L’ABUS SEXUEL
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L’abus sexuel est un acte qui peut prendre différentes formes, allant de
l’exhibitionnisme ou des caresses, jusqu’au viol ou à l’inceste. La pornographie et la
prostitution en sont des formes commercialisées. Le viol, l’inceste, les attentats à la
pudeur sont interdits par la loi (articles 331 et 333 du Code pénal). La peine est aggravée
lorsqu’il s’agit d’un enfant (mineur de moins de 15 ans) ou lorsque l’agresseur est un
ascendant ou une personne ayant autorité sur l’enfant. Elle peut aller jusqu’à vingt ans
de prison.
Nul n’est censé ignorer la loi.
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L’enfant ne peut imaginer ce qu’est un
abus sexuel… et ce n’est pas facile d’aborder ce sujet
avec lui.
Pourtant, il faut lui en parler pour l’aider à se protéger, sans lui donner le sentiment que tout
le monde est dangereux.
Cette brochure est faite pour vous informer. Vous trouverez, au centre, un jeu-test pour votre
enfant: détachez-le (ouvrir et refermer l’agrafe) et lisez-le avant de le lui donner pour en
discuter avec lui.
L’abus sexuel est un acte par lequel un adulte ou un plus grand oblige, pour son propre plaisir,
un enfant à une activité sexuelle qui n’est pas de son âge : c’est un abus de pouvoir.
CE QU’IL FAUT RETENIR
Il n’est pas facile de parler des abus sexuels aux enfants
L’enfant ne s’exprime pas comme un adulte et, pour lui non plus, ce n’est
pas facile d’en parler.
L’abus sexuel existe… Il est interdit. La loi protège les enfants et punit
les agresseurs.
La connaissance des risques
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1 fille sur 25 et 1 garçon sur 33 déclarent avoir subi un viol
ou un inceste.
1 agresseur sur 4 est un membre de la famille.
1 agresseur sur 2 est un ami ou une connaissance de la
famille.
8 fois sur 10, l’enfant est victime d’abus sexuels répétés.
Un grand nombre de jeunes qui se prostituent ou se suicident
ont été victimes d’inceste.
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Comme pour les accidents de la route,
il faut connaître les
risques des abus sexuels pour mieux les éviter.
Tout enfant, garçon ou fille, dans tout milieu social, peut
être victime d’abus sexuel, même très jeune.
La personne qui agresse peut être un inconnu ou quelqu’un que l’enfant
connaît bien et dont il ne se méfie pas (voisin, ami, parent). Ce n’est pas
toujours un acte physiquement violent : les promesses ou les menaces sont
utilisées, le secret est souvent exigé.
C’est un acte qui amène chez l’enfant des troubles psychologiques. Ceux-ci
apparaissent sur le moment ou à l’adolescence et même à l’âge adulte, s’il n’a
pu en parler à personne.
CE QU’IL FAUT RETENIR
Cela peut arriver à n’importe quel enfant.
Cela peut venir d’une personne connue de l’enfant.
C’est un acte grave.
LE RÔLE DE LA FAMILLE
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Les enfants sont nombreux à ignorer l’interdit de l’inceste : de
plus, ils croient que leurs amis, leurs parents et leurs maîtres ont tous les
droits sur leur corps, voire sur leur sexe.
Lorsque l’interdit de l’inceste est signifié à l’âge où le petit
enfant désire l’un de ses parents, il doit être clair que cet interdit concerne
l’enfant mais aussi les parents à son égard.
D’après Françoise Dolto. Extrait de " Fous
d’enfance ".
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Profitez de ce genre de phrase pour parler de sexualité
avec votre enfant
et lui donner des repères et des limites.
- L’éducation sexuelle d’un enfant se fait naturellement dans la famille, à l’occasion des
événements de la vie quotidienne : apprenez-lui ainsi qu’il ne doit pas désirer ses parents,
comme ses parents ne doivent pas le désirer.
- C’est dans ce lieu d’échange et de tendresse qu’il développera sa capacité d’aimer et
d’être plus tard un " papa " ou une " maman .
- Son corps l’intéresse, dites-lui :
- comment son corps fonctionne,
- que son corps lui appartient et qu’il peut
dire non,
- qu’il a droit au respect et à la protection
des adultes.
- C’est le rôle des parents d’aider l’enfant à comprendre de qui il est le fils ou la fille,
le petit-fils ou la petite-fille, à savoir qui il est.
CE QU’IL FAUT RETENIR
-
L'enfant est un enfant : ce n'est pas un
adulte miniature.
