Tabac et alcool : Que font-ils de ma liberté et ma santé ?ALCOOL ? Ces questions ne regardent que moi.
Elles commencent par le pire. Elles finissent par les questions que tout le monde se pose. Par conséquent, à moi de commencer la lecture par les passages qui peuvent me concerner.I. UNE SOUFFRANCE QUOTIDIENNE ?• Qualité de mon sommeil ? Cauchemars ?• Le matin, une autre caractéristique du manque :
- Dépression? Caractère angoissé ?
- Angoisse très forte le matin ?
- Une boisson alcoolisée pour soulager l'angoisse ?
• Un passé de delirium, hallucinations, convulsions ? • En l'absence du manque matinal :
- tremblement ? sueurs ? nausées, vomissements ? le tout calmé par l'alcool ?
- Obligé d'augmenter la dose pour obtenir l'effet ?
- D'habitude, ai-je perdu la liberté de m'arrêter après le second ou le troisième verre ? Si oui, c'est déjà la première étape dans la dépendance.
- Ai-je essayé de me modérer ? Quel résultat ?
- Pris dans un engrenage par l'alcool ?
C'est-à-dire accroché ? Alors, ma liberté ?•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••II. SI JE CRAINS D'ÊTRE ACCROCHÉ• Ma vie affective ?
• Le manque, outre les souffrances du matin ?
- Ruptures affectives, professionnelles ?
- Souffrance d'être esclave ? Qualité de ma vie ?
- Idées ou tentative de suicide ?
• Mes souffrances autres que le manque ?
- Obsédé par l'approvisionnement en alcool ?
- Continuant malgré les dégâts et dépenses ?
- Négligeant mes autres priorités ?
- Envies folles d'alcool, par moments ?
- Qui est le plus fort, le bonhomme ou la bouteille ?
• Mon passé ?
- Perte du plaisir à boire ou après boire
(ne plus boire que pour me sentir moins mal) ?- Nier, cacher : à autrui comme à moi-même ?
- Fâché, violent contre moi-même, autrui ?
Devenu jaloux ? De l'engrenage de l'alcool à l'engrenage de la violence ?- Me reste-t-il des émotions positives ?
- Où en est ma communication avec mes proches ?
- En suis-je arrivé à ne même plus tenir l’alcool ?
• Un environnement néfaste ?
- À quel âge ai-je dérapé dans la boisson ?
- Entre l'âge où j'ai bu comme tout le monde et l'âge
où le manque est apparu, combien d'années ?- Me suis-je bourré de tranquillisants, qui enlèvent toute énergie, y compris pour en sortir ?
- M'arrêter tout à fait ou me modérer : quel a été le plus facile? Combien de temps ai-je réussi ?
- Ai-je rencontré une personne rétablie de l'alcool ?
Assidu aux réunions ? Hospitalisé ?- Ai-je été content des groupes d'entraide?
- Rechute après m'être arrêté : entre le premier verre et la galère du manque, combien de jours ?
• Handicaps personnels ?
- Violences familiales ? Solitude ?
- Déceptions, séparations, deuils ?
- Conflits, soucis, harcèlement au travail,
mise au chômage, retraite mal vécue ?- Logement pénible ou perdu ?
- Habitudes familiales ? Désinformation ?
- Ai-je été initié très jeune à l'alcool ?
• Quand suis-je tenté ? (hors état de manque)
- Ivresses fréquentes dès l'adolescence?
- Caractère supportant mal les frustrations ?
- Goût pour les situations à risques ?
- Ai-je souffert de dépression ou d'angoisses :
avant, pendant ou après la dépendance ?- Autre toxicomanie ?
• Mes coups durs et prises de risques, autres que ruptures et tentatives de suicide ?
- Alcool à portée de main. Fêtes…?
- Entraînement par les camarades,
maladresse pour refuser le premier verre en trop ?- Épisodes de douleur physique ?
- Contrariétés, critiques subies, menaces de mon
employeur ou de mon conjoint ?- Ai-je repéré ces circonstances ?
- Ai-je imaginé des solutions pour y faire face ?
• Tout compte fait, suis-je malade de l'alcool?
- Conduites risquées sur la route, au travail
- Absentéisme, arrêts de travail, invalidité ?
- Comportements sexuels à risques ?
- Ivresses aggravées ?
- Coeur (infarctus risque n° 1) : angine de poitrine, hypertension, palpitations, essoufflement ?
- État général et digestif : perte d'appétit annonciatrice de cirrhose, poids, yeux jaunes ?
- Atteinte du système nerveux : muscles douloureux ou faibles, pertes de mémoire ?
- Enfant handicapé (alcoolisme foetal) ?
- Bagarres… Violences…Incendie… Surendettement… Police… Incarcération… ?
• Projet à convenir avec mon médecin ? • Choix de vivre hors alcool, si je suis accroché : • Quels sont mes motifs ?
- Suis-je convaincu à 90% qu'il y a quelque chose à changer dans ce que je bois?
• Accepter d'être aidé : je suis seul à pouvoir le faire, mais pas tout seul !
- Cesser de souffrir ? Retrouver ma liberté ?
