L'aliénation parentale

L'aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu'il haïsse un de ses parents sans que ce ne soit justifié. Lorsque le syndrome est présent, l'enfant apporte sa propre contribution à la campagne de dénigrement du parent aliéné. (GARDNER2 et GARDNER3, §1)

Historique Origines

En cas de séparation, il est naturel d'être inquiet lorsque les enfants s'en vont la première fois en visite chez l'autre parent. Au début, les dérives sont fréquentes, comme de dire « Appelle-moi dès que tu arrives », « Appelle-moi si tu as peur », « Je viendrai te chercher », etc. Si le parent est psychologiquement fragile, l'anxiété peut croître au lieu de disparaître, et déclencher le processus d'aliénation.

Le parent aliénant est souvent un parent sur-protecteur. Il peut être aveuglé par sa rage ou animé par un esprit de vengeance provoquée par la jalousie ou la colère. (GARDNER2, §14 à 17) Il se voit en victime, injustement et cruellement traitée par l'autre parent dont il cherche à se venger en faisant croire aux enfants que cet autre parent a tous les torts. (LOWENSTEIN1, §15) Dans des familles qui présentent des dysfonctionnements, le phénomène implique plusieurs générations. Le parent aliénant est soutenu par des membres de sa famille, ce qui renforce son sentiment d'être dans le vrai.

Conséquences pour l'enfant

L'enfant est amené à haïr et à rejeter un parent qu'il aime et dont il a besoin. (FAMILYCOURTS, §3) Le lien entre l'enfant et le parent aliéné sera irrémédiablement détruit (GARDNER3, §66) En effet, on ne peut reconstruire le lien entre l'enfant et le parent aliéné s'il y a eu un hiatus de quelques années

Le parent aliéné devient un étranger pour l'enfant. Le modèle principal des enfants aura été le parent pathologique, mal adapté et présentant un dysfonctionnement. Beaucoup de ces enfants développent de sérieux troubles psychiatriques.

Induire un syndrome d'aliénation parentale à un enfant est une forme d'abus. Dans les cas d'abus sexuels ou physiques, les victimes arrivent un jour à surmonter les blessures et les humiliations qu'ils ont subies. A contrario, un abus émotionnel va à coup sûr avoir des répercussions psychologiques et peut engendrer des problèmes psychiatriques pour le restant de la vie.

Les effets chez l'enfant victime du syndrome d'aliénation parentale peuvent être une dépression chronique, une incapacité à fonctionner dans un cadre psychosocial normal, des troubles d'identité et d'image, du désespoir, un sentiment incontrôlable de culpabilité, un sentiment d'isolement, des comportements hostiles, un manque d'organisation, un dédoublement de personnalité et parfois, le suicide. Des études ont montré qu'une fois adulte, les victimes d'une telle aliénation ont un penchant pour l'alcool, la drogue et présentent d'autres symptômes de mal être profond.

Le sentiment incontrôlable de culpabilité est provoqué par le fait qu'il réalise, une fois adulte, qu'il a été le complice malgré lui d'une grande injustice infligée au parent aliéné.
L'enfant aliéné risque de reproduire la même pathologie psychologique que le parent aliénant.

Identifier le syndrome

Le phénomène qui consiste pour un parent à monter ses enfants contre l'autre parent est une notion facile à comprendre. Cependant, historiquement, le processus a été difficile à identifier. Il s'ensuit d'interminables procédures, émaillées de nombreuses plaintes et s'enlisant dans la recherche de détails qui parfois s'évaporent finalement d'eux-mêmes (BONE-WALSH, §1) Il importe, avant de poser un tel diagnostic, d'être sûr que le parent aliéné ne mérite aucunement d'être rejeté et haï, à cause de comportements véritablement répréhensibles (LAMONTAGNE, page 81) La tâche doit être confiée à un professionnel de la santé mentale qui connaît ou qui a étudié ce type de maladie. Il fait passer aux parents une série de tests psychologiques et rédige des recommandations.
Dans ses guides pour parents et professionnels où il fait figure de pionnier, Gardner a présenté une description détaillée du phénomène en identifiant une panoplie de comportements chez l'enfant et chez les parents

Tenter une médiation

Une médiation destinée à trouver un terrain d'entente et un modus vivendi est de loin préférable à une action en justice qui va détériorer de façon dramatique la relation entre les parents pour le long terme.
Des professionnels de la santé au courant du syndrome d'aliénation parentale, de ses origines et de ses effets, doivent intervenir le plus rapidement possible afin d'empêcher que les dommages causés par l'aliénation ne deviennent irréversibles

Les deux parents doivent être évalués séparément. Une fois la certitude acquise qu'aucun des deux parents ne représente pas ou plus un danger pour les enfants, le travail de médiation peut commencer. Un de ses effets sera d'éviter l'aliénation des enfants par l'un ou l'autre parent. Si cette première étape échoue, il faut adopter une approche plus ferme et recourir au système judiciaire.

Saisir le tribunal

Si le processus est identifié - même s'il n'a pas encore porté ses fruits - il doit être considéré par les professionnels comme une violation directe et intentionnelle d'une des obligations les plus fondamentales d'un parent, qui est celle de promouvoir et d'encourager une relation positive et harmonieuse entre l'enfant et son autre parent.
Le parent qui encourage ses enfants à ignorer les droits de visite doit être puni par le tribunal afin d'être rappelé à l'ordre.