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L'enfant est une personne : respectez son âge
et sa pudeur
-
Documentez-vous sur l'éveil de la sexualité
chez l'enfant
LES MOYENS DE SE PROTEGER
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Parents, grands-parents, aînés accompagnent les enfants dans l’apprentissage de la
vie. Ils transmettent leur propre expérience pour que les enfants affrontent mieux les
risques de la vie et soient " bien dans leur peau ". Ils leur apprennent les règles d’une
bonne conduite en société, selon un code valable pour tous : la loi, la morale, la
politesse… Ils doivent aussi leur donner confiance en eux, leur apprendre à se tirer
d’affaire seuls, en sachant évaluer le danger et trouver l’aide nécessaire. |
Il ne s’agit pas de surprotéger votre enfant
ou d’ignorer les risques qu’il court : donnez-lui des moyens de se protéger.
- mettre les doigts dans une prise électrique, on peut lui apprendre à éviter une situation
dangereuse ou à s’en dégager.
- Jouez ensemble pour trouver les solutions à des situations inattendues : " Et si tu perds
tes clefs, que fais-tu ? ", " Et si tu te perds dans un grand magasin ? ".
- Encouragez-le pour qu’il ait confiance en lui : s’il est moins timide avec les adultes, il
se défendra mieux.
- Profitez des situations qui troublent votre enfant pour l’écouter sans reproches et lui
montrer votre confiance.
- S’il se sait écouté, il osera parler de ce qui le tracasse.
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Faites avec votre enfant le test des trois
questions :
si quelqu’un lui demande de le suivre et
qu’il répond non à une seule de ces trois questions, il ne doit pas
accepter ! - Est-ce que tu as envie de dire oui ou non à cette
proposition ? - Est-ce que tes parents sauront où tu es, si tu
acceptes ? Est-ce que quelqu’un viendra à ton aide, si tu en as
besoin ?
(Programme canadien " Mon corps, c’est
mon corps ").
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Donnez à votre enfant des règles de protection et dites-lui
toujours les vraies raisons de vos recommandation.
- qu’il a le droit de refuser une proposition d’un adulte même
s’il le connaît ;
- qu’il n’est pas impoli d’ignorer un adulte qui lui demande de
l’accompagner quelque part : cette personne trouvera de l’aide
ailleurs ;
qu’il doit se rapprocher d’un groupe de personnes ou entrer dans le magasin le plus proche, s’il se sent en danger dans la rue
qu’il doit chercher de l’aide jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un qui le croie et qui agisse.
Discutez avec lui des endroits où vous ne voulez pas qu’il passe ou qu’il joue.
Laissez-lui toujours un moyen de téléphoner (pièces ou télécarte) et quelques adresses et numéros de téléphone.
CE QU’IL FAUT RETENIR
Apprenez-lui à dire non dans certains cas.
Faites le test des trois questions en inventant des
situations à risque.
Donnez-lui des règles simples et des raisons justes.
LE
DEVELOPPEMENT DES SOLIDARITES
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L’enfant sait que certains adultes sont incapables de se contrôler,
par exemple, quand ils boivent trop ou se mettent en colère. Il peut comprendre
que les adultes qui commettent des abus sexuels sont des personnes qui ont des
problèmes et qu’ils sont rares. Penser qu’il peut se faire agresser n’est pas
facile, mais il aura moins peur s’il sait quoi faire. Les règles de sécurité
aident les enfants à être indépendants et sûrs d’eux : ils peuvent alors rester
spontanés et affectueux. |
Avec votre enfant, faites une liste de personnes à qui il peut se
confier s’il se sent en danger : un commerçant, un agent de police, quelqu’un de
l’école ou les parents d’un copain…
Veillez à ce que votre enfant aille et revienne de
l’école avec un ou deux camarades.
Pour les plus jeunes, organisez des " tours d’accompagnement " avec d’autres
parents.
Connaissez vos voisins, sentez-vous responsables des copains de votre
enfant.
Encouragez les activités qui apprennent aux enfants comment s’entraider et
s’occuper des plus petits.
CE QU’IL FAUT RETENIR
La protection des enfants est l’affaire de chacun.
Développez de nouvelles solidarités dans votre quartier.
Il y a des personnes autour de vous qui peuvent vous aider, dans les écoles,
les mairies, les associations…
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Les conséquences de l’abus sexuel seront moins importantes si votre
attitude est compréhensive lorsque l’enfant se confie. L’enfant victime éprouve
toute une gamme d’émotions : tristesse, colère, angoisse ou dépression. Evitez
de projeter vos propres sentiments sur lui, pour ne pas renforcer son
traumatisme ou son sentiment de culpabilité. Votre enfant n’est peut-être pas
prêt, sur le moment, à vous parler de l’agresseur ou des circonstances de
l’agression. Il trouvera son équilibre émotif si vous le soutenez sans le
harceler de questions. |
Quand l’enfant est victime d’abus
sexuels, il ne le dit pas toujours avec des mots. Il peut aussi montrer qu’il
souffre par son changement de comportement : sachez le regarder !
- S’il vous en parle, croyez-le et rassurez-le : on sait qu’un
enfant ment rarement lorsqu’il se plaint d’un abus sexuel.