- Mes échecs antérieurs de modération ?
- Rencontre d'un alcoolo-dépendant rétabli ?
• Réussite de l'abstinence, si je l'ai choisie ?
- "Guéguerre" à cesser avec mon entourage.
- S'arrêter de boire à domicile est souvent possible.
- En cas d'hospitalisation, contacts à garder, y compris au téléphone, le jour de la sortie et les suivants.
- Une fois sevré, on ne se rétablit qu'en groupe : en séjour de soins ou en groupe de rétablis.
- Assiduité aux réunions du groupe et aux consultations?
- Passé le sevrage, l'alcool reste dans la tête au moins deux mois.
- Illusions, en cas de dépendance passée, qu'espérer reboire modérément et retrouver le plaisir perdu.
Au bout de 12 à 15 mois, ma liberté, ma qualité de vie ? • Ma liberté ?• Confiant en moi-même ?
- Ai-je une impression de liberté complète, par rapport à l'alcool ? Si oui, quels sont les mots que je trouve pour exprimer cette liberté ?
• Confiant en mes proches ?
- Sorti de la dépression, des idées suicidaires ?
- Bon sommeil ?
- Remonté dans l'estime de moi-même ?
- Capable de faire face aux contrariétés, à mes émotions et à mes impulsions ?
- Capable de me fixer des objectifs réalistes ?
- Une impression de vie saine ?
- Redevenu capable de communiquer avec eux ? D'avoir une vie sociale? Être sorti de la solitude ?
••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••III. SI JE NE SUIS PAS ENCORE ACCROCHÉ, MON CHOIX ENTREM'appuyer sur ma propre expérience et sur l'avis de mon médecin. Si je suis adolescent, le questionnaire CRAFFT ci-dessous m'aide à faire le point :
MODÉRATION OU ABSTINENCE• Conditions nécessaires pour réussir durablement la modération si je suis gros buveur sans être vraiment accroché :
- Suis-je déjà monté sur un véhicule conduit par quelqu'un (y compris moi) qui avait trop bu ou qui était défoncé ?
- Est-ce que j'utilise l'alcool ou une drogue pour me détendre, me sentir mieux ou pour tenir le coup ?
- Est-ce que j'en consomme quand je suis seul ?
- Alcool ou drogues m'ont-ils fait oublier des choses à faire ? Ou fait faire des choses à éviter ?
- Des amis ou ma famille m'ont-ils dit que je ferais mieux de réduire ces consommations ?
- Ai-je eu des problèmes après avoir consommé ?
• Me préparer à refuser poliment et joyeusement le premier verre en trop.
- deux semaines sans alcool pour commencer ;
- puis m'abstenir trois jours par semaine,
- ne pas dépasser seize verres par semaine (douze pour une femme) ;
- dans ce cadre, pas plus de quatre verres par jour ni plus d'un verre par heure.
• Si je réussis, je risquerai moins d'accidents et de journées d'hôpital ; et j'échapperai à la dépendance.
- Si j'ai un chagrin, ne jamais boire pour le noyer.
- Jamais d'alcool comme médicament.
- Ne jamais boire seul.
- Jamais de risques pour mon permis de conduire !
•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••IV. SI JE CONSOMME MODÉRÉMENT, OU PAS DU TOUT D'ALCOOL"Modérément" veut dire ici que d'ordinaire je sais m'arrêter après le second ou le troisième verre. • Combien boire, sans risque au volant ? • Un verre au comptoir, bière, vin, apéritif, pastis, c'est la même quantité d'alcool, environ 11 grammes. Je peux donc compter en verres.• Combien boire, sans risque pour ma santé ?
- Trois verres peuvent suffire pour que mon haleine dénote 0,50 gramme d'alcool par litre de sang.
Cela suffirait pour rendre dangereuse la conduite de tous les véhicules, sans que je m'en rende compte ; et pour qu'une infraction soit constatée.- Pour diminuer mon alcoolémie d'un gramme par litre, il faudrait que j'attende au moins six heures : une heure par verre en trop !
- Une fête réussie, pour moi, ça veut dire combien de verres ? Quels risques, sur la route ?
Quels risques aussi de grossesse et de contamination dans l'ivresse ?• Un verre de vin par jour : bon pour ma santé? Pas si je fume, si je suis une femme ou si je suis un homme jeune. Si d'autres catégories d'abstinents ont une espérance de vie amoindrie, cela semble dû à d'autres causes qu'à leur abstinence. De toute façon, les médecins ont cessé de conseiller le vin à ceux qui s'en abstiennent, parce que personne ne sait jusqu'où cela ira. À moi de me déterminer ! Source : http://perso.wanadoo.fr/sante-infofb/tabac_alcool_questionnaire.htm
- Aucune réponse n'est valable pour tout le monde parce qu'il y a des cas où il faut vivre hors alcool : par exemple certains sports, certains traitements médicamenteux, la dépression, les hépatites, la grossesse, un passé de dépendance alcoolique ou de toxicomanie. Ce n'est donc pas la télévision qui peut répondre à ma question, c'est mon médecin.
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