Des paroles qui tuent |
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| Quelques personnes sont assises tout près d'elle, et soudain, elle se sent observée! Oui, encore une fois... Chaque jour, c'est la même chose, des paroles méchantes la blessent.
«N'essaie pas de peigner tes cheveux, Carole! De la laine d'acier, ça ne se brosse pas!» Elle se retourne puis croise le regard de ce même imbécile qui, chaque jour, s'amuse à la dévaloriser. Un sanglot lui noue alors la gorge, elle détourne les yeux, voyant tout danser autour d'elle, dans la lueur de ses larmes. Elle essuie ensuite discrètement les gouttes de peine qui coulent le long de ses joues. Elle veut sortir... sortir de ce lieu où tous les étudiants semblent la pointer du doigt. Elle se sent si seule dans cette grande école qui, selon elle, ne veut pas d'une rien du tout. Car, en fait, les étudiants ont réussi à l'abaisser totalement. Elle ne vit plus, elle se sent de trop, elle n'ose même plus dire un mot de peur d'être rejetée. D'un pas lourd, Carole se lève et voit les gens la dévisager... Elle sait qu'il y aura quelqu'un qui la blessera avec des paroles déchirantes. C'est alors que le même idiot lui dit: «Ah! Carole, comme tu as un joli corps... On dirait une grosse montgolfière!» Des rires venant de tous les coins de la classe crèvent le coeur de Carole. Maintenant, plus que jamais, tout est noir autour d'elle, elle ne pense qu'à une chose: disparaître pour ne plus avoir cette affreuse douleur qui lui perce l'âme. «C'est inhumain de détruire une personne à ce point! C'est ça qu'ils veulent, que je disparaisse, alors c'est ce que je ferai!» pense Carole, un soir, en revenant de l'école, avec une tristesse incroyable marquée sur son visage gonflé. En arrivant chez elle, elle monte les escaliers sans faire de bruit, en pleurant toute les larmes de son corps. Chaque marche lui semble comme une étape de sa vie. En touchant la dernière, elle sait que sa vie se termine ce soir-là. Dans sa chambre, étendue sur son lit, elle écrit: «Jamais je n'aurais cru mourir assassinée par des paroles!» elle dépose ensuite la feuille froissée sur sa table de chevet... Quelques instants plus tard, un coup de fusil se fait entendre... C'est fini. Carole ne souffre plus. C'est bien après, que les étudiants de sa classe eurent des regrets. La pitié vint vêtir leurs coeurs, mais, malheureusement, il était beaucoup trop tard... Source : http://esjn.csriveraine.qc.ca/Travaux/etudiants/ Pages_des_eleves98/marcam/page10.htm |
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