- Vous devez lui affirmer que, dans ce cas, un enfant n’est pas
responsable : c’est l’agresseur qui n’est pas " bien dans sa tête ". Assurez-lui
qu’il n’est pas coupable et qu’il est maintenant en sécurité.
- Dites-lui que c’est interdit par la loi et que vous devez le
dire à la police pour que l’agresseur soit retrouvé et que cela n’arrive pas aux
autres.
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- Parlez-en à ses frères et sœurs, sans dramatiser, et reprenez
tous la vie quotidienne normalement.
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CE QU’IL FAUT RETENIR
- Ecoutez-le calmement, ne dramatisez pas.
- Utilisez les mêmes mots que lui pour en parler.
- Ne restez pas seul : consultez votre médecin de
famille, parlez-en à une personne de confiance.
Un test pour les enfants
Il arrive que des grandes
personnes qui ont souvent l’air gentil, se conduisent mal avec les enfants. En
as-tu déjà entendu parler ? En connais-tu des exemples autour de toi ? Y as-tu
déjà pensé ?
Heureusement, il n’y en a pas
beaucoup… Mais il faut en parler pour mieux s’en protéger : un enfant averti en
vaut deux !
Passe vite ton « permis de
prudence » pour vérifier si tu sais éviter les situations dangereuses. Réponds
au test et compte combien tu as de A, de B ou de C. Tu trouveras les réponses à
la fin du jeu
UN VOISIN TE PROPOSE DE VENIR CHEZ LUI VOIR SES PETITS
CHATS…
- Tu y vas, tu adores les chats.
- Tu hésites, parce que tu ne le connais pas.
- Tu dis NON, car tes parents ne sauront pas où tu es.
UNE INCONNUE TE PROPOSE DE TE RAMENER EN DISANT QU’ELLE
VIENT DE LA PART DE TES PARENTS…
Tu montes, pour arriver plus vite chez toi.
Tu discutes avec elle, pour voir si elle dit vrai.
Tu dis NON à cette inconnue, et tu te rapproches d’un groupe de
personnes.
UN MONSIEUR TE DIT QU’IL EST MEDECIN ET
QU’IL A BESOIN DE TON AIDE…
Tu vas avec lui.
Tu as envie de l’aider parce qu’il a l’air gentil.
Tu refuses et tu lui dis qu’il peut le demander à une grande
personne : ce n’est pas impoli
QUELQU’UN TE PROPOSE DE PARLER DE SEXE ET
TE DEMANDE DE NE RIEN DIRE A PERSONNE…
- Tu l’écoutes… Ça t’intéresse.
- Ça te gêne un peu mais tu acceptes de garder le secret.
- Tu t’en vas car s’il te demande de ne rien dire… c’est suspect,
attention !
TU VEUX PARLER DE QUELQUE CHOSE QUI T’A CHOQUE, MAIS ON NE
VEUT PAS TE CROIRE…
- Tu renonces à en parler.
- Tu es déçu qu’on ne te croie pas, mais tu n’oses pas
insister.
- Tu insistes ou tu cherches à parler à quelqu’un qui te
croie.
UN INCONNU VEUT T’EMMENER DANS SA CAVE POUR REPARER TES
PATINS A ROULETTES…
- Tu le suis, tu as très envie de faire du patin.
- Tu lui demandes s’il a les outils pour les réparer.
- Tu dis NON, car se retrouver avec un inconnu dans un sous-sol est
une situation dangereuse.
QUELQU’UN TE DEMANDE DE TE DESHABILLER OU VEUT SE MONTRER
NU…
Tu acceptes car tu as peur.
Ça te gêne, mais tu ne sais pas quoi faire et tu restes.
Tu lui dis NON et tu pars : il n’a pas le droit et c’est interdit
par la loi.
UN PLUS GRAND QUE TOI MENACE DE TE BATTRE SI TU NE FAIS PAS
CE QU’IL TE DEMANDE…
Tu lui obéis.
Tu as peur, tu obéis et tu n’oses pas en parler.
Tu en parles tout de suite à une personne en qui tu as confiance :
les grands n’ont pas tous les droits.
QUELQU’UN QUE TU CONNAIS ESSAIE DE TE FAIRE DES CARESSES
QUI TE GENENT…
QUELQU’UN QUE TU CONNAIS ESSAIE DE TE FAIRE DES CARESSES
QUI TE GENENT…
QUELQU’UN QUE TU AIMES BEAUCOUP TE FAIT UN CALIN QUI TE
REND HEUREUX…
Tu es content. C’est ça le bonheur !
Tu es heureux, mais tu n’oses pas le dire.
Tu es heureux, tu le dis et c’est encore mieux !
Les bonne réponses étaient les "C"
références: www.prevention.ch/lesabussexuels.html
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site créé par: Isabelle