La Journée internationale de la femme, le 8 mars, est
une bonne occasion pour se pencher sur le statut de la femme d'aujourd'hui. Bien
sûr, depuis quelques dizaines d'années, on assiste à une considérable évolution
qui élève le sexe féminin au même rang que le sexe masculin, mais, il ne faut
pas se leurrer, de gros problèmes persistent encore. La violence est toujours
omniprésente dans le quotidien de multiples femmes, et ce à l'échelle
planétaire… Heureusement, la population est de plus en plus sensibilisée au
phénomène, et mène une chaude lutte pour venir en aide aux victimes.
En cette journée du 8 mars, Le Body Shop (qui appuie de multiples causes)
célèbre en grand le 10e anniversaire de sa campagne Mettons FIN à la violence
faite aux femmes, reconnue et primée par les Nations unies, et lance un cri
d'alarme pour que tous et chacun soutiennent cette dixième édition intitulée À
LA PUISSANCE 10.
La campagne, qui se tient jusqu'au 9 mai dans les 114 boutiques Le Body
Shop du pays, inclut des événements spéciaux tels que :
Le week-end Doublez votre don, du 12 au 14 mars. Durant trois jours, les
dons des clients seront doublés par la société Le Body Shop. L'objectif de la
campagne est d'amasser 100 000 $ au profit d'organismes pour femmes à l'échelle
locale et nationale et de programmes de prévention de la violence d'un océan à
l'autre.
Une cérémonie d'illumination, le 8 mars à midi, dans les 114 boutiques.
Pour l'occasion, Kate Hollet, l'artiste-peintre la plus courue au Canada, créera
cinq œuvres d'art interactives uniques, qui seront exposées dans les boutiques
de Montréal ,Vancouver, Edmonton, Toronto et Halifax. Les gens seront invités à
démontrer leur appui en ajoutant le mot «amour» de leur propre coup de pinceau
sur une Toile de la compassion.
De tristes réalités
Il y a plusieurs gestes à poser pour contrer ce fléau. Ensemble, nous
pouvons y arriver. Pour connaître les meilleures actions à poser, ou pour avoir
plus de détails concernant la violence faite aux femmes, consultez le site Le
Body Shop. En attendant, voici quelques tristes réalités au sujet de ce mal.
51 % des femmes canadiennes ont été victimes d'au moins un acte de
violence, tel que le définit le Code criminel canadien
La moyenne d'âge de la première expérience de violence physique dans une
relation amoureuse est de 15 ans
La violence contre les femmes n'a pas de frontière. Elle envahit partout,
peu importe l'ethnie, la culture, l'orientation sexuelle, l'état physique,
l'âge, la religion et la situation économique et sociale
Un enfant canadien sur douze a été témoin d'actes de violence sur sa
mère. Les enfants s'instruisent de ce qu'ils vivent
Le moment où la femme quitte une situation ou une relation violente est
le moment où celle-ci coure le plus grand danger
10 ans d'efforts pour les femmes
Au cours de la dernière décennie, Le Body Shop a accompli plusieurs
réalisations marquantes grâce à l'appui de sa clientèle :
Plus de 1,3 million de dollars ont été amassés au profit de programmes de
prévention et de réhabilitation de la violence dans des communautés à l'échelle
du pays
Des bénévoles de boutiques ont été jumelés à plus de 100 groupes
communautaires à but non lucratif, qui travaillent à mettre fin à la violence
faites aux femmes
Plus de 85 000 heures de travail rémunéré ont été investies bénévolement
pour soutenir cette cause
Les Québécois et les Canadiens ont été encouragés à mettre FIN à la
violence faite aux femmes par le biais de programmes de sensibilisation publics,
de même que par du matériel éducatif distribué dans les boutiques Le Body Shop
et les écoles
Le Body Shop sert de modèle aux autres entreprises qui désirent s'engager
dans la prévention de la violence. La Fondation canadienne des femmes salue
l'engagement précoce de la société Le Body Shop à convaincre d'autres compagnies
qu'elles peuvent faire une différence en favorisant l'engagement communautaire
Messages d'espoir
Plusieurs activistes sociaux et célébrités se sont ralliés à la cause
cette année en envoyant des messages d'espoir percutants qui, tout le monde
l'espère, sauront toucher le cœur des gens. En voici quelques-uns :
«C'est une terrible situation, qui coupe la liberté des femmes, qui sème
la terreur dans une famille et qui brise l'enfance. Que c'est admirable, les
réalisations de cet organisme. Il devrait y en avoir tant d'autres»
-
Clémence DesRochers, humoriste
«Pour régler les grands problèmes de la planète, il faut d'abord trouver
un équilibre et une justice dans son propre foyer. Le support est donc
essentiel, je dirais même qu'intervenirdevient une responsabilité sociale»
-
Virginie Coossa, animatrice
«Nous devons mettre fin à toute forme de violence. Non à la violence !
Non à la violence faite aux femmes, parce que c'est lâche et mesquin !»
-
Sébastien Benoit, animateur
«J'aimerais remercier la société Le Body Shop d'avoir pris la tête du
mouvement corporatif dans cet important dossier. La violence faites aux femmes
est une épidémie et définit ce que nous sommes en tant qu'espèce. Le Body Shop a
raison d'identifier cette question comme étant l'un des plus importants
problèmes de notre époque et de notre société»
- David Suzuki,
environnementaliste, scientifique et animateur
«Nous sommes des être humains faits pour aimer et être aimés. Protégeons
la vie avec respect plutôt que de la réduire à la violence. Félicitations pour
votre compassion. Le temps et l'énergie que vous dédiez à cette cause sont un
acte d'amour altruiste qui se fera sentir par plusieurs femmes dans le besoin»
- Natalie MacMaster, violoniste primée aux Grammy et Juno
«Pour moi, les femmes représentent la vie, la sagesse, la sensibilité,
l'intelligence et la beauté. Les hommes ont des leçons à tirer d'elles. Ils
doivent les aimer et les respecter et non les léser»
- Bill Welychka,
producteur et animateur à MuchMusic
«La violence sexospécifique est probablement la forme de violation des
droits de l'homme la plus honteuse. Tant qu'elle durera, nous ne pourrons
prétendre à un réel progrès vers l'égalité, le développement et la paix»
-
Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies
Source : www.canoe.qc.ca/artdevivresociete/mars5_04_violence_a-can.html