Choisir! La contrainte ou la liberté?Il me semble que dans nos vies quotidiennes, il nous arrive d'agir ou d'attendre des autres qu'ils agissent de façon robotisée, sans vie, sans âme, sans sens: " Il faut réussir, Tu dois travailler, Il faut aller à l'école, Il faut sortir les poubelles, Je dois gagner ma vie, Dans ma situation je n'ai pas le choix..." Maintenant je vous propose de voir comment sortir de l'esclavage, comment se débarrasser des il faut que, je dois, je n'ai pas le choix..." -Pensez-vous qu'il y a des choses que vous devez faire que vous le veuillez ou non? Vous me répondrez à coup sûr:" mais évidemment qu'il y a des choses qu'il faut faire dans la vie, qu'on le veuille ou non." - Pourriez-vous me citer une chose que vous croyez ainsi devoir faire? -Vous me direz:" eh bien oui! il faut que je travaille. J'ai pas le choix, c'est comme ça! Je n'ai que l'argent que je gagne par mon boulot! Il faut bien se lever tôt pour cela! -Quand vous dites:" Je n'ai que l'argent que je gagne par mon travail et il faut se lever tôt pour vivre " comment vous sentez-vous?" -Eh bien, fatigué et inquiet! -Et vos besoins? -Oui, j'ai besoin de me sentir en sécurité; de savoir que je peux payer mon appartement, car je n'ai plus envie d'habiter là où je suis actuellement; de savoir que je peux me payer une pension complémentaire d'indépendant; parce que je n'ai pas envie de mourir de faim à soixante-cinq ans; de savoir que je peux payer ma voiture; de savoir que je peux m'offrir de temps en temps des vacances, un voyage, une fête avec des amis, ou une formation; de savoir que j'aurai de quoi nourrir mes enfants, etc.... Quand vous prenez conscience que vous travaillez parce que cela vous permet d'habiter un appartement plus agréable qu'une chambre d'étudiant, de vous assurer une pension de vieillesse, de rouler en voiture, de partir en vacances ou de poursuivre votre formation, comment vous sentez-vous? Très surpris n'est-ce pas? Vous ne regardiez pas les choses comme cela. C'est vrai que vous faites le choix tous les matins de mettre un costume-cravate et d'aller au travail. Personne, sinon vous-même vous empêche de partir en Mongolie ou en Terre de feu pour le restant de votre vie. Vous faites le choix d'un certain confort, d'une certaine intégration sociale et familiale, d'une certaine liberté dont vous pourriez si vous le vouliez vous défaire. Il se trouve que vous n'avez pas suffisamment envie de vous retrouver en Mongolie sans ressources ou en Terre de Feu sans terre d'attache. En même temps, vous réalisez que vous avez un besoin urgent de changer d'orientation professionnelle et vous êtes satisfait de constater que vous vous y employez en suivant cette formation." Dès que j'ai pu clarifier les enjeux de mon "il faut", soit le besoin de sécurité matérielle d'une part, et le besoin de changement pour un travail plus satisfaisant d'autre part, j'ai compris que je pourrais éviter le piège du système binaire qui me tétanisait: soit rester dans la sécurité et mourir d'ennui, soit changer et mourir de peur. J'ai donc effectué une transition douce et progressive. Ainsi, je recommande chaudement de passer tous les "il faut, je dois, j'ai pas le choix" au tamis de la conscience afin de bien vérifier quelles valeurs ils servent. Cela permet de faire un tri. Nous traînons souvent des vieux " Il faut ", émis il y a fort longtemps et qui n'ont pas été remis à jour. S'il n'existe pas derrière le " il faut" un " je voudrais vraiment", c'est qu'il est obsolète et tient plus du réflexe automatique que de la conscience responsable. Ce tri peut entraîner des changement importants. La prochaine fois que vous vous direz " il faut sortir les poubelles", arrêtez-vous et détendez-vous: aucun gendarme ne viendra vous arrêter si vous empilez vos poubelles semaine après semaine, dans la cuisine, puis dans le salon, voir dans la salle de bain! Si vous sortez vos poubelles, n'est-ce pas que vous avez besoin d'ordre, de propreté, d'hygiène, d'esthétique et de confort, en somme de rendre votre maison accueillante? Demandez-vous dans quelle énergie vous vous sentez si vous vous mettez en contact avec les valeurs que vous servez au lieu de vous soumettre à le contrainte du "il faut".Je crois que c'est une habitude de langage qui nous fait dire " Je n'ai pas le choix" tout comme nous disons " je n'ai pas le temps". Si nous avions davantage conscience de nos besoins nous verrions plus clairement que nous choisissons nos priorités et que l'usage de notre temps en est un reflet évident. Une fois de plus nous constatons que ce n'est que si nous nous responsabilisons par rapport à nos choix ou à l'usage de notre temps que nous nous donnons un pouvoir d"action pour changer ce que nous aimerions changer. Une maxime anglaise dit avec humour: Si tu n'aimes pas cela, change-le. Et si tu ne le change pas, aime-le! Note importante: ce texte est largement inspiré du merveilleux livre écris par Thomas d' Ansembourg" Cessez d'être gentil, soyez vrai" p.198, ed. Les éditions de l'homme. Source : http://ibelgique.ifrance.com/mieux-vivre/choisir.html
![]()
Je n'accepte plus les courriels qui finissent par un
(.com) sauf ceux qui sont déjà abonnés, trop de pourriels.
Mon logiciel les détruira automatiquement.De retour à www.suicide-quebec.net site créé par: Isabelle