Êtes-vous une pro de l'autosabotage?Avez-vous cultivé un talent pour exagérer vos points faibles? Pour soulever mille objections? Pour justifier vos peurs? Tout cela dans le but de procrastiner ou de faire le contraire de ce qui est bon pour vous. Si c’est le cas, vous maîtrisez l’art de l’autosabotage! Par Monique Soucy, coach en développement de carrière Quel mécanisme nous fait agir à l’opposé de notre intérêt? Nous fait accomplir le contraire de ce qu’on devrait faire pour être fière de soi? C’est l’autosabotage. En fait, une partie de nous résiste à notre désir de nous développer, grâce auquel nous posons des gestes qui amélioreront notre sort. Le saboteur en nous conteste les efforts et les changements qui favoriseraient notre évolution. Il encourage l’inertie et la stagnation; il incarne le «non à la vie». La façon de «contester» L’autosaboteur exploite le manque de confiance en nous. Par exemple, il nous répète des phrases du genre: «Tu te rappelles de tel échec? Tu pourrais le subir encore.» «Tu sais bien que tu n’en es pas capable!» «C’est trop fatigant, il y a beaucoup trop d’efforts à faire.» «Tu n’as pas le temps de faire ce travail, reporte-le.» Ou encore la phrase classique: «Tu as peur, alors ne le fais pas!» Pourtant, cette peur vient uniquement d’un manque de confiance en nous-mêmes et ne concerne nullement notre habileté ou notre incapacité à agir. D’autres exemples Vous ne rangez pas vos papiers, votre garde-robe, votre garage. Vous n’allez pas voir votre patron pour lui proposer une idée de changement que vous avez en tête: «Je n’ai pas eu le temps de me préparer!» Vous n’explorez pas d’autres avenues, alors que votre travail ne vous motive plus. Et vous vous dites depuis deux ans: «Je devrais commencer à examiner ce problème.» Ou vous affirmez haut et fort: «Je ne peux pas changer d’emploi maintenant, car j’ai besoin de mon salaire.» Mais qui vous dit de faire du bénévolat? Les conséquences Ce «à faire» dont vous êtes plus ou moins consciente, que vous niez ou reportez, draine votre énergie. S’y attaquer, effectuer les choses que vous voulez faire depuis longtemps et aller jusqu’au bout redonne une vitalité incroyable! Et l’énergie que vous perdiez à vous autosaboter redevient disponible. L’autosabotage et l’insatisfaction qui en découle exigent le double d’énergie requise pour répondre à ses besoins. En s’autosabotant, on se prive de la vitalité générée par les résultats de l’action.Comment éviter l’autosabotagePlus une personne se laisse manipuler par le saboteur en elle, plus ce dernier devient fort et plus il a du pouvoir sur sa vie. L’inverse est aussi vrai. Plus une personne se fait confiance, ose et agit en fonction de son désir d’avancer, de ses besoins et de ses responsabilités, plus le saboteur perd de sa crédibilité et s’affaiblit. Votre besoin — ou votre mission — s’exprime par votre pulsion à vouloir exécuter ce que vous avez à faire «ici et maintenant» pour avancer, évoluer et vous réaliser. Nier, reporter et négliger signifient aller à contre-courant, se freiner, s’autosaboter. Agir, c’est suivre le courant, avancer, récolter, être fière de soi et se réaliser! Source : http://femmeplus.canoe.com/bienetre/article1/2007/08/31/4461434-fp.html
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