les bâtiments étaient crasseux et en ruine. J'étais seule parmi des malades mentaux, des débiles et des vieux qui attendaient la mort.

Le psy était fier de lui, imbu de sa personne, incapable, culpabilisant, et bien meilleur comptable que médecin. Je le voyais une demi heure par semaine... ou peut être même moins. C'était un calvaire, il avait des stagiaires qui me regardaient sous le nez, tandis que j'essayais de parler. De toute façon, il ne me laissait pas vraiment parler.

J'ai fait une tentative de suicide dans cette clinique. C'est une patiente qui s'en est aperçue et a averti l'infirmière qui feuilletait un magasine de mode.

Un médecin, ami de la famille m'avait donné l'adresse d'une psychologue qui, selon lui, avait un très bon contact. Je n'avais encore jamais vu de femme ni de psychologue, seulement des psychanalystes hommes (sept).

J'étais devenue une véritable serpillière, une vraie loque. J'étais en train d'abandonner tout espoir. J'avais accumulé douze ans de dépression, j'en avais 28, je n'en pouvais plus.

Je m'étais dit : "Si celle-là ne va pas non plus, je me tue en vrai."
Je n'avais plus la force de chercher de l'aide, j'avais fini par croire qu'il n'y avait pas de solution. Ma seule échappatoire, ma seule délivrance semblait se trouver dans la mort.

Ce jour, j'ai rencontrer une vraie psy. Elle m'a écouté, m'a donné des réponses, m'a fourni des explications sans utiliser de termes médicaux incompréhensibles, et surtout en une séance m'a redonné espoir (une séance qui dura un temps convenable).

Bien sûr, à la fin de cette première séance, j'étais toujours très mal, mais je suis reparti sans idée suicidaire.

Régulièrement, j'y suis retournée. A chaque fois, je repartais avec de nouveaux éléments, de nouvelles idées à étudier et, petit à petit, je comprenais la bêtise qui m'entourait et comprenais que j'en subissais les conséquences.

Au bout de trois mois, j'avais déjà beaucoup changé. La vie était toujours pénible mais je souffrais beaucoup moins. Le plus important, c'est qu'au bout de trois mois, je ne souffrais plus de cette dépression qui semblait faire partie de mon être depuis douze ans. A ce moment là, j'ai pu comprendre ce que voulait dire "vivre", et je voulais que cela m'arrive.

Je voulais une nouvelle vie, elle commença à ce moment-là.

Petit à petit, j'ai pris de l'assurance et j'ai pris confiance en moi. D'ailleurs, j'ai tout pris. J'ai pris des décisions, j'ai pris la parole, j'ai pris le droit de poser des actes. J'ai pris le droit de dire NON, le droit de vivre, le droit au bonheur, le droit d'avoir ma place au soleil. J'ai pris ma vie en main avec la ferme intention de ne pas la lâcher.

Au bout d'un an j'ai découvert ce qui m'était arrivé de pire, les viols et l'inceste. Ce fut une horrible révélation, mais j'étais si contente et si fière de pouvoir répondre à la question que je m'étais posée toute ma vie, que finalement, me dire "J'ai été violée par mon frère, chez moi, et la première fois alors que je n'étais qu'une fillette...", était presque un plaisir. Enfin ma souffrance était à la hauteur des faits.

Ensuite, j'ai continué à chercher, à comprendre, à accepter... et de plus en plus, j'ai pris l'habitude de parler, d'expliquer, de résister, de me défendre et d'avoir ma vie et ma place.

Puis en quelques mois, j'ai fait un ménage incroyable. J'ai dit et expliqué à ma mère ce qu'elle n'avait pas fait et ce qu'elle avait laissé faire, j'ai remis à sa place une famille aveugle et inerte, j'ai définitivement arrêté de me droguer. Je me suis confiée à mon père, et ai fait voler en mille morceaux le mur qui depuis toujours nous séparait, j'ai remis en place tout ce qui était cassé, brisé, et piétiné.

Le petit train-train des séances a continué. Changer de vie, ça prend du temps, j'ai pris ce temps.

Je n'ai plus qu'une chose a dire : je vais très bien.

Source : http://alixe.loane.net/psys.htm




Je n'accepte plus les courriels qui finissent par un
(.com) sauf ceux qui sont déjà abonnés, trop de pourriels.
Mon logiciel les détruira automatiquement.

De retour à www.suicide-quebec.net

site créé par: Isabelle