On ne peut admettre qu'un parent stable et capable soit privé du droit d'exercer son rôle de parent.

Sans menaces de sévères amandes, de séjour en prison ou de perte totale de la garde, le parent aliénant a peu de chance de changer.

Un autre intérêt de ces menaces est de fournir aux enfants aliénés l'excuse dont ils ont besoin pour aller voir le parent aliéné tout en ne décevant pas le parent aliénant : "Je le hais vraiment. "J'y vais seulement pour t'éviter d'aller en prison."

Sans une intervention extérieure et sans une aide psychologique, il est probable que l'enfant ne se rende jamais compte de ce qu'il s'est passé.

On peut soigner les enfants par une thérapie appropriée, seulement à condition que l'action empoisonnante du parent aliénant soit neutralisée.

Identifier le syndrome

Le phénomène qui consiste pour un parent à monter ses enfants contre l'autre parent est une notion facile à comprendre. Cependant, historiquement, le processus a été difficile à identifier. Il s'ensuit d'interminables procédures, émaillées de nombreuses plaintes et s'enlisant dans la recherche de détails qui parfois s'évaporent finalement d'eux-mêmes.

Il importe, avant de poser un tel diagnostic, d'être sûr que le parent aliéné ne mérite aucunement d'être rejeté et haï, à cause de comportements véritablement répréhensibles.

La tâche doit être confiée à un professionnel de la santé mentale qui connaît ou qui a étudié ce type de maladie. Il fait passer aux parents une série de tests psychologiques et rédige des recommandations.

Dans ses guides pour parents et professionnels où il fait figure de pionnier, Gardner a présenté une description détaillée du phénomène en identifiant une panoplie de comportements chez l'enfant et chez les parents.

Tenter une médiation

Une médiation destinée à trouver un terrain d'entente et un modus vivendi est de loin préférable à une action en justice qui va détériorer de façon dramatique la relation entre les parents pour le long terme.

Des professionnels de la santé au courant du syndrome d'aliénation parentale, de ses origines et de ses effets, doivent intervenir le plus rapidement possible afin d'empêcher que les dommages causés par l'aliénation ne deviennent irréversibles.

Les deux parents doivent être évalués séparément. Une fois la certitude acquise qu'aucun des deux parents ne représente pas ou plus un danger pour les enfants, le travail de médiation peut commencer. Un de ses effets sera d'éviter l'aliénation des enfants par l'un ou l'autre parent. Si cette première étape échoue, il faut adopter une approche plus ferme et recourir au système judiciaire.

Saisir le tribunal

Si le processus est identifié - même s'il n'a pas encore porté ses fruits - il doit être considéré par les professionnels comme une violation directe et intentionnelle d'une des obligations les plus fondamentales d'un parent, qui est celle de promouvoir et d'encourager une relation positive et harmonieuse entre l'enfant et son autre parent.

Le parent qui encourage ses enfants à ignorer les droits de visite doit être puni par le tribunal afin d'être rappelé à l'ordre.

On ne peut admettre qu'un parent stable et capable soit privé du droit d'exercer son rôle de parent.

Sans menaces de sévères amandes, de séjour en prison ou de perte totale de la garde, le parent aliénant a peu de chance de changer.

Un autre intérêt de ces menaces est de fournir aux enfants aliénés l'excuse dont ils ont besoin pour aller voir le parent aliéné tout en ne décevant pas le parent aliénant : "Je le hais vraiment. "J'y vais seulement pour t'éviter d'aller en prison."

Sans une intervention extérieure et sans une aide psychologique, il est probable que l'enfant ne se rende jamais compte de ce qu'il s'est passé.

On peut soigner les enfants par une thérapie appropriée, seulement à condition que l'action empoisonnante du parent aliénant soit neutralisée

Erreurs à éviter

1) Tenir compte uniquement de l'avis des enfants Les enfants rencontrés paraissent bien fonctionner à l'école, leur vie sociale semble normale et, de prime abord, ils ne présentent pas de psychopathologie particulière. Mais, tous, à des degrés divers, réclament la cessation des contacts avec l'autre parent. L'on plaide alors que, dans l'intérêt de l'enfant, il faille suspendre les visites parce que « traumatisantes... on ne veut pas forcer l'enfant... » Et il en irait tout à coup de l'intérêt de l'enfant, de ses droits et de son besoin de n'avoir qu'un seul parent!
2) Ordonner que les deux parents décident ensemble du bien être des enfants. C'est ignorer l'ampleur du problème. Il faut d'une part cesser de croire à la bonne volonté de l'aliénant et d'autre part faire cesser son action néfaste en utilisant le seul pouvoir qu'a la société, c'est-à-dire en recourant à la «fonction tierce».
3) Ordonner une thérapie familiale traditionnelle Ordonner une thérapie traditionnelle est sans effet. Les parents qui induisent un syndrome d'aliénation parentale ne sont pas des candidats à une thérapie. Un candidat doit être conscient du fait qu'il a un problème psychologique et doit vouloir guérir. Quant aux enfants, même avec une séance de thérapie tous les jours, le reste du temps serait employé à continuer leur endoctrinement. On peut comparer un parent aliénant avec le gourou d'une secte. Pour qu'une déprogrammation réussisse, l'enfant doit être coupé de tout contact avec l'auteur de l'endoctrinement. Enfin, ordonner une thérapie traditionnelle donne au parent aliénant un avantage car le temps joue en sa faveur.

Source : http://www.justicepapa.com/membres/sap/sap01.php#top